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Mondial féminin : la chaleur, un adversaire de taille

La joueuse de soccer nigérianne Chiamaka Nnadozie boit de l'eau pendant un match de la Coupe du monde.

À l'exemple de la Nigérianne Chiamaka Nnadozie, joueurs et spectateurs sont invités à s'hydrater pour combattre les effets de la canicule.

Photo : Getty Images / Zhizhao Wu

Radio-Canada

Le Mondial de soccer féminin joue un match contre la canicule qui sévit France. Des mesures sont prises pour protéger les joueuses, mais aussi les spectateurs. Des messages comme « pensez à vous hydrater régulièrement et protégez-vous » ont été envoyés aux détenteurs de billets.

Dans les stades du tournoi, les annonceurs maison font des annonces au micro depuis samedi afin de rappeler les bons réflexes aux spectateurs. Nous sommes également très attentifs aux personnes fragiles, explique un porte-parole du comité d'organisation.

Le comité et la FIFA sont en lien avec Météo France ainsi que les autorités publiques afin de pouvoir accueillir les spectateurs dans les meilleures conditions. Des températures autour des 40 degrés Celsius sont attendues au cours des prochains jours.

Pour le duel de huitièmes de finale entre la Suède et le Canada, lundi soir au Parc des Princes, les spectateurs ont été autorisés à entrer dans le stade avec leurs propres bouteilles d'eau, contrairement à l'usage, à condition qu'elles soient débouchées et que la marque ne soit pas visible.

Les matchs ne sont pas le seul sujet de préoccupation. Pour l'entraînement des Bleues ouvert au public sur invitation lundi, à Clairefontaine, des bouteilles d'eau ont été fournies pour les personnes qui y assistaient, précise encore le comité d'organisation.

Prévoyance et planification

Une vague de chaleur avait été anticipée par les équipes participantes. On y pense depuis un moment déjà, on s'y attendait, confie Philippe Joly, entraîneur adjoint de l'équipe de France aux côtés de Corinne Diacre.

Il n'y a pas d'excuse, les joueuses seront prêtes pour ça, confirme Phil Neville, le sélectionneur des Anglaises. La chaleur faisait partie de notre préparation, on s'est entraîné sous 29 degrés et les joueuses ont passé du temps dans un sauna.

Des tests d'hydratation sont faits régulièrement pour voir si chaque fille est dans le bon dosage, ajoute Philippe Joly, bras droit de la sélectionneuse des Bleues. On va leur demander de boire régulièrement et de manger beaucoup de fruits et de légumes de saison, c'est important.

Amandine Henry et ses partenaires ont à disposition des boissons de récupération riches en sels minéraux pour mieux s'hydrater et des boissons préventives par rapport à la chaleur, poursuit le no 2 du personnel des Bleues.

Pour les séances d'entraînement, il faut que le corps s'adapte. On va leur demander de ne pas toujours rester à l'intérieur, d'aller à l'extérieur pour vraiment s'adapter, dit le technicien français.

Mais, conclut-il, les séances d'entraînement ne changent pas, il y aura juste beaucoup de pauses pour avoir le temps de boire.

La pause qui rafraîchit

L'encadrement de l'équipe italienne n'a rien prévu de particulier. On a l'habitude de jouer sous la chaleur, dit un membre de la délégation.

Durant les matchs, un protocole « pause fraîcheur  » est en place dans les grands tournois. De manière générale, la santé des joueurs est toujours au centre de l'attention, souligne un porte-parole de la FIFA.

Le règlement stipule que des conditions météorologiques extrêmes peuvent justifier des pauses fraîcheur au cours d'un match, précise encore la FIFA. Ces pauses seront considérées match par match. La responsabilité de la mise en oeuvre et du contrôle des pauses fraîcheur incombe à l'arbitre.

En clair, un officier médical de la FIFA sur le site examine les conditions climatiques deux heures puis une heure avant le coup d'envoi pour décider de la fameuse pause. Il prévient ensuite le coordonnateur général du site, qui alerte l'arbitre, et des bouteilles sont distribuées aux joueuses pendant un arrêt de jeu.

Pour l'affrontement entre le Cameroun et la Nouvelle-Zélande à Montpellier, le 20 juin, une pause fraîcheur avait ainsi été organisée dans chaque période.

Un joueur nigérian victime de déshydratation

L'attaquant du Nigeria Samuel Kalu, victime vendredi d'un malaise cardiaque causé par un état avancé de déshydratation, est apte à rejouer « à 100% », a annoncé son sélectionneur Gernot Rohr mardi, à la veille d'affronter la Guinée pour la Coupe d’Afrique des nations.

La très bonne nouvelle, c'est que Kalu a encore passé une IRM [lundi] au Caire, et que c'est 100% sûr qu'il est apte. Il sera disponible pour le match, et a déjà commencé à s'entraîner avec le groupe, a déclaré le technicien depuis Alexandrie.

Le joueur de Bordeaux a été hospitalisé vendredi, victime de déshydratation, alors qu'il s'entraînait sous la chaleur égyptienne qui dépasse les 30 degrés Celsius. Sans lui, les Super Eagles ont battu samedi le Burundi (1-0) pour leur entrée en lice dans la compétition.

Avec les informations de Agence France-Presse

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