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Les Raptors et les Warriors se préparent pour un dernier choc à Oakland

Il s'élève au-dessus de son adversaire.
Kawhi Leonard tente un lancer devant Klay Thompson. Photo: Getty Images / Ezra Shaw
Olivier Paradis-Lemieux

OAKLAND – Quand les centaines de partisans torontois ont finalement quitté l'Oracle Arena vendredi dernier, après avoir chanté et applaudi pendant près d’une heure la victoire de leur équipe dans le quatrième match, un retour dans la baie de San Francisco semblait plus qu’incertain pour les Raptors et les Warriors. Pourtant, nous y voilà. Après une journée de repos pour traverser le continent, les deux équipes étaient mercredi à Oakland pour un dernier entraînement avant le sixième match, jeudi soir.

Quand le grand cirque de la NBA a quitté Oakland vendredi dernier, les Raptors étaient en avance 3-1 et le retour de Kevin Durant ne pouvait plus attendre pour Golden State. Durant est enfin revenu lundi soir, mais il n’a pu aider son équipe que pendant 12 minutes avant de subir ce qu’il a confirmé mercredi être une rupture du tendon d’Achille droit.

Contrairement à ses coéquipiers, Durant a donc déjà joué il y a plus d’un mois son dernier match à l'Oracle Arena, qui dira adieu, comme la ville d’Oakland, à ses Warriors après le match, peu importe le résultat. Le centre-ville de San Francisco, de l’autre côté de la baie, accueillera à nouveau les Warriors à partir de la saison prochaine.

Il est loin du panier.Marc Gasol effectue un lancer pendant le quatrième match de la finale de la NBA. Photo : Getty Images / Ezra Shaw

« Je m’attends à ce que nous jouions dès le départ aussi fort que nous le pouvons. Nous pensons à apprécier ce dernier spectacle à l’Oracle Arena que nous nous apprêtons à donner à nos partisans. Et je m’attends à ce que nos partisans soient les plus bruyants que nous ne les avons jamais entendus, surtout au nom de Kevin », a affirmé le garde des Warriors Klay Thompson après l’entraînement des siens.

« Je sais que c’est ce que nos partisans vont faire parce que Kevin le mérite pour tout ce qu’il a fait pour cette équipe et cette organisation. Il n’y aura pas ces deux bannières [de champions remportées en 2017 et 2018] si ce n’était de sa présence. Je m’attends à ce que la foule soit bruyante pour lui », a poursuivi Thompson.

Près de 48 heures après avoir laissé filer une première occasion de remporter le premier championnat de l’histoire de l’équipe, l’entraîneur des Raptors Nick Nurse et le meneur de jeu Kyle Lowry étaient loin d’être déconfits.

« Toutes les défaites font mal, a avoué Nurse. Je suis comme tout le monde qui comprend bien qu’une petite chose peut changer la conclusion du match. Mais je vais dire ceci : je suis absolument ravi de pouvoir diriger un autre match de finale. C’est génial, non? »

« Nous ne sommes pas trop confiants, nous ne sommes pas trop malheureux, a quant à lui affirmé Lowry. Nous avons perdu un match. Nous l’avons perdu. Maintenant, on va de l’avant jusqu’au prochain match. »

Il a les mains sur les hanches.Nick Nurse Photo : Getty Images / Ezra Shaw

Si les Raptors l’emportent jeudi soir, ils poursuivront une séquence rare à ce moment de l’année. Les quatre derniers matchs de cette série ont été remportés par l’équipe visiteuse, alors qu’il est généralement attendu dans la NBA que l’équipe hôtesse détienne un avantage. Seul le premier à Toronto a été gagné par la formation à domicile.

« Nous sommes deux bonnes équipes de basketball. Avec des groupes posés. Pour nous, c’est juste de se présenter et de jouer de la même façon, peu importe que nous soyons à domicile ou à l’étranger. Mais à l’étranger, nous savons que nous nous devons d’être meilleurs », a insisté Lowry.

Nurse a été questionné à nouveau sur sa décision de prendre un temps d’arrêt quand son équipe avait le vent dans les voiles et venait de prendre une avance de six points avec trois minutes à jouer. Ce sont toutefois les Warriors qui sont revenus en force à ce moment et qui ont arraché la victoire.

« Évidemment, chaque décision que vous avez prise, lorsqu’elle ne s’avère pas gagnante, vous la revisitez en vous disant que vous auriez pu appeler un autre jeu, a dit Nurse. Nous avons fait les jeux que nous voulions et nous avons obtenu ce que nous voulions. Je ne pense pas que le temps d’arrêt a quelque chose à voir avec les 14 jeux suivants. Peut-être que oui, peut-être que non. »

Ils luttent pour la possession du ballon pendant le 1er match de la finale entre les Warriors et les Raptors à Toronto. Klay Thompson et Pascal Siakam Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

L’ailier Pascal Siakam pense que ses coéquipiers pourront puiser dans leur expérience des présentes éliminatoires afin de ne pas rester accrochés à ce qu’il s’est passé en fin de match lundi.

« Se concentrer sur le match suivant. C’est quelque chose que nous avons retenu de toutes nos séries. De perdre le premier à Orlando, à être en retard 1-2 contre Philadelphie et 0-2 contre Milwaukee. Nous avons traversé beaucoup de choses, a-t-il rappelé. Nous savons ce qui est devant nous. En tant qu’équipe, je pense que nous savons comment tourner la page et se concentrer sur la suite. »

En gagnant le cinquième match de cette série, les doubles champions en titre ont freiné leur chute et ont même repris, selon eux, une partie de leur ascendant psychologique, malgré l’absence certaine de Durant pour le reste de la finale.

« Le rythme est absolument quelque chose qui existe, a affirmé le meneur de jeu des Warriors Stephen Curry. C’est juste une question de si vous êtes capables de capitaliser sur votre erre d’aller une fois que le prochain match a commencé et de vous concentrer sur les détails et les ajustements que l’autre équipe a apportés. »

S’ils veulent remporter un troisième titre d’affilée et un quatrième en cinq ans, les Warriors devront poursuivre sur cette lancée sans ralentir jeudi soir, puis lors d’un éventuel septième match. Il y a trois ans, Golden State avait été du mauvais côté de la seule remontée gagnante de l’histoire de la NBA quand les Cavaliers de Cleveland leur avaient soutiré le titre après avoir été en retard 1-3.

Après la défaite dans le quatrième match, Draymond Green affirmait, quand on lui a posé la question dimanche, que de voir les partisans torontois fêter à Oakland ne lui avait pas fait un pli parce qu’il était certain que les Warriors provoqueraient un sixième match.

Cette fois, si les Raptors soulèvent le trophée Larry-O’Brien dans le domicile de leurs adversaires, ce sera une fin bien amère pour l’Oracle Arena et la dynastie qui a fait de la baie de San Francisco depuis quatre ans le cœur de la NBA.

Il n’y aura pas une pluie de confettis bleu et jaune si les Raptors triomphent jeudi soir, seulement un long silence des partisans californiens, qui laissera toute la place aux hourras des quelques centaines d'amateurs canadiens, épars, qui seront repris aux quatre coins du pays par les millions qui sont épris comme jamais auparavant de cette équipe née il y a seulement, il y a déjà, 24 ans.

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