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Le Canada encore mené par ses nageuses

Taylor Ruck (à gauche) et Kylie Masse sur le podium des Jeux du Commonwealth

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

Antoine Deshaies

Comme aux Jeux de Rio en 2016, c’est la délégation féminine qui donnera le ton à l’équipe canadienne de natation aux mondiaux de la FINA en Corée du Sud.

Aux derniers Jeux olympiques, les six médailles canadiennes avaient été remportées par des nageuses. Penny Oleksiak avait donné le ton avec deux médailles individuelles et deux au relais. Tout ça, à 16 ans seulement.

Quatre ans plus tard, le portrait a un peu changé. Une nouvelle adolescente a depuis émergé. L’an dernier, aux Jeux du Commonwealth, Taylor Ruck a volé la vedette avec une récolte de huit médailles, ce qui égale d’ailleurs un record canadien.

Malgré ses succès flamboyants, l'athlète de 19 ans dit ne pas avoir d'objectif pour les mondiaux.

« Honnêtement, j’aime aborder des compétitions sans avoir d’attentes, explique Ruck à Radio-Canada Sports. C’est sûr que je vise des records personnels, mais je veux surtout m’amuser. »

« C’est vraiment ce qu’elle dégage, confirme Oleksiak. On sent qu’elle nage pour le simple plaisir de nager et j’essaie de l’imiter. »

Elles ne sont pas les seules candidates au podium en épreuves individuelles. La spécialiste du dos Kylie Masse est championne du monde en titre au 100 m. Elle a d’ailleurs battu le record du monde en 2017. 

Masse a aussi gagné quatre médailles aux Jeux du Commonwealth, dont deux d’or.

À 23 ans, poussée par les plus jeunes, elle a réussi le meilleur temps mondial sur 100 m cette année lors des essais canadiens.

« C’est excitant parce que la victoire est incertaine, même lors des essais nationaux, explique Masse. Ça pousse tout le monde à être au sommet de sa forme et c'est tant mieux parce que ça nous permet d’entamer la saison sur de bonnes bases. »

L'équipe canadienne est encore une fois très jeune. L’équipe est unie et très ambitieuse.

« Nous avons un groupe de jeunes femmes brillantes et allumées, affirme Ben Titley, l’entraîneur national. Elles peuvent réaliser pas mal tout ce qu'elles veulent individuellement et en équipe. On a peut-être une jeune qui a le potentiel de faire ce que Penny Oleksiak a fait à Rio et on ne le sait même pas. »

Elles crient sur le bord de la piscine.

Taylor Ruck, Kennedy Goss et Katerine Savard encouragent Penny Oleksiak.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« On sera probablement encore l’équipe de relais la plus jeune et j’espère que ça leur servira de source de motivation, ajoute Titley. Les nageuses se connaissent et gagnent ensemble depuis longtemps. La chimie est excellente. Les 15 prochains mois seront très intéressants. »

« Inconsciemment, on sait qu’on s’approche des meilleures équipes au relais, confie Taylor Ruck. Ça nous motive à travailler plus fort à l’entraînement. »

Les hommes, un peu à la traîne

Natation Canada a toutefois des attentes pas mal plus modestes pour ses athlètes masculins. On n'attend pas de médaille des nageurs qui devraient encore une fois être éclipsés par les femmes.

Ce ne serait pas pour longtemps, estime l'entraîneur national.

« Je crois que notre équipe masculine progresse bien et sera, dès 2024, aussi forte que notre équipe féminine actuellement, dit Ben Titley. Nos jeunes nageurs nous ont ouvert les yeux grâce à leur potentiel. »

Les athlètes du Québec, eux, sont assurés de ne pas remporter de médaille. En fait, pour la première fois en 44 ans, le Québec n'aura aucun représentant en natation aux mondiaux de la FINA.

La province ne compte plus de centre national d'entraînement depuis 2013. 

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