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« Notre objectif est de gagner » : le Canada gonflé à bloc pour le Mondial féminin

Ashley Lawrence, en action, durant le match amical face au Nigeria, le 8 avril dernier, à San Pedro del Pinatar, en Espagne
Ashley Lawrence, en action, durant le match amical face au Nigeria, le 8 avril dernier, à San Pedro del Pinatar, en Espagne Photo: nurphoto via getty images / NurPhoto
Radio-Canada

À quelques jours du premier match du Canada à la Coupe du monde de soccer féminin, Ashley Lawrence se livre sur les chances de son pays de remporter les grands honneurs en France. Comme ses coéquipières, la défenseuse du Paris Saint-Germain ne manque pas d'ambition. Elle s'est confiée à Radio-Canada Sports.

Q. - Parlez-nous de l’ambiance au sein de l’équipe canadienne.

R. On est à quelques jours de notre premier match et je pense que nous sommes bien préparées. Ça a commencé à Toronto, puis en Espagne. Ç’a été de bons tests pour nous. On est confiantes. On sait que ça ne sera pas facile, mais on est dans un bon état d’esprit collectivement.


Q. - Quelle est l’ambiance en France? Est-ce que l’on sent qu’il va y avoir une Coupe du monde de soccer?

R. Oui, bien sûr. Je pense que c’est le pays parfait pour y tenir la Coupe du monde. L’année dernière, c’était la Coupe du monde masculine, et maintenant, c’est nous. Pour ma part, je joue ici depuis trois ans [avec la sélection féminine du Paris Saint-Germain, NDLR].

On a tenu notre premier entraînement [à Montpellier, NDLR], et il y avait déjà beaucoup de partisans. Ça devient plus réel et c’est très emballant. Nous sommes fières et contentes d’être là.


Q. - Vous avez mentionné votre association avec le Paris Saint-Germain. Décrivez-nous votre expérience comme joueuse en France.

R. Au début, c’était un peu difficile pour moi, parce que je ne parlais pas français. La culture était différente en comparaison avec l’Amérique du Nord. Ça faisait changement pour moi. Mais j’ai appris la langue.

Sur le terrain, c’était un bon endroit pour moi. En ayant la chance, chaque jour, de jouer avec quelques-unes des meilleures joueuses du monde, j’ai progressé techniquement. Je joue de façon plus rapide. Je savais que cela représenterait un défi pour moi.

J’ai beaucoup progressé comme joueuse et au chapitre de la confiance. J’ai développé mes qualités de meneuse. Je remercie le PSG pour cela. C’est grâce à ce défi que je suis la joueuse que je suis aujourd’hui.

Ashley Lawrence avec le PSGAshley Lawrence avec le PSG Photo : AFP/Getty Images / FRANCK FIFE

Q. - Est-ce que le fait d’avoir des Canadiennes dans des clubs étrangers est la solution pour faire partie des meilleures du monde?

R. Ça dépend de chaque joueuse. Mais quand tu joues comme professionnelle, tu cherches toujours à t’améliorer. C’est ce qu’il y a de bon dans le fait de jouer en Europe dans les grands clubs, de pouvoir participer à la Ligue des champions, d’affronter des équipes de l’Allemagne ou de l’Angleterre.

C’est comme ça que le Canada peut progresser. On voit chaque année de plus en plus de nos joueuses s’engager avec les grands clubs. C’est comme ça que l’on peut aspirer à gagner de grands tournois comme la Coupe du monde et les Jeux olympiques.


Q. - On vous met parmi les favorites de cette Coupe du monde. Quelles sont les chances du Canada de l’emporter?

R. Notre objectif est de gagner. On a déjà dit que l’on voulait le faire par le passé. Je pense que collectivement, on a une équipe et un personnel d’entraîneurs qui pensent que c’est possible.

Je peux parler pour moi et pour l’équipe pour dire que pour ce tournoi, on a beaucoup progressé. On y a mis beaucoup de travail pour démontrer, ces dernières années, que l’on forme une des meilleures équipes du monde. La Coupe du monde est l’occasion de montrer que le Canada est une équipe qui peut gagner.


Q. - Votre premier match, lundi, sera face au Cameroun, une équipe que vous ne connaissez pas. Comment entrevoyez-vous ce premier match?

R. Je pense que ce sera un match très, très physique. On ne connaît pas très bien cette équipe, mais nous avons déjà affronté d’autres pays africains. Il y a quelques mois, nous avons joué contre le Nigeria, alors on est habituées à ce genre d’équipe.

Mais nous prenons chaque match comme un nouveau défi. Que ce soit le Cameroun, la Nouvelle-Zélande ou les Pays-Bas [les trois nations dans le même groupe que le Canada, NDLR], on se concentre sur la manière dont on peut s’imposer.

Nous voulons bien commencer ce premier match. Mais on sait que le Cameroun a des joueuses d’expérience capables de bien jouer. On va donc rester concentrées et aller chercher cette victoire.


Q. - Comment se fait-il que les femmes réussissent mieux que les hommes au Canada? Quel est votre secret?

R. Je pense que ça fait longtemps que l’on travaille fort. Avec le personnel d’entraîneurs, ça a commencé avec le mental. Je pense que c’est la base pour tout le reste. Pour les jeunes comme pour les vétéranes, ça va grandir en nous. Mais il a fallu du temps et du travail pour en arriver là.

Cela joue en notre faveur. Ç’a marché pour les femmes et ça commence du côté des hommes. C’est un changement d’esprit, de mentalité. C’est comme ça que l’on atteint les objectifs.

(D'après une entrevue réalisée par Robert Frosi)

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