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Jordan Binnington, de l’oubli à la coupe Stanley

Ils s'enlacent sur la glace.
Jordan Binnington dans les bras de celui qui lui a fait confiance à la mi-saison, l'entraîneur-chef Craig Berube. Photo: NHLi via Getty Images / Joe Puetz
Radio-Canada

L’invraisemblable conte de fées du gardien Jordan Binnington l’a conduit du statut de quatrième réserviste à celui de héros de la conquête de la Coupe Stanley avec les Blues de Saint Louis.

Tout au long de ce parcours digne d’un scénario hollywoodien, la recrue de 25 ans n’a cessé de surprendre et probablement de se surprendre elle-même.

Un vieil adage dit que l’important n’est pas le nombre de fois où l’on tombe, mais le nombre de fois où l’on se relève.

La fiche de Binnington au lendemain d’une défaite cette saison (13-2) est éloquente. Dans les séries, il a récolté huit victoires contre seulement deux revers dans les mêmes circonstances.

Avant d’en arriver là, ce choix de 3e tour (88e au total) au repêchage de 2011 a dégringolé les échelons vers le rôle de second ou même de troisième violon dans la Ligue américaine.

Déjouer les pronostics

Au début de la saison 2017-2018, les Blues l’ont même prêté à l’équipe de Providence, club-école des Bruins de Boston! Personne ne pouvait prédire la suite des choses.

Son arrivée dans la LNH coïncide avec la promotion de Craig Berube au poste d’entraîneur-chef des Blues.

À son premier départ, le 7 janvier, Binnington a signé un jeu blanc contre les Flyers à Philadelphie. Jusqu’à la fin de la saison, il a été à l’origine de l’une des plus incroyables remontées de l’histoire du sport.

Dans cette deuxième moitié de saison complètement folle, il a compilé une fiche de 25-5-1, une moyenne de 1,83 but accordé par match et un taux d’efficacité de ,930.

Ils célèbrent leur victoire dans le vestiaire.Jordan Binnington avec ses coéquipiers Brayden Schenn, Joel Edmundson, Robert Bortuzzo et Vladimir Tarasenko Photo : NHLi via Getty Images / Dave Sandford

Du coup, les Blues sont passés de la cave de classement général au 5e rang de l’Association de l’Ouest et à une participation aux séries éliminatoires.

Après s’être débarrassés des Jets de Winnipeg, des Stars de Dallas et des Sharks de San José, ils ont pu compter sur la force de caractère de Binnington pour renverser les Bruins trois fois en quatre matchs au TD Garden.

Le dernier chapitre a été écrit mercredi soir avec une performance de 32 arrêts dans le septième match, dont 12 dans une intense première période, pour donner aux Blues la première coupe de leur histoire.

Cette fois encore, Binnington a relevé la tête pour reléguer aux oubliettes sa déconvenue du match précédent.

Du coup, il est entré dans le livre des records en tant que premier gardien recrue dans l'histoire de la LNH à signer les 16 victoires de son équipe en séries éliminatoires en route vers le titre.

Une vedette modeste

Dans l’une de ses nombreuses entrevues accordées quelques minutes après la victoire ultime, se tenant debout aux côtés du précieux trophée, Binnington a eu cette simple réflexion :

J’ai peine à croire que nous en sommes arrivés là. C’est vraiment cool. Je comprends que ça constitue une belle histoire, mais ce n’est que plus tard que je pourrai l’apprécier.

L'homme de peu de mots est très apprécié de ses coéquipiers en raison de son calme et de sa confiance inspirante.

Il la tient à bout de bras.Jordan Binnington soulève la coupe Stanley au terme d'une saison improbable Photo : NHLi via Getty Images / Dave Sandford

De nombreux restaurateurs de Saint Louis lui offrent, depuis quelques semaines déjà, le traitement royal sous forme de repas gratuits.

Parions qu’en rapportant la coupe dans ses bagages, Binnington aura désormais droit au tapis rouge partout en ville.

De plus, les Blues ne pourront ignorer le fait qu'il sera joueur autonome avec compensation le 1er juillet.

Son contrat d’un an à deux volets arrive à terme. Il touchait 650 000 $ dans la LNH et 100 000 $ dans la Ligue américaine.

Avec les informations de Associated Press

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