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L'entraîneur des Raptors ajoute l'équipe nationale canadienne à ses responsabilités

Il répond à des questions.

L'entraîneur-chef des Raptors de Toronto, Nick Nurse

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Après la finale de la NBA, la Coupe du monde. L’entraîneur-chef Nick Nurse, qui vient de mener les Raptors au premier titre de leur histoire, sait quel défi il relèvera en attendant la prochaine saison des Torontois : il prendra la tête de l’équipe nationale canadienne.

Nurse a confirmé dimanche, à la conférence de presse d’après-saison des Raptors, que l’entente qui lui permettra d’ajouter l’équipe nationale à ses tâches était « à peu près conclue ».

J’ai très hâte, a-t-il indiqué. J’ai déjà été adjoint avec la Grande-Bretagne, et j’ai vu beaucoup d’améliorations. J’ai appris beaucoup. Et je souhaite que cette expérience m’apporte encore davantage. Nous avons beaucoup de très bons joueurs. Nous avons la Coupe du monde et les Jeux olympiques. Et ça cadre bien dans mon horaire. Je vais seulement écourter mes vacances un peu.

Le Canada participera à la Coupe du monde de la FIBA dès le 1er septembre prochain en Chine. Les représentants de l’unifolié font partie du groupe H avec le Sénégal, la Lituanie et l’Australie.

Nurse n’a toutefois pas été aussi catégorique lorsqu’il a fallu aborder le cas de Kawhi Leonard. L’avenir du joueur étoile des Raptors à Toronto n’est toujours pas assuré. Son entraîneur affirme cependant que le club est en mesure de déployer les efforts nécessaires pour le garder dans la Ville Reine.

Je sais qu’il devra prendre une décision dans les prochaines semaines. Je crois qu’il a eu une bonne saison. Les gens ici l’aiment beaucoup, et nous pouvons lui faire une bonne offre. Je ne sais même pas si j'ai le droit de commenter le dossier de mes propres joueurs, passons à autre chose!

Les camarades de Leonard ne se sont pas fait prier pour déclarer leur admiration pour lui, même si Fred VanVleet a pris la peine d’ajouter, pince-sans-rire, que les Raptors n’auraient d’autre choix que de « botter les fesses » de Leonard s’il devait jouer pour une autre équipe la saison prochaine.

Il a apporté le championnat à cette ville, a rappelé VanVleet. Je pense qu’il a gagné la liberté de faire ce qu’il veut faire dans sa carrière. Nous le respectons et nous l’admirons.

Pascal Siakam retient surtout la constance de l’ailier des Raptors, qui demeure « toujours le même joueur » malgré les embûches. Il juge que Leonard a toutes les raisons de poursuivre son parcours à Toronto.

Quand on vient de gagner un championnat, on veut en gagner un autre, a soutenu le Camerounais. Nous avons de jeunes joueurs comme Fred et moi, des joueurs qui peuvent encore progresser. Je crois que ce serait une bonne situation pour lui ici. Souhaitons qu’il revienne.

La décision de Leonard, a avancé le pivot espagnol Marc Gasol, aura des « répercussions multiples » sur toute l’organisation des Raptors.

Il n’y a pas d’autre joueur de son calibre dans la NBA en ce moment, a-t-il lancé. Il est dans une classe à part à son âge. Il joue tellement bien. Il montre du leadership. C’est un joueur unique.

 Pascal Siakam

Pascal Siakam

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

« C’est la folie! »

Les partisans des Raptors ont certainement montré leur affection pour Leonard et ses coéquipiers au cours des dernières heures, et ce n’est pas fini puisque le défilé des champions se mettra en branle dès 10 h (HAE) lundi.

Le pays tout entier a célébré la victoire des Torontois dans le match no 6 de la série finale contre les Warriors de Golden State, et Nurse, qui a l’habitude de faire abstraction des influences de l’extérieur, s’est cette fois laissé transporter par la vague.

L’ampleur que ça prend ici est gigantesque. J’ai demandé à Sergio Scariolo [l’entraîneur adjoint] comment ça se comparait à ce qu’il avait vécu aux Jeux olympiques et dans les compétitions européennes, et il m’a dit que ce qu’on vivait était énorme.

Nick Nurse

Quand on finit la saison avec un championnat, ça donne un sens à toutes ces journées à travailler fort pour trouver une façon de réussir, a-t-il souligné. C’est la folie depuis que le match est terminé. Il s’est passé 8 millions de choses dans les 48 dernières heures.

Nurse a aussi pris le temps de saluer la capacité de sa troupe à faire fi des obstacles qui se sont dressés devant elle au cours de cette saison historique.

Quand on regarde toutes les embûches qu’on a surmontées et la force de caractère que ça nous insuffle, on comprend qu’elles sont nécessaires. Celles qu’on voit dans les matchs sont les plus évidentes, et on peut voir qu’on a rebondi presque immédiatement chaque fois. C’était bon signe. En coulisses, je ne m’en souviens que de quelques-unes, et elles étaient nécessaires aussi. Il fallait s’y attendre. Nous avons géré ces difficultés. Je ne me disais pas que nous allions nécessairement gagner le titre, mais je savais que ça améliorerait l’équipe.

Cette saison a été une grande expérience d’apprentissage pour moi, a ajouté Pascal Siakam. Au début de la saison, ça se passe bien. Puis on arrive à un autre niveau, et on n’est plus aussi bon. On apprend. On s’améliore. Il se passe tellement de choses dans une saison. Des hauts, des bas. Ça m’a fait comprendre ce qu’il faut pour réussir à ce niveau et combien je dois encore travailler.

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