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Un doublé d'Orji Okwonkwo mène l'Impact à la victoire

Orji Okwonkwo a doublé sa production en MLS avec ses 3e et 4e buts en 15 matchs dans le circuit Garber.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Antoine Deshaies

Après trois semaines sans match, un retard d'une trentaine de minutes dû à la menace d'orages et la presque annonce du retour des Expos à Montréal, l'Impact a enfin pu renouer avec la victoire.

Le onze montréalais a vaincu les Timbers de Portland 2-1 mercredi soir, au stade Saputo, devant 15 167 spectateurs. Ce triomphe lui permet de s’approcher à deux points de l’Union de Philadelphie et du 1er rang de l’Est dans la MLS.

Orji Okwonkwo a marqué les deux buts de l’équipe. D’abord, à la 28e minute, bien alimenté par Bacary Sagna, l’attaquant africain a déjoué le gardien Jeff Attinella dans la partie supérieure droite du filet.

Puis, à la 66e minute, Okwonkwo a signé l’un des plus beaux buts de la saison de l’équipe. L’attaquant a reçu le ballon de Saphir Taïder à la limite de la surface de réparation et l'a frappé à la volée, au premier contact en se retournant.

Le tir, à la fois puissant et précis, a laissé le gardien adverse de glace. Un but magique, a dit Ken Krolicki après le match.

« Je pense que c’est le plus beau but de ma carrière, avoue Okwonkwo, logiquement nommé joueur du match. Je suis très heureux d’avoir pu apporter ma contribution. On m’avait confié un rôle important dans le plan de match, et j’ai rempli ma mission. »

Okwonkwo n’avait pourtant pas joué depuis le 24 mai dernier. Il s’était blessé à une jambe lors d’un match à Los Angeles. Il a trimé dur à l’entraînement pour être de retour au jeu.

Il a travaillé fort, et je savais qu’il serait prêt pour le match. Il a le talent et la puissance pour battre l’adversaire, et il l’a prouvé. Il a marqué son premier but grâce à sa vitesse et le deuxième grâce à sa prise de risque ainsi que son talent. Il a eu plusieurs occasions de marquer et il a converti la plus difficile. Le foot, c’est comme ça.

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

Au-delà du brio de son attaquant, le pilote du Bleu-blanc-noir a tenu à saluer l’attitude de son équipe, prête à renouer avec l’action dès le coup de sifflet initial.

« C’est dur de reprendre après trois semaines sans match, mais les joueurs avaient le bon état d’esprit. On avait un peu moins d’énergie en deuxième mi-temps et on a souffert du manque de rythme. Je savais qu’on allait souffrir, mais il faut savoir souffrir. »

« On nous pensait en vacances parce qu’on n’avait pas de match, mais on travaillait très fort, souligne Taïder, capitaine pour le match. Il y avait peu de joueurs aux entraînements, mais ceux qui y étaient travaillaient. »

Deux formations réduites

Privé de cinq éléments retenus en équipe nationale, dont Samuel Piette, Daniel Lovitz et Omar Browne, Garde avait choisi de titulariser cinq défenseurs pour le duel contre les Timbers.

Il présentait ainsi une formation à cinq arrières, trois milieux de terrain et deux attaquants en phase défensive, mais le schéma évoluait en 3-4-3 en attaque.

Durant la première mi-temps, nettement dominée par les locaux, Sagna a été particulièrement actif sur le flanc droit. Il a été la source de nombreuses occasions de marquer. Le défenseur français et Okwonkwo ont menacé la défense adverse une bonne partie de la soirée.

« On se comprend de mieux en mieux, confie Okwonkwo. Avant le match, il m’a dit de bien l’écouter et que si je l’écoutais, on allait les battre. Il a tellement d’expérience. »

Les visiteurs ont profité d’un moment de flottement après la pause pour inscrire leur unique filet. Tomas Conechny a réussi son premier but de la saison à la 53e minute en redirigeant le ballon de la tête après un coup franc.

Il faut dire que les trois meilleurs buteurs des Timbers n’ont pas amorcé la rencontre puisque l’équipe jouera un troisième match en huit jours samedi à Portland.

Le nouveau venu Brian Fernandez, auteur de 5 buts à ses 4 premiers matchs, n’était même pas de la formation de 18 joueurs, tout comme le milieu de terrain Diego Valeri.

Seul Jeremy Ebobisse a fait le voyage, mais il a entamé l'affrontement sur le banc. Il est finalement entré à la 76e minute.

« Souvent, c’est difficile d’affronter des jeunes qui veulent se prouver comme ce soir, analyse Ken Krolicki. Ils ont travaillé fort et on s’est bien ajustés. Je suis content de la réaction de l’équipe. »

« Portland est venu ici sans avoir rien à perdre, ajoute Garde. On les a respectés et on ne les a pas pris de haut. On avait beaucoup d’absents aussi, mais je n’ai pas l’impression qu’on alignait notre équipe B. Nos joueurs ont bien joué vers l’avant, ce qui, parfois, était une partie défaillante de notre jeu. »

L’Impact disputera son prochain match samedi à Atlanta. Les Géorgiens ont d’ailleurs perdu 3-2 mercredi soir à Toronto et se retrouvent à quatre points de l’Impact au 4e échelon de l’Est.

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