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GP du Canada : une journée aux courses

Il passe devant un préposé.
Le pilote canadien Lance Stroll rentre aux puits lors des qualifications du Grand Prix du Canada. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Jean-François Poirier

C'est jour de qualifications au Grand Prix du Canada. Les voitures seront en piste dans moins d'une heure pour les derniers essais libres. Un tour d'horizon s'impose.

Beaucoup d'invités ont accès aux garages. Ces gens ont la permission d'observer les mécaniciens. Dans le camp de Red Bull, les curieux sont nombreux. Chez Ferrari, le moindre geste suscite de l'intérêt.

Des voitures sport roulent sur la piste et s'arrêtent devant les garages. Quelques dizaines de chanceux font un tour privé sur le circuit. Un tour mémorable.

« C'était très rapide, même trop rapide, dit Sarah à sa sortie de cette voiture pilotée par un professionnel. On ne peut pas fermer les yeux, sinon le tour de piste est déjà terminé. Les courbes viennent tellement vite qu'on ne voit pas tout. C'est très intense. »

Les mécaniciens poussent la voiture vers le garage.La monoplace Red Bull aux puits sous les yeux de plusieurs curieux. Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

Le programme Hot Laps offre l'occasion à des invités locaux, triés sur le volet [partenaires financiers et commanditaires pour la plupart, NDLR], de tester la piste.

« Ce circuit est un bon test, les murs vous attendent à la moindre fausse manœuvre, dit Steve Wright, qui participe à la tournée mondiale avec Hot Laps dont l'offre s'étend à 10 des 21 circuits de formule 1. Nos pilotes font attention pour ne pas trop pousser la voiture à fond, mais assez pour que les passagers vivent une expérience exaltante. En ligne droite, ils atteignent une vitesse d'environ 200 km/h. »

« C'est comme aller à la Ronde, c'est juste fou avec les forces g dans les virages », lance un passager comblé par son expérience.

« C'est tordu comme circuit. Pas besoin d'aller très vite pour avoir du plaisir », dit un autre invité.

Ils regardent au loin.Des visiteurs au bord de la piste Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

Plusieurs équipes se mettent à l'ouvrage. Les exercices d'arrêts aux puits sont nombreux dans le coin de McLaren et du côté de Red Bull aussi. La concentration est maximale.

« Ils sont de vrais pros, dit un pompier qui les regarde avec attention. En six ans, je n'ai jamais eu à intervenir dans les puits durant l'épreuve de formule 1. Toutes les équipes possèdent aussi leur équipement de secours. »

L'heure de la troisième séance d'essais libres est arrivée. Lance Stroll est en piste. Des flammes jaillissent de l'arrière de sa Racing Point. C'est déjà fini pour lui. L'équipe est avare de commentaires.

Lawrence Stroll, le père de Lance et copropriétaire de l'écurie, passe en vitesse devant les journalistes. Il n'a pas l'intention de bavarder avec eux. De toute façon, ce n'est pas son habitude.

À 30 minutes de la séance de qualifications, Lance Stroll n'est même pas certain de pouvoir y participer et ne cache pas la vérité à notre journaliste Philippe Crépeau qu'il croise par hasard sur sa route.

« Mon moteur a explosé et je vais devoir en utiliser un autre. J'espère qu'il sera prêt. »

Stroll pourra finalement retourner en piste et devra se contenter du 18e rang.

Il s'adresse aux médias après les qualifications.Lance Stroll (à droite) Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

Les pilotes de Ferrari, eux, vivent des moments beaucoup plus heureux.

Sebastian Vettel décroche la pole. Il est euphorique. Chacun de ses déplacements est une occasion de recevoir de nouvelles acclamations. L'Allemand n'hésite pas à partager sa joie avec tous ceux qui désirent l'encourager au passage.

Son coéquipier Charles Leclerc, qui partira 3e, fait de même. Il ne refuse aucun égoportrait avec les personnes qui partent à ses trousses lors de sa marche vers les quartiers de Ferrari dans l'espace réservé aux détenteurs d'accréditations. Le jeune Monégasque affiche une attitude admirable.

Pendant ce temps, les gradins sont encore pleins. Le ciel est bleu et le public s'amuse. Le Grand Prix de formule 1 du Canada est toujours aussi populaire.

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