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Laurent Duvernay-Tardif fait chevalier de l’Ordre du Québec

Fraîchement décoré à titre de Chevalier de l'Ordre du Québec, Laurent Duvernay-Tardif a des projets plein la tête pour l'avenir de sa fondation.

Photo : Radio-Canada / Simon Martel

Jean-François Chabot

Vous connaissiez le joueur de football, le médecin, le président de fondation et le porte-parole. Laurent Duvernay-Tardif a maintenant une nouvelle ligne à son C. V. en tant que chevalier de l’Ordre du Québec.

En raison d’un conflit d’horaire avec le tournoi de golf de sa fondation, LDT a choisi de ne pas se rendre à l’Assemblée nationale. C'est donc au Club de golf Islesmere, à Laval, que nous avons rencontré le nouvel élu.

Je suis vraiment honoré. Je pense que de recevoir cette distinction, à mon âge, c’est vraiment un privilège. D’autant plus que ma famille a évolué dans le monde de la politique. Mon grand-père [Guy Tardif, NDLR] a été ministre des Transports dans le cabinet de René Lévesque. C’est une instance que je respecte beaucoup, a-t-il d'abord déclaré.

Duvernay-Tardif pourra se reprendre l'année prochaine. L'Assemblée nationale a accepté de reporter à 2020 la remise de sa médaille.

C’est une belle reconnaissance qui me donnera encore plus d’énergie pour continuer à faire ce que l’on fait [à la fondation]. Ça prouve que la fondation est sur une bonne voie. Je ne pense pas recevoir cela à cause de mes accomplissements en médecine ou au football. Je pense que c’est pour ce qui s’en vient, a-t-il ajouté avec une bonne dose d'humilité.

Et des projets, il en a plusieurs pour sa fondation qui, depuis trois ans déjà, rejoint plus de 2000 jeunes au Québec par l’entremise de la tournée Bougez avec LDT afin de susciter chez eux un intérêt pour le sport, pour les arts, en conjuguant la performance et la réussite scolaire.

Une annonce sera faite au cours des prochains jours afin de promouvoir un nouveau partenariat avec la Ville de Montréal.

On va implanter, dès cet été, huit semaines de camps dans les parcs de la ville de Montréal pour faire des activités physiques avec les jeunes. Le tout sera parrainé par des étudiants-athlètes et des athlètes professionnels. Nous voulons redonner les espaces verts aux jeunes de la ville. Nous souhaitons éventuellement cloner ça dans les différentes villes du Québec et ainsi augmenter notre rayon d’action. D’ici deux ans, j’aimerais rejoindre au moins cinq fois plus de jeunes.

Laurent Duvernay-Tardif

Les responsables de ce nouveau programme s’attendent à une participation d’environ 3500 jeunes dans des camps de jour à raison de deux semaines par arrondissement.

LDT veut aussi doter sa fondation d’un lieu permanent que les jeunes montréalais pourraient fréquenter 12 mois par année.

Pour être capable de toucher le plus de jeunes possible, on doit être dans un endroit fixe pour offrir des activités constantes et de qualité. On se rapproche de cela avec notre modèle dans les parcs. Dès janvier, on va probablement faire l’annonce d’un lieu physique où l’on pourra avoir un flot constant de jeunes, pour les voir plus d’une fois au cours de leur année scolaire, pour vraiment avoir un impact et qu’ils ressortent avec des acquis tangibles, tant au niveau de la création artistique que de l’activité physique, a expliqué le solide gaillard de 28 ans.

Alexandre Despatie, Roseline Fillion, Benoît Huot et Louis Morrissette en grande conversation

De nombreuses personnalités des milieux sportifs et artistiques ont participé au tournoi de golf de la fondation de Laurent Duvernay-Tardif.

Photo : Radio-Canada / Simon Martel

Plus de d'une centaine de golfeurs ont déboursé 1000 $ chacun afin de participer à la deuxième édition du tournoi de golf de la Fondation LDT. L'événement est d'une importance majeure pour son financement.

De nombreuses personnalités des milieux sportifs et artistiques y ont participé. On y a entre autre reconnu les anciens plongeurs Roseline Filion et Alexandre Despatie, le nageur paralympique Benoît Huot, Aleksandra Wozniak (tennis), Marie-Phillip Poulin et Mélodie Daoust (hockey féminin), Bruno Heppell et Hugo Richard (football), Patrice Bernier (soccer), Louis Morrissette, Stéphane Rousseau et Jean-René Dufort.

Prêt pour la NFL

Impossible de ne pas parler de football quand on a l’occasion de s’entretenir avec Laurent Duvernay-Tardif.

Ce dernier est optimiste après avoir participé au minicamp des Chiefs de Kansas City. Déjà, le voilà rassuré. Sa blessure est complètement guérie.

C’est la première fois où je pouvais être présent pour la totalité du camp. Habituellement, j’étais retenu par mes études en médecine. Ça fait du bien de commencer l’entraînement avec les gars, de tranquillement augmenter le volume d’entraînement pour arriver au camp des vétérans à la fin.

Il y a eu une période d’adaptation au début. Lentement, mon corps s’est remis. La mémoire musculaire a pris le dessus. J’ai fini comme je voulais finir. Je vais poursuivre sur cette lancée à l’ouverture du camp dans quatre semaines [le 26 juillet, NDLR].

Laurent Duvernay-Tardif

LDT avait des attentes élevées à l’approche du minicamp. Il voulait être le joueur qu’il était avant sa blessure. Ça ne s’est pas passé exactement comme il le voulait. Il est très critique et exigeant envers lui-même. Mais il se réjouit à l’idée de retrouver sa place permanente.

J’ai été capable de reprendre mon poste au sein de l’alignement partant. J’ai fini le minicamp en force, ce qui était pour moi le but principal.

S’il a perdu un peu de poids, LDT reconnaît avoir pris de la carrure au haut du corps, ce qui correspond au souhait exprimé par les entraîneurs des Chiefs à la fin de la dernière saison.

Étant donné la chaleur qui prévaudra à Kansas City à l’ouverture du camp en juillet, je vais m’assurer de prendre quelques livres pour ensuite les perdre afin de commencer la saison à mon poids actuel.

Les experts et les publications spécialisées disent que les Chiefs et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre sont les favoris du côté de l'Association américaine pour remporter le prochain Super Bowl.

Cela ajoute-t-il de la pression sur ses épaules?

C’est excitant. On sait tous maintenant que nous avons une cible dans le dos. Toutes les équipes seront à leur meilleur, chaque dimanche, pour essayer de nous battre. Mais on sera prêts. Le noyau de joueur à l’attaque qui est de retour cette année est un facteur encourageant. Avec les changements apportés au niveau défensif [l’arrivée de Frank Clark, NDLR] on va amener du bon football. On est confiants dans le vestiaire qu’on va aller loin. On est conscients de la pression, mais on veut relever le défi et aller jusqu’au bout cette année.

Laurent Duvernay-Tardif
Il effectue un coup de départ qui trahi ses imperfections.

Laurent Duvernay-Tardif

Photo : Radio-Canada / Simon Martel

Bon dans tout Laurent Duvernay-Tardif?

Il n’est pas bon au golf, répond du tac au tac, le principal intéressé. Le golf ce n’est pas ma force. Je pense qu’à 320 livres, on a beau faire du yoga, il manque un peu de rotation au niveau du tronc, conclut-il en riant.

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