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chronique

Les Blues se sont offert un voyage avec leurs REER

Jordan Binnington célèbre la conquête de la Coupe Stanley avec des partisans des Blues.
Jordan Binnington célèbre la conquête de la Coupe Stanley avec des partisans des Blues. Photo: Getty Images / Patrick Smith
Guy D'Aoust

BILLET - La victoire des Blues de St. Louis en finale de la Coupe Stanley, c’est celle de l’audace. L’organisation et son directeur général Doug Armstrong ont été téméraires dans leur approche. Au diable les REER, ils sont partis en voyage avec leurs économies.

Je soulignais dans une récente chronique que, contrairement au credo qui veut qu’on bâtisse les équipes championnes par le repêchage, les Blues n’ont pas été construits exclusivement de cette façon.

C’est par l’usage de ses si précieux choix au repêchage que le directeur général Doug Armstrong a surtout détonné avec les idées convenues. Il en a échangé 13 depuis cinq ans, dont quatre choix de premier tour.

Et le voilà champion.

62e

Les Blues ne parleront pas avant le 62e rang au prochain repêchage amateur.

Son premier choix (31e), Armstrong l’a cédé aux Sabres de Buffalo dans l’échange qui lui a permis de mettre la main sur le gagnant du trophée Conn-Smythe, Ryan O’Reilly. Qui le lui reprochera?

Il lui remet le trophée Conn-Smythe.Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, en compagnie de Ryan O'Reilly Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Armstrong voulait faire de l’œil à John Tavares en juillet dernier. Comme il l’a fait pour le Canadien, Tavares n’a pas rappelé les Blues.

Armstrong a donc acquis O’Reilly à grands frais. Il a aussi cédé un choix de 2e tour, Tage Thompson, Vladimir Sobotka et Patrik Berglund.

Certains diront que ça vaut le coup de donner beaucoup quand ton équipe est à un ou deux joueurs près de remporter la coupe. Mais ce n’était pas le cas pour les Blues, l’été dernier. Ils constituaient une équipe moyenne, au mieux. Armstrong a donc osé.

Des joueurs prennent une photo de groupe autour d'un trophéeLes Blues ont gagné la première coupe Stanley de leur histoire Photo : Getty Images / Patrick Smith

Quatre choix en 2019

Le département de recrutement des Blues devra se débrouiller avec quatre choix au repêchage à la fin du mois. Le 62e, le 93e, le 155e et le tout dernier, le 217e.

Armstrong a dépensé son avenir, ses REER, pour s’offrir un beau voyage.

Son 6e choix, il l’a donné aux Ducks pour acquérir Michael Del Zotto, un défenseur qui n’a pas joué du tout dans les séries. Un 6e choix, c’est un bien petit placement. Mais il a quand même sacrifié ce placement pour s’offrir une valise de rechange.

La leçon à tirer?

L’audace peut rapporter gros.

On ne gagne pas à tous les coups, mais il m'apparaît évident qu’on ne gagne pas sans elle.

Et elle permet au moins de juger du travail d'un directeur général par ce qu'il fait et non par ce qu'il ne fait pas.

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