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Christine Sinclair a proposé à Janine Beckie de prendre sa place

Christine Sinclair tente de consoler Janine Beckie après la défaite du Canada contre la Suède en huitièmes de finale du Mondial féminin 2019.

Christine Sinclair (no 12) et Janine Beckie (no 16)

Photo : Getty Images / Richard Heathcote

La Presse canadienne

Pendant près de 20 ans, Christine Sinclair a porté l’équipe canadienne sur ses épaules.

Quand c’est Janine Beckie qui s’est élancée, plutôt que sa fameuse capitaine, dans le match de huitièmes de finale contre la Suède, plusieurs se sont demandé pourquoi.

Nombreux sont ceux qui se sont remémoré l’image de Wayne Gretzky, cloué au banc pendant les tirs de barrage de l’équipe masculine de hockey à Nagano, en demi-finale, contre la République tchèque.

Sinclair et Gretzky sont des monuments du sport canadien qui ont perdu un match important, mais le rapprochement s’arrête là.

L’entraîneur-chef Marc Crawford avait choisi cinq autres tireurs et prévoyait utiliser Gretzky comme sixième homme, si nécessaire.

Sinclair, elle, a choisi son destin. C’était son droit. Les attaquants doivent avoir confiance en leurs moyens quand vient le temps d'effectuer un tir de pénalité.

La capitaine canadienne s’était fait arrêter par la gardienne suédoise Hedvig Lindahl dans une séance de barrages à la Coupe d'Algarve en mars dernier.

Lundi, Sinclair a donc consulté Beckie pendant la révision vidéo à la 69e minute qui a mené au tir de pénalité.

Nous avons un groupe de joueuses dans l’équipe qui travaille les tirs de pénalité presque à chaque entraînement, a expliqué Sinclair après la défaite du Canada. Hedvig m’avait stoppée il y a quelques mois, je suis allée voir Janine et je lui ai dit : "Si tu le veux, c’est à toi." Elle a dit : "Absolument."

Je me sens mal de lui avoir demandé. Mais j’ai toute la confiance du monde en elle. On l’a tous. Elle n’a aucune peur.

Christine Sinclair, au sujet de Janine Beckie

À la décharge de Beckie, elle a bien tiré, vers le coin inférieur gauche. Lindahl a simplement été encore meilleure.

Je lui ai demandé si elle avait placé le ballon où elle voulait. Elle a dit oui. Alors, je me suis dit : "Donc tu ne peux rien faire de plus", a expliqué Sinclair. La gardienne a fait un arrêt de première classe. Chapeau à elle.

Beckie a aussi confirmé la version des faits de Sinclair. Je lui ai dit : "C’est à toi de décider." Et elle m’a dit de prendre le tir.

Beckie a suivi sa routine avant de prendre le tir. Les Suédoises s’en sont souvenues. Je ne suis pas du genre à changer où j’envoie le ballon. J’ai confiance en mes moyens. J’y ai pensé, face au but, mais oui, elle a fait un arrêt fantastique.

L’entraîneur-chef Kenneth Heiner-Moller a dit que son équipe n’a pas une liste des joueuses qui prennent des tirs de pénalité.

C’est une question de sensation, qui a la confiance de s’élancer. Et Janine s’est portée volontaire. C’était une bonne frappe, mais la gardienne a été à la hauteur.

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