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Une année d’apprentissage pour Anthony Beauvillier et les Islanders

Anthony Beauvillier

Anthony Beauvillier

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Alexandre Gascon

Les Islanders de New York ont largement dépassé les attentes cette saison tout en vivant une profonde transformation au sein de l'organisation. Au cœur de cette renaissance se trouve le simple plaisir de gagner, selon Anthony Beauvillier.

L’envie de la victoire peut sembler évidente, surtout pour des professionnels, mais dans la LNH comme ailleurs, l’habitude de la défaite peut finir par s’incruster et gangrener une formation.

Après tout, avant ce printemps inattendu, les Islanders avaient gagné une seule série éliminatoire depuis leur parcours jusqu’en demi-finales en…1993. Ils avaient été exclus du tournoi 16 fois en 24 ans. Et même si l’équipe actuelle n’a rien à voir avec les joueurs d’il y a plus de deux décennies, aucun directeur général n’avait réussi à la tirer de son marasme.

New York a dû gérer l’ère post-John Tavares l’été dernier en plein tumulte. Le directeur général Garth Snow et l’entraîneur-chef Doug Weight ont été remplacés par le vétéran Lou Lamoriello et par le champion de la Coupe Stanley Barry Trotz.

Le tandem a tout tenté pour conserver les services du visage de l’organisation, mais Tavares a choisi sa terre natale. Il fallait redresser la barque rapidement. Et les résultats ont été probants.

Ça a été une saison différente des autres. On avait le désir de gagner , a expliqué Anthony Beauvillier à Radio-Canada Sports.

Se lever le matin, regarder le classement et pas juste se battre pour une place en séries, mais se battre pour la première place, ça a été vraiment le fun. C’est une expérience. Même les joueurs que ça fait cinq, six ans qui étaient dans la ligue, c’était la première fois qu’ils faisaient face à ça. Ç’a été une belle expérience pour tout le monde. On a tous appris , a renchéri l’ailier gauche.

Collectivement, l’effort a été spectaculaire. Au cours des deux saisons précédentes, New York présentait le pire dossier défensif de la LNH avec 531 buts accordés, pour une moyenne par match de 3,24.

Sous les ordres de Trotz, les insulaires se sont maintenus à l’autre bout du spectre complètement et ont été la seule équipe à accorder moins de 200 buts (191) cette saison.

Pour ceux qui suivent le hockey en dilettante, c’est certainement un brin surprenant de constater qu’une brigade défensive composée d’Adam Pelech, de Scott Mayfiled et de Devon Toews, entre autres, constitue la meilleure défense du circuit Bettman.

Ce groupe a atteint son apothéose au premier tour des séries lorsqu'il a éliminé les Penguins de Pittsburgh en quatre petits matchs tout en limitant leur attaque dévastatrice à six filets.

Josh Bailey célèbre un but des Islanders avec un coéquipier.

Josh Bailey

Photo : Getty Images / Justin Berl

Au tour suivant, les Islanders se faisaient à leur tour souffler en quatre rencontres, contre les Hurricanes de la Caroline. Une élimination difficile à digérer.

C’est encore difficile. Tu te fais dire : "Oui les Penguins en 4, mais après, qu’est-ce qui s’est passé?" La question revient. Ça fait partie du hockey. La même chose est arrivée en première ronde et en deuxième ronde à l’inverse. Les bonds étaient en notre faveur au premier tour et zéro au deuxième.

Pour ce parcours inespéré, Beauvillier a rendu hommage à son entraîneur qui a su s’adapter à ses joueurs.

Son message était clair. Son message ne devait pas être le même avec les Capitals qu’avec nous. C’est comme ça qu’un bon entraîneur s’ajuste.

Anthony Beauvillier à propos de son entraîneur Barry Trotz

Le changement a fait du bien à tout le monde, a enchaîné le Sorelois. C’est une mentalité d’équipe. L’équipe passe avant le joueur. On avait déjà cette mentalité-là, mais ç’a fait en sorte que les gars sont devenus encore plus proches […] On n’est pas surpris d’avoir eu du succès cette année. On était un club soudé. C’est ça qui a fait notre force.

Statistiques en baisse, valeur en hausse

Si l’on s’arrête uniquement aux statistiques d’Anthony Beauvillier, l’on pourrait croire à une saison décevante. Sa production a chuté à 28 points en 81 matchs par rapport aux 36 accumulés en 71 rencontres en 2017-2018.

Il y a une certaine déception. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas dans ma saison. J’ai beaucoup progressé mentalement cette année. L’expérience de gagner chaque soir. Ça a été vraiment une année d’apprentissage. Je suis encore jeune , a rappelé le Québécois qui a fêté son 22e anniversaire en fin de semaine dernière.

J’ai trouvé que c’était une bonne saison. Si tu te fies aux statistiques, c’est peut-être un peu décevant, mais j’ai trouvé qu’il y avait une progression.

Anthony Beauvillier

On saura assez vite ce qu’en a pensé la direction puisque Beauvillier deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet s’il ne paraphe pas une nouvelle entente d’ici là.

La semaine dernière, les tractations n’avaient pas encore débuté entre Lamoriello et son agent, Kent Hughes, mais le Québécois ne s’inquiète pas outre mesure. Il devrait obtenir une augmentation salariale marquée par rapport à son contrat de recrue qui arrive à terme.

Les Islanders ont plusieurs dossiers chauds entre les mains et tenteront de conclure un accord avec leur capitaine Anders Lee, leur buteur Jordan Eberle et leur gardien Robin Lehner, tous possiblement libres comme l’air dans trois semaines.

Ils ont toutefois beaucoup d’espace sous le plafond salarial, soit près de 28 millions de dollars selon le très utile site capfriendly.com.

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