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Mondial féminin : le Canada stoppé par la Suède en huitièmes de finale

Elles célèbrent leur victoire, tandis que la Canadienne Jeanine Beckie, l'air déçu, marche.

Les Suédoises sont en liesse.

Photo : Getty Images / Laurence Griffiths

Radio-Canada

Le parcours du Canada à la Coupe du monde de soccer est terminé. Les représentantes de l’unifolié se sont inclinées 1-0 devant les Suédoises lundi, au Parc des Princes, à Paris.

Le but de la victoire a été marqué à la 55e minute par Stina Blackstenius.

Kosovare Asllani a récupéré le ballon en milieu de terrain et l’a monté sur l’aile gauche. Elle a envoyé l'objet au centre de la surface, derrière la défense canadienne, et Blackstenius a pris ses adversaires de vitesse.

Stephanie Labbé a tenté une sortie, mais est arrivée une fraction de seconde trop tard. Le ballon a dévié sur l'arrière Shelina Zadorsky et s’est dirigé dans le but.

Celle-là va faire mal parce que nous avons si bien joué. Et nous avions l'équipe pour aller plus loin dans le tournoi. C'est donc décevant.

Christine Sinclair, capitaine de l'équipe canadienne

Les Canadiennes ont eu une occasion en or de créer l'égalité à la 64e minute. Une main suédoise dans la surface de réparation a mené à un tir de pénalité pour la troupe de Kenneth Heiner-Moller.

Janine Beckie a exécuté ce coup franc décisif, mais sa frappe a été bloquée par la gardienne suédoise Hedvig Lindahl.

J'ai l'impression d'avoir laissé tomber l'équipe, c'est ce que je ressens en ce moment, dit Beckie. Frustrée, déçue et toutes les émotions négatives.

La gardienne a fait un arrêt de très haut calibre, et il faut lui lever notre chapeau, commente Sinclair.

Janine Beckie effectue un tir de pénalité.

Le tir de pénalité de Janine Beckie a été bloqué par la gardienne suédoise.

Photo : Getty Images / Richard Heathcote

Comme anticipé par Sinclair et ses coéquipières, le duel a été serré. Quand l’arbitre a sifflé la pause, le tableau de pointage indiquait toujours 0-0.

Les Canadiennes ont menacé à plusieurs reprises, mais n’ont réussi que deux tirs cadrés. Elles ont tout de même montré un meilleur contrôle que leurs adversaires en milieu de terrain.

Heiner-Moller a changé la composition de sa formation. Face aux Pays-Bas, lors du dernier match du tour préliminaire, il avait opté pour un 4-3-3 (quatre arrières, trois milieux de terrain et trois attaquantes). Cette fois, il a placé ses joueuses en formation 4-4-2.

Avez-vous vu le meilleur niveau de jeu du Canada? Peut-être pas durant tout le match. Je pense que vous avez vu un très bon club canadien pendant un bon bout de la rencontre, mais peut-être pas le meilleur niveau que nous pouvons offrir.

Kenneth Heiner-Moller, entraîneur-chef de l'équipe canadienne

Les deux équipes s’étaient affrontées pour la dernière fois en mars à la Coupe de l'Algarve. La rencontre s’était terminée en séance de tirs au but, et le Canada l’avait emporté.

Au Mondial 2015, le Canada s’était incliné en quarts de finale devant l’Angleterre.

Les Suédoises poursuivent quant à elles leur route et affronteront les Allemandes samedi à Rennes.

Un pas de plus pour les États-Unis

Les Américaines se rapprochent de la défense de leur titre. Elles ont vaincu de justesse les Espagnoles 2-1 en huitièmes de finale.

Les États-Unis seront opposés au pays hôte, la France, en quarts de finale.

Megan Rapinoe célèbre son but avec trois coéquipières.

Cette victoire est la neuvième de suite des Américaines en Coupe du monde.

Photo : Getty Images / Robert Cianflone

À la surprise générale, le tableau de pointage affichait 1-1 quand les équipes se sont dirigées au vestiaire pour la mi-temps. Les Américaines ont finalement évité la prolongation grâce à un but de Megan Rapinoe avec un tir de pénalité controversé survenu à la 76e minute de jeu.

L’Espagnole Virginia Torrecilla a laissé traîner sa jambe après avoir bloqué un ballon aérien, et l'Américaine Rose Lavelle a trébuché en poursuivant sa course.

La décision a été largement contestée. Mais après une révision vidéo, l’arbitre a décidé de maintenir la sanction.

Être éliminées aux portes des quarts de finale, ça fait mal. Je suis sûre qu'ils sifflent les tirs de pénalité, car ce sont les États-Unis, la meilleure équipe du monde. Dans le sens contraire, ils ne les auraient pas sifflés.

Virginia Torrecilla, milieu de terrain espagnole

Je ne la touche pas, je n'ai pas compris quand l'arbitre a sifflé le tir de pénalité, ajoute Torrecilla. Je n'ai jamais eu l'intention de faire une faute. Je touche le ballon, et après, oui c'est vrai que je la touche, car elle arrive par-derrière. Mais je n'ai pas fait de faute.

Rapinoe a également trouvé le fond du filet à la septième minute de jeu, aussi d'un premier tir de pénalité, mais les Espagnoles ont répliqué à la neuvième.

Lucia Garcia a profité d’une erreur de la défense américaine pour s’emparer du ballon et l’envoyer à sa compatriote Jennifer Hermoso. La gardienne Alyssa Naeher était trop avancée et n’a rien pu faire contre le tir.

En plus de son doublé, la capitaine des États-Unis a reçu son premier carton jaune de la compétition pour avoir mis une main au visage de la défenseuse Marta Corredera.

Elle porte sa main droite sur la joue de l'Espagnole.

Megan Rapinoe a reçu un avertissement pour cette faute sur Corredera.

Photo : Getty Images / Robert Cianflone

Ce match a été une bonne expérience pour nous. Nous avons eu plus de pression, plus de stress, c'était intense. Il y avait beaucoup d'engagement.

Megan Rapinoe, milieu de terrain de la sélection américaine

Les Américaines n'avaient pas accordé un but en Coupe du monde depuis la finale de 2015 contre le Japon.

C’était la première fois que l’Espagne avançait plus loin que la phase de groupe à la Coupe du monde de soccer féminin.

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