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Mondial : Megan Rapinoe refuse de chanter l’hymne américain, par protestation

L'attaquante américaine Megan Rapinoe surveille le jeu lors d'un match de groupe entre les États-Unis et la Thaïlande au Mondial féminin 2019.

Megan Rapinoe a marqué un des 13 buts des États-Unis contre la Thaïlande, dans leur premier match à la Coupe du monde 2019.

Photo : AFP / LIONEL BONAVENTURE

Radio-Canada

Les Américaines ont été critiquées pour la façon dont elles ont célébré leurs buts dans leur victoire de 13-0 sur la Thaïlande à leur premier match à la Coupe du monde de soccer féminin. Mais Megan Rapinoe aimerait bien qu’un peu plus d’attention soit portée sur ce qui s’est passé avant le match.

Comme Colin Kaepernick, elle a commencé à manifester, pendant l’hymne national, contre l’injustice et l’oppression dont souffrent les minorités aux États-Unis.

Rapinoe, auteure de l'un des 13 buts américains contre la Thaïlande, se voit comme une « manifestation ambulante », une riposte à l’administration Trump et à ses politiques.

Je crois que de simplement être qui je suis et de porter mon uniforme, c’est un acte de rébellion, a-t-elle avancé dans une entrevue à Yahoo Sports. Aussi talentueuse que je puisse être, personne ne peut me dire que je n’ai pas ma place ici.

Cela fait trois ans qu’elle ne chante pas le Star-Spangled Banner.

Depuis 2016, la co-capitaine américaine a suivi le chemin tracé par Colin Kaepernick.

Elle a commencé par s’agenouiller pendant l’hymne national, comme le faisait l’ancien quart-arrière des 49ers de San Francisco pour protester contre la violence et les injustices envers la communauté afro-américaine.

La Fédération américaine de soccer a imposé depuis un nouveau règlement qui oblige les joueurs et joueuses des sélections nationales à se tenir debout et à « honorer le drapeau ».

Rapinoe a fait sa sortie du placard en 2012 et a été une fière ambassadrice des droits de la communauté LGBTQ et pour l’équité salariale.

Kapernick m’a véritablement inspirée, il a inspiré un pays au complet, a reconnu Rapinoe en entrevue avec Yahoo Sports.

En tant que lesbienne américaine, je sais ce que c’est de regarder le drapeau et de savoir que mes libertés ne sont pas toutes protégées. C’était un geste modeste et je compte le faire à l’avenir. J’espère que ça provoquera un vrai débat de fond.

Trois ans plus tard, ce débat n’a pas encore eu lieu.

Je ne vais probablement plus jamais mettre ma main sur le cœur. Je ne vais probablement plus jamais chanter l’hymne national.

Megan Rapinoe

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