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Les Alouettes sont de retour en force

Le quart-arrière Vernon Adams fils (no 8) s'apprête à effectuer une passe contre les Eskimos.

Vernon Adams fils (no 8) a complété 7 de ses 10 passes pour 134 verges et 1 touché contre 1 interception face aux Eskimos.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Jean-François Poirier

Les Alouettes ont profité d'une semaine de congé après une première défaite « encourageante ». Le nouvel entraîneur-chef Khari Jones, lui, s'est servi de ce temps précieux pour étoffer son plan d'attaque en vue de deux affrontements contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Antonio Pikpin était assis sur un banc lundi en bordure du terrain. Il a observé ses coéquipiers participer à un premier entraînement depuis la défaite de 32-25 subie il y a une dizaine de jours à Edmonton.

Ça ne sera pas long, je reviendrai vite », jure le quart-arrière des Alouettes, blessé à une cheville contre les Eskimos.

Les paroles de Pikpin ne semblaient pas lancées en l'air puisqu'il a ensuite participé à des exercices légers.

Pendant ce temps, son remplaçant Vernon Adams fils poussait la pédale à fond aux commandes de l'attaque. Il sera l'homme de confiance de Jones vendredi à Hamilton.

Il a accompli son boulot en dépit d'un temps de jeu limité. Je me sens à l'aise avec Vernon au poste de quart. Il n'a pas besoin d'être parfait, juste de jouer du football solide. Je ne veux pas jouer à la chaise musicale avec mes quarts. Il faut d'abord leur offrir une bonne protection.

Khari Jones, entraîneur-chef des Alouettes de Montréal

Adams espère pour sa part saisir l'occasion comme partant. Il faut que je fasse une bonne lecture à la ligne de mêlée et que je donne l'occasion à nos meilleurs joueurs de réaliser de gros jeux.

Du renfort au poste de quart

Privées de Pipkin pour une période de 4 à 6 semaines, les Alouettes n'ont voulu courir aucun risque en embauchant un ex-employé. Récemment libéré par les Argonauts de Toronto, le pivot canadien Brandon Bridge fait un retour dans l'organisation montréalaise.

Antonio Pipkin pourchassé par Nick Usher

Il tient le ballon dans la main droite.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

J'attendais que mon téléphone sonne. Montréal est la ville idéale pour moi, j'ai beaucoup appris depuis mon départ, car j'étais une recrue à mon premier séjour ici. À 27 ans, je suis le plus âgé des quarts de cette équipe. J'espère leur faire profiter de mon expérience et être un bon coéquipier.

Jones estime que son nouveau protégé, qui a déjà dirigé l'unité offensive des Roughriders de la Saskatchewan durant quelques matchs, dont un duel éliminatoire en 2018, pourra vite s'adapter à sa nouvelle équipe.

Il est une police d'assurance en l'absence de Pipkin. Il apprend vite et connaît la ligue. Je pense qu'il sera prêt si l'on a besoin de lui.

Confiant, Bridge a néanmoins préféré s'accorder quelques jours à l'entraînement avant de s'avancer sur le sujet. Capable de s'exprimer en français, il a avoué qu'il était un peu rouillé, car il ne peut le parler souvent.

C'est la première fois que je parle français depuis mon départ, j'aimerais que le reste de l'entrevue se passe en anglais s'il vous plaît, a-t-il demandé aux journalistes, un peu gêné.

Une défense amputée de deux éléments

Les Alouettes seront par ailleurs privées vendredi de deux partants canadiens dans l'unité défensive. Blessés, le secondeur Boseko Lokombo et le maraudeur Taylor Loffler devront tous les deux céder leur place contre les Tiger-Cats.

L'entraîneur-chef n'a pas encore décidé de quelle manière il s'ajustera à la situation. Leur absence pourrait ouvrir la porte au jeune Canadien Tyler Johnstone. Sa présence sur la ligne à l'attaque aiderait les Alouettes à respecter le nombre minimum de sept joueurs nationaux partants.

J'ai profité de la pause pour me concentrer sur les tâches que je n'ai pu accomplir avant la saison, dit Jones, dont la nomination au poste d'instructeur a été confirmée à six jours de la première rencontre face aux Eskimos.

Je me sens bien dans ce rôle, ajoute-t-il. Je n'ai pas toujours fait le bon choix à mon premier [match], mais je suis bien entouré. Je sais que j'aurai un bon appui.

Khari Jones (à droite) en conversation avec l'entraîneur des secondeurs, Todd Howard

Khari Jones (à droite) en conversation avec l'entraîneur des secondeurs, Todd Howard

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Les joueurs semblent beaucoup apprécier l'attitude de Jones. Il était avec nous l'an dernier. La transition s'est faite sans problème, nous l'aimons tous, insiste Adams.

C'est un bon changement, affirme de son côté le centre-arrière Christophe Normand. Il prend soin de nous, il possède une vaste expérience de la Ligue canadienne, il s'est bien adapté.

Le vétéran Martin Bédard aime bien l'ambiance qui règne dans le camp des Alouettes en ce début de saison.

C'est vraiment plaisant. Le moral est bon, et on peut juste aller vers le haut. Si on soutire le meilleur de chacun de nous, j'ai vraiment l'impression qu'on peut faire beaucoup mieux que plusieurs autres équipes.

Après le match de vendredi à Hamilton, les Alouettes entameront leur saison à domicile le 4 juillet au stade Percival-Molson contre ces mêmes Tiger-Cats.

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