•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pascal Siakam : champion de la NBA en l'honneur de son père

Pascal Siakam

Pascal Siakam

Photo : The Associated Press / Marcio Jose Sanchez

Radio-Canada

Si Pascal Siakam s’était fait dire, à son arrivée aux États-Unis, qu’en 2019 il soulèverait le trophée de la NBA, il ne l’aurait pas cru. Au départ, le Camerounais voyait surtout le basketball comme une occasion d’aller à l’université en Amérique, peut-être de jouer un jour en division 1 quelque part.

Il n’a commencé à penser à la NBA qu’à sa deuxième année universitaire, mais il n’y croyait pas vraiment. Il était seulement habité par la volonté de se dépasser. Dès qu’il en avait l’occasion, il était à l’entraînement pour peaufiner son jeu. Sa motivation? Son père.

Mon père est décédé. Il rêvait beaucoup, il voulait avoir un de ses fils qui joue dans la NBA. Toutes les fois que je suis sur le terrain, c’est à lui que je pense. J’essaie de lui faire plaisir.

Pascal Siakam

Les mots « RIP dad » sont d’ailleurs inscrits sur ses chaussures. « Une petite dédicace pour lui, juste pour montrer que je l’ai toujours au corps. Et toutes les fois que je suis sur le terrain, je porte son nom. C’est une manière de m’en rappeler. »

Le lauréat du titre de joueur le plus amélioré de la NBA est très proche de ses trois frères, qui ont suivi de près sa progression.

« La famille c’est tout, la famille c’est tout pour moi parce que si on enlève la NBA et tout ce qui se passe, ils seront toujours là. Moi, c’est comme ça que je pense. C’est tout pour moi, c’est mon soutien. Je suis toujours très fier de les avoir à mes côtés », a-t-il souligné.

Il reçoit une accolade de sa mère.

Pascal Siakam célèbre son titre de joueur le plus amélioré de la NBA avec sa famille.

Photo : getty images for turner sports / Kevin Winter

Inspiré par l'ancien joueur nigérian de la NBA Hakeem Olajuwon, l’idole des jeunes amateurs africains de basketball, Siakam est toujours très attaché à son Cameroun natal.

« Pour moi, en tant que bénéficiaire, c’est de mon devoir de rendre au Cameroun, de redonner à la jeunesse africaine et camerounaise. J’ai des plans, ils ne sont pas encore en place, on travaille dessus. Il y a bien des trucs qui vont se passer. Pour le moment, ce n’est pas encore annoncé, mais on travaille dessus », a avancé l’athlète de 25 ans.

Il a d’ailleurs été surpris de la réaction aussi vive de ses pairs en provenance d’un pays où le soccer est le sport le plus populaire quand les Raptors ont remporté la finale.

« Ça fait vraiment plaisir d’avoir les félicitations de la nation camerounaise, du ministre des Sports, du président, des personnes comme Samuel Eto’o. Ça me fait plaisir, ça me montre que le Cameroun est derrière moi et que tout le monde m'appuie. Je ne pensais pas avoir autant de soutien. Mais après avoir vu la réaction de tout un pays, de toute une nation, ça fait vraiment plaisir. »

Il porte le drapeau camerounais sur ses épaules

Pascal Siakam représentait fièrement le Cameroun au sein des Raptors.

Photo : Getty Images / Lachlan Cunningham

Il espère avoir la chance de défendre les couleurs de sa nation aux prochains Jeux olympiques.

Je pense que c’est le rêve de tous les Camerounais ou les Africains de représenter leur nation. C’est quelque chose que, si tout marche comme prévu, j’aimerais bien faire.

Pascal Siakam

En ce qui concerne les Raptors, Siakam ne sait pas ce qui les attend l’an prochain. Il est cependant certain que, peu importe la future composition de l’équipe, rien n’est impossible.

« Avec l’année qu’on a eue, d’être champions du monde, ça ferait plaisir de ramener tout le monde et d’essayer de le faire encore. Bien sûr, c’est le premier objectif. Mais bon, on comprend qu’une équipe, ça change. Mon devoir est de continuer à travailler, d’essayer d’être le meilleur joueur que je peux. De revenir l’année prochaine et essayer de le refaire, peu importe qui est dans l’équipe. »

Le club torontois n’est pas étranger au changement. Les joueurs ont dû s’adapter cette saison avant de goûter à la gloire.

« On a eu beaucoup de changements. Mais quand tu prends des gens qui ne sont pas égoïstes, et tu les mets ensemble, ça va faire quelque chose. Ç'a pris un peu de temps parce qu’il faut voir les caractères et se comprendre les uns et les autres. Quand il n’y a pas d’égoïsme, et c’était le cas avec notre équipe, parce que tout le monde avait cet esprit de penser en équipe, de réussir, de s’entraider, ça peut marcher. »

Et Kawhi Leonard, l’homme dont le nom est sur toutes les lèvres depuis la victoire des Raptors, restera-t-il au sein de la seule équipe canadienne de la NBA? « Il est libre en fait, j’espère qu’il va revenir, mais ce sera sa décision », a prudemment répondu Siakam.


D'après une entrevue de Pascal Siakam au micro de l'émission Midi Info

Basketball

Sports