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Maria Lindberg veut secouer Marie-Ève Dicaire

Elle prend une pause à l'entraînement.

Maria Lindberg

Photo : Radio-Canada / Francis Gagnon

Jean-François Chabot

MONTRÉAL – Être gonflé à bloc est le propre de tout pugiliste à l’approche d’un combat. Marie-Ève Dicaire et sa rivale Maria Lindberg n’échappent pas à cette règle à 72 heures de leur combat de championnat du monde.

Dicaire (15-0, 0 K.-O.) se dit dans la meilleure forme de sa vie à quelques jours de mettre en jeu son titre des super-mi-moyennes de l'IBF pour la deuxième fois, vendredi soir, au Casino de Montréal.

Lindberg (17-4-2, 9 K.-O.) s’amène à Montréal, sans complexe, même si elle n’est pas accompagnée de son entraîneur habituel, retenu par son propre camp préparatoire pour un titre international.

La Suédoise de 42 ans, aspirante no 2 à la ceinture que détient Dicaire, en est à une deuxième visite au Canada.

En 1999, elle est venue participer à un tournoi amateur en Ontario avec son équipe nationale. Elle se souvient y avoir gagné ses deux combats.

Elle se décrit comme une fonceuse. Elle préconise une boxe rapprochée au corps à corps.

« J’aime la bagarre. J’aime quand ça devient rude. Je n’aime pas boxer à distance. Ce sera l’enjeu principal de ce combat. Marie-Ève préfère garder et mesurer sa distance. Elle est capable de faire les deux, mais je ne crois pas qu’elle veuille trop s’approcher de moi », a dit Lindberg, qui en sera à son troisième combat pour un titre mondial.

Elle a perdu des décisions face à la Polonaise Ewa Piatkowska (titre du WBC des super-mi-moyennes en mai 2018) et face à l’Allemande Christina Hammer (WBO des moyennes, en avril 2017).

La réponse de Dicaire aux prétentions de Lindberg a été très claire.

J’ai plusieurs styles. J’ai plusieurs outils dans mon sac. Je vais utiliser ceux qui seront les plus propices. Si elle veut aller au corps à corps, mais que je juge qu’il faut boxer à distance, c’est moi qui déciderai de l’issue de ce combat-là. Je vais décider de la tournure et du rythme du combat. Bravo pour sa provocation mentale. Ça fonctionne peut-être avec des filles moins expérimentées, mais je sais à quoi m’attendre vendredi.

Marie-Ève Dicaire
Ils répondent aux questions des journalistes.

Marie-Ève Dicaire et son entraîneur Stéphane Harnois

Photo : Radio-Canada / Francis Gagnon

Le clan Dicaire a déjà un plan précis pour la suite des choses. L’entraîneur Stéphane Harnois a laissé entendre que le prochain duel de sa protégée pourrait prendre la forme d’un combat d’unification face à une autre championne.

Par la suite, avec en poche deux titres chez les 154 lb, Dicaire redescendrait chez les 147 lb.

« C’est la première année où Marie-Ève est championne du monde. Elle doit se faire un nom, se faire voir dans le monde entier. Déjà, son nom circule partout. On continue de respecter le plan initial qui était de descendre à 147 lb après avoir été chercher une ou deux ceintures à 154 lb. Nous voulons donner une raison à Cecilia Braekhus de vouloir venir l’affronter. »

Braekhus (34-0, 9 K.-O.) détient les quatre ceintures (IBF, WBA, WBC et WBO) des mi-moyennes.

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