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L'apprentissage en accéléré de Pierre Gasly

Pierre Gasly se prépare dans le garage Red Bull, avant le Grand Prix de Chine, à Shanghai.

Pierre Gasly est cinquième au championnat des pilotes après le Grand Prix de Monaco.

Photo : Associated Press / Ng Han Guan

Radio-Canada

Le Français Pierre Gasly disputera à Montréal le 33e grand prix de sa carrière. Le jeune homme de 23 ans en est à sa deuxième saison complète, sa première avec Red Bull après un stage d'un peu plus d'un an avec Toro Rosso.

Gasly a fait un détour par la Super Formula au Japon avant de se trouver un siège, d’abord temporairement, en relève de Daniil Kvyat en pleine saison 2017, puis avec l’équipe majeure de Red Bull. En entrevue à Radio-Canada Sports, le Rouennais reconnaît que ce début de saison 2019 est éprouvant, mais il demeure optimiste.

Q. - Qu’est-ce que vous avez appris et retenu de la saison 2018?

R. C’était ma première saison [complète] en F1, la première saison où je faisais autant de courses en une année avec 21 grands prix.

J’en ai appris beaucoup sur la façon de gérer une fin de semaine de course avec les trois séances d’essais, la qualification.

Dans une deuxième saison, il y en a encore beaucoup à apprendre.

Pierre Gasly en action dans la Red Bull RB15 pendant une séance d'essais au Grand Prix de Monaco.

Pierre Gasly

Photo : Getty Images / Mark Thompson


Q. - Quel est le plus grand changement pour vous, maintenant que vous êtes avec Red Bull?

R. Il a fallu changer mon style de pilotage par rapport à cette voiture, ça a été un peu compliqué au début. Je suis arrivé dans une nouvelle équipe, avec une voiture faite par rapport à la saison d’avant, aux pilotes de la saison d’avant.

J’ai changé un peu mon approche et ça va de mieux en mieux. À Monaco, on a terminé 5e avec le meilleur tour, alors on va essayer de continuer sur cette lancée.


Q. - Qu’est-ce qui explique le succès des pilotes français ou monégasques?

R. Aucune idée! Avec Charles [Leclerc, avec Ferrari, NDLR], on court ensemble depuis qu’on a 8 ans, on a été coéquipiers en kart. C’est vrai que c’est dingue de voir où on en est alors qu’on était il y a quelques années l’un contre l’autre en kart. C’est marrant de se retrouver au plus haut niveau en F1. Je n’ai pas d’explication.


Q. - Avez-vous célébré votre arrivée dans deux écuries de pointe?

R. On se parle souvent, on n’était pas ensemble, on ne l’a pas su au même moment. Mais il le mérite, c’est vraiment quelqu’un que j’apprécie pour la personne qu’il est.

Charles est un excellent pilote et un très bon ami. Même si on se bagarre sur la piste, on arrive à bien séparer ces deux choses-là.


Q. - Votre parcours n’est pas le même que celui d’autres pilotes. Quelles sont les embûches que vous avez dû surmonter?

R. J’ai gagné la GP2, j’ai gagné la formule Renault 2 litres, j'ai terminé 2e dans la 3,5, 2e en Super Formula. J’ai fini dans les trois premières positions dans chaque championnat que j’ai couru. Mais après, j’ai fait la Super Formula, qui est quelque chose que tous les pilotes ne font pas. C’est un championnat au Japon.

C’était une vraiment bonne expérience, qui m’a permis de commencer ma relation avec Honda. Ça a été une vraiment bonne expérience même si ce n’était pas forcément prévu.

Q. Vous n’aviez pas nécessairement de soutien financier à vos débuts. Qu’est-ce que vous avez fait pour percer? Est-ce que c’est plus difficile pour un pilote s’il n’a pas les fonds?

R. C’est sûr que c’est plus compliqué, disons surtout mentalement, quand on est jeune. Je ne savais jamais si j’allais pouvoir continuer la saison d’après en karting, mais aussi en monoplace. J’ai eu la chance d’être entouré de très bonnes personnes, à commencer par ma famille, mais il y a eu énormément de personnes qui m’ont aidé en kart et en formule un. Sans qui rien de tout ça n’aurait été possible.

De temps en temps, il faut être chanceux de rencontrer les bonnes personnes et continuer de donner le maximum de soi-même. Je me suis toujours dit que si moi je continue de tout donner, un jour la chance va me sourire. Ça l’a fait, mais c’est aussi grâce à beaucoup d’autres personnes.


Q. - Croyez-vous qu’Esteban Ocon mérite un volant en F1?

R. Il a fait de bonnes saisons. Pour l’instant avec Mercedes, c’est vrai que ça a l’air un peu bouché. Je ne sais pas trop ce qui va se passer pour lui.


Q. - Quelles sont vos attentes à Montréal?

R. C’est un circuit complètement différent de Monaco, avec beaucoup plus de lignes droites. En course, on a une très bonne voiture. On va tout donner, j’espère qu’on va pouvoir bagarrer avec Mercedes et Ferrari jusqu’à la fin.

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