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L’élite du karaté réunie à Montréal

La karatéka canadienne Haya Jumaa en action

La karatéka canadienne Haya Jumaa s’est qualifiée pour les Jeux panaméricains qui se tiendront du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

Photo : Fédération internationale de karaté

Justine Roberge

Les meilleurs karatékas du monde fouleront les tatamis du complexe sportif Claude-Robillard de vendredi à dimanche pour le tout premier événement de la Série A Karaté-1 en Amérique du Nord. Cette compétition s'inscrit au calendrier de qualification pour les Jeux de Tokyo en 2020, où le karaté connaîtra son baptême olympique.

Le Canada avait déjà été l’hôte du Championnat panaméricain junior (2011), du Championnat du Commonwealth (2013) et du Championnat panaméricain sénior (2015), mais c’est la première fois que des athlètes d’un aussi haut niveau sont réunis au pays.

C’est incroyablement excitant pour toute la communauté du karaté au Canada, a avoué Olivier Pineau, directeur général de Karaté Canada. Le calibre est comparable à ce qu’on retrouve aux Championnats du monde. La plupart des candidats potentiels pour les Jeux olympiques sont ici. C’est une occasion pour tous les athlètes qui sont en ascension d’affronter les meilleurs du monde.

Karaté-1 est l’équivalent d’un circuit en Coupe du monde et compte deux volets : la Premier League et la Série A. La première est réservée aux 50 premiers athlètes du classement mondial, tandis que la seconde est ouverte à tous.

Seulement quatre compétitions de Série A sont organisées annuellement à l'échelle internationale.

C’est vraiment un honneur pour nous, mais c’est aussi tout un défi, a mentionné M. Pineau. Ce ne sont pas toutes les fédérations qui sont en mesure d’accueillir des événements comme ça.

Le Canadien Daniel Gaysinsky en action

Le Canadien Daniel Gaysinsky en action

Photo : Xavier Servolle

À Montréal, plus de 750 athlètes de 75 pays participeront à la compétition, dont plusieurs Canadiens. Parmi eux, on compte les espoirs Haya Jumaa et Daniel Gaysinsky.

C’est une compétition très importante pour la qualification olympique, a souligné Gaysinsky, 24 ans. Ça nous aide au classement, mais c’est surtout la première fois que ça se passe chez nous, donc ça va être excitant de se battre devant nos amis et nos familles et d’avoir le soutien de notre pays.

Gaysinsky a gagné l’or au Championnat panaméricain de karaté en 2017, mais le chemin pour y arriver n’a pas été de tout repos.

J’avais pensé abandonner le karaté quand je me suis déchiré le ligament croisé antérieur en 2015. Mais j’ai décidé de revenir après avoir guéri et j’ai gagné le Championnat panaméricain. C’était une belle rédemption pour moi. Ce le sera encore plus si je me rends aux Jeux olympiques.

Tout comme Gaysinsky, Haya Jumaa s’est qualifiée pour les Jeux panaméricains qui se tiendront du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

Mon but est de gagner la médaille d’or [à Montréal] et de me préparer pour les Jeux panaméricains. Je vais m’entraîner pour être prête à 100 % et gagner, dans le but de me qualifier pour Tokyo.

À 25 ans, Jumaa compte déjà de beaux résultats à son palmarès, dont une médaille d’or à la compétition de Série A à Shanghai en décembre dernier.

Haya a montré les résultats les plus constants, a commenté Olivier Pineau. C’est une athlète que désormais tous les pays surveillent, c’est une menace pour tous. Elle a un arsenal de coups de pied vraiment exceptionnel qui la distingue de tous les autres au niveau mondial.

Une première pour le karaté aux JO

L’arrivée du karaté aux Jeux de 2020 a de quoi réjouir les fédérations et les athlètes, dont certains prolongent leur carrière depuis des années pour avoir la chance d’y participer.

C’est le rêve pour nous, c’est une occasion en or. Depuis des années, on a des Championnats du monde très rehaussés, mais d’enfin faire partie de la programmation olympique, c’est énorme pour nous.

Olivier Pineau, directeur général de Karaté Canada

La présence du karaté à Tokyo est une victoire douce-amère pour la communauté, puisque l’organisation des Jeux de Paris a confirmé en février dernier que cette discipline ne ferait pas partie de la programmation en 2024.

On a des athlètes de 18-19 ans qui devaient atteindre leur paroxysme à temps pour les Jeux de Paris, et qui là viennent de voir leur rêve s’effondrer, a expliqué M. Pineau. C’est un peu consternant et c’est difficile pour nous de comprendre les raisonnements du CIO.

C’est l’expérience d’une vie de pouvoir participer aux Jeux olympiques et on ne sait pas si ça reviendra, a dit Gaysinsky. C’est une occasion unique qu’on ne peut pas laisser passer.

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