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Le retour du baseball à Montréal : un fait accompli, selon Bill Lee

Ces deux anciens coéquipiers des Expos se saluent.

Bill Lee et Warren Cromartie

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Jean-François Chabot

Non seulement l’ancien releveur des Expos de Montréal n’est pas surpris par l’idée d’une équipe à temps partagé, mais il affirme avoir parlé de cette idée à Stephen Bronfman il y a deux ans.

« Quand j’ai eu cette idée, des amateurs de baseball montréalais m’ont fait parvenir des t-shirts avec la mention Montreal Ex-rays. On y voyait le logo des Expos sur une machine à rayons X. À l’occasion des 88 ans de Charles Bronfman, je lui ai exposé cette proposition en présence d'un journaliste du quotidien The Gazette », a d'abord déclaré Lee, joint au téléphone par Radio-Canada Sports.

Pour lui, l’idée de soutenir une équipe de baseball une fois la saison de hockey terminée, ou après l’élimination du Canadien serait tout à fait viable. De plus, l’équipe éviterait ainsi les mois de chaleur suffocante en Floride.

Au départ, on a l’impression que les bases du projet sont en train de s’écrouler, même si je sais que le propriétaire des Rays aime Montréal. Mais quand tout dépendra des assistances aux matchs, il n’y a pas de doute que les Expos en sortiront gagnants.

Bill Lee

Celui que l’on surnomme encore « Spaceman » va plus loin. Il estime que ce projet est la dernière chance qu’offre le commissaire Rob Manfred aux amateurs et à la Ville de Tampa de soutenir leur équipe.

« Cela constitue l’ultime menace pour forcer la main des élus et obtenir la construction d’un nouveau stade. Ils n’ont pas obtenu la permission de construire du côté de Saint Petersburg pas plus qu’à Ybor City. »

Une photo en noir et blanc du lanceur à l'oeuvre en 1979.

Bill Lee

Photo : La Presse canadienne / Chuck Stoody

Lee ajoute qu’il n’y a pas d’atomes crochus entre le baseball et les Floridiens. Les seuls vrais amateurs s’y rendent en vacances, de janvier à mars, pour assister aux camps de la Ligue des pamplemousses.

« Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que la Floride n’est pas un État pour le baseball. Ils ne vivent que pour le football. Nous avons essayé d’y implanter une ligue senior à la fin des années 80, et cela a été un échec lamentable », a renchéri l’homme de 72 ans.

Lee croit fermement qu’en acceptant cette garde partagée Montréal fait un premier pas qui mènera au retour d’une équipe du baseball majeur en permanence.

C’est un fait accompli. Je m’excuse auprès des résidents de la région de Tampa Bay. Mais en dépit de toute la pression, ils ne se rendront pas au stade pour voir du baseball. En fait, il y aura probablement encore moins de spectateurs une fois le calendrier divisé en place.

Bill Lee

À ceux qui craignent de ne pas avoir droit à du baseball de séries de championnats en octobre en raison d’un calendrier partagé, Lee souligne qu’en raison du réchauffement climatique, les automnes sont nettement plus doux qu’auparavant et permettrait aisément de présenter du baseball à Montréal.

Il privilégie tout même la construction d’un stade muni d’un toit rétractable pour rendre l’expérience plus confortable en début et en fin de saison.

Lee croit qu’il en va du meilleur intérêt pour le propriétaire des Rays de déménager son équipe à Montréal de façon permanente.

C’est une question de logique. Tampa est au sud, complètement à l’opposé du reste des équipes de la Division est de la Ligue américaine. La logique veut que ce soit Montréal qui soit la ville qui affronte les Yankees, les Red Sox, les Orioles et les Blue Jays.

Bill Lee

Il affirme que la réalisation de ce projet équivaudrait à un permis pour imprimer de l’argent.

« En attendant, l’équipe pourrait porter des casquettes aux couleurs des Expos. Le club ne s’appellera peut-être pas les Expos… On ne pourrait pas les appeler les Royaux parce que les Royals de Kansas City sont là… Tiens, on pourrait les appeler les Nordiques », a-t-il lâché en rigolant.

Il sonne la cloche dans les gradins après un but de l'Impact au stade Saputo.

Bill Lee

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

Non seulement Lee promet-il qu’il viendrait assister aux matchs à Montréal depuis son oasis du Vermont, mais il affirme qu’il serait prêt à en être l’analyste à la radio ou à la télévision anglophone montréalaise.

« Je louerai un appartement au-dessus de mon restaurant préféré dans le Vieux-Montréal et j’y ferai aménager une glissoire pour atterrir directement au bar », a-t-il conclu avec son humour bien à lui.

Moins de 48 heures après le retour sur terre de l’astronaute québécois David Saint-Jacques, un autre homme de l’espace nous dit qu'il faut continuer de rêver.

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