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Repêchage LNH : trois espoirs québécois à l'avant-scène

Raphaël Lavoie

Raphaël Lavoie

Photo : Radio-Canada / Twitter: Halifax Mooseheads @HFXMooseheads

La Presse canadienne

Trois attaquants québécois avec des profils bien différents pourraient entendre leur nom résonner dans le Rogers Arena de Vancouver, vendredi, au premier tour du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH).

L'an dernier, le défenseur Nicolas Beaudin avait été sélectionné au 27e rang par les Blackhawks de Chicago, puis Joe Veleno avait été choisi au 30e échelon par les Red Wings de Détroit. Il s'agit des deux seules prises québécoises au tour initial de l'encan 2018.

Cette fois, Raphaël Lavoie, des Mooseheads d'Halifax, est classé entre les 15e et 20e positions dans plusieurs publications spécialisées, tandis que Samuel Poulin, du Phoenix de Sherbrooke, et Jakob Pelletier, des Wildcats de Moncton, pourraient être des choix tardifs au premier tour.

Du talent à revendre

Lavoie est un joueur talentueux avec un gros gabarit qui a connu ses meilleurs moments dans les séries. Il a inscrit 20 buts en 23 matchs éliminatoires et a aidé les Mooseheads à atteindre la finale de la Coupe du Président.

En début de saison, il se fiait uniquement à son talent, mentionne l'entraîneur adjoint Sylvain Favreau. Ce n'est pas par magie qu'il a eu du succès après Noël et en séries. C'est parce qu'il jouait dur.

Il a une bonne vision du jeu et un excellent lancer. C'est un gars talentueux. Mais si tu te fies seulement à ça et que l'adversaire travaille plus fort que toi, tu vas être en déficit [...] Nous avons fait beaucoup de travail vidéo pour lui montrer quand il a été récompensé pour un deuxième ou même un troisième effort.

Sylvain Favreau, entraîneur adjoint des Mooseheads d'Halifax

Il est intelligent, il comprend pourquoi il a eu du succès et il va continuer à jouer de cette manière, ajoute Favreau.

Lavoie aime se comparer à Ryan Getzlaf, un autre centre imposant qui est reconnu pour ses mains agiles et ses qualités offensives. Il souhaite toutefois améliorer son coup de patin afin d'être prêt pour la LNH.

Je prends des cours et je fais du gymnase, explique-t-il. Je veux être plus explosif et plus puissant pour être plus rapide.

Un vrai professionnel

De son côté, Poulin se voit dans le même moule qu'un Gabriel Landeskog ou qu'un Pierre-Luc Dubois.

Ce sont de talentueux attaquants de puissance. Ils savent quoi faire avec la rondelle et sont efficaces dans les trois zones. Je me rapproche de ces deux gars-là, dit-il sans hésiter.

Samuel Poulin (no 29)

Samuel Poulin (no 29)

Photo : Phoenix de Sherbrooke / Vincent L. Rousseau

Il est le fils de Patrick Poulin, qui a disputé 634 matchs dans la LNH, et le filleul de Jocelyn Thibault, qui a joué 586 rencontres dans le circuit Bettman. Thibault est aussi le directeur général du Phoenix.

Avant tout, il est un gars très, très professionnel. Il se nourrit bien, il dort bien. Il veut être un joueur de hockey et il se concentre sur les détails. Il est le premier sur la patinoire à l'entraînement et le dernier à sortir. Hors glace, il a des qualités de joueur exceptionnel, c'est la première fois que je vois ça dans le junior avec le Phoenix.

Stéphane Julien, entraîneur-chef du Phoenix de Sherbrooke

Comme Lavoie, Poulin est conscient qu'il devra peaufiner son coup de patin pour accéder à la LNH. C'est un sport qui va tellement vite maintenant que tu n'as pas le choix d'être rapide et agile sur tes patins, rappelle-t-il.

Une détermination exceptionnelle

Pelletier est pour sa part un petit ailier dynamique qui trouve le moyen d'inspirer ses coéquipiers par son travail. Il a également un flair offensif qui lui a permis d'accumuler 89 points en 65 affrontements.

Il a profité cette saison des conseils de l'entraîneur-chef John Torchetti, qui a une quinzaine d'années d'expérience comme instructeur dans la LNH.

Ses entraînements reflètent ce qui est fait dans la LNH, note Pelletier. Il a gagné une Coupe Stanley avec les Blackhawks. Il sait quand il faut s'entraîner et quand il faut prendre une journée de congé. Il m'aide beaucoup pour que je puisse atteindre le prochain niveau.

Jakob Pelletier (no 11) et Anthony Morrone (no 39)

Jakob Pelletier (no 11) et Anthony Morrone (no 39)

Photo : Getty Images / Mathieu Belanger

Torchetti a avoué avoir reçu beaucoup d'appels au sujet de Pelletier pendant la saison.

Je sais quel type de joueur il est et où il cadrerait dans une équipe, mentionne Torchetti. Je connais le point de départ et son plafond. Ça commence sur un troisième trio et ça finit dans un top 6, top 5 ou top 4.

Regardez Brayden Point, qui n'était qu'un petit joueur défensif dans la LNH il y a deux ans, mais qui obtenait des occasions de marquer. Il a probablement travaillé très fort pendant l'été et il est devenu un marqueur dans un rôle offensif. Je vois [Pelletier] quelque part entre Anthony Cirelli, Brendan Gallagher et Point. Il pourrait devenir l'équivalent d'un de ces trois joueurs-là.

John Torchetti, entraîneur-chef des Wildcats de Moncton

Aucun de ces trois joueurs ne s'est établi rapidement à titre d'attaquant offensif dans le circuit Bettman.

Ça pourrait être la même chose pour Pelletier, qui est conscient qu'il devra compenser son petit gabarit de 1,75 m (5 pi 9 po) en augmentant sa force physique pour gagner les batailles dans la LNH.

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