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Le règlement sur l'hyperandrogénie suspendu, Semenya peut courir sur 800 m

Caster Semenya lève le pouce en l'air.

La Sud-Africaine Caster Semenya fédère l'opposition au règlement de l'IAAF.

Photo : Getty Images / Francois Nel

Agence France-Presse

Une petite victoire pour Caster Semenya... Moins d'un mois après son entrée en vigueur, le nouveau règlement sur les athlètes hyperandrogènes de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) est provisoirement suspendu par la justice suisse, offrant à la Sud-Africaine la possibilité de s'aligner sur sa distance fétiche du 800 m.

La double championne olympique avait annoncé que son combat continuerait. Devenue par la force des choses porte-parole des athlètes hyperandrogènes, elle exige de pouvoir continuer sa prolifique carrière sur 800 m sans prendre de traitement.

Cette possibilité lui a été offerte lundi par la Cour suprême suisse qui a « pris des mesures provisoires », suspendant l'application du règlement de l'IAAF jusqu'à la tenue d'une nouvelle audience, a indiqué à l'AFP Peter Josi, porte-parole du tribunal fédéral suisse, qui siège à Lausanne.

« Je remercie les juges suisses pour cette décision. J'espère qu'à la suite de mon appel, je serai de nouveau autorisée à courir librement », a déclaré Caster Semenya dans un communiqué de ses avocats qui précise que cette suspension lui « permet de participer à des compétitions sans aucune restriction pendant que son appel est à l'étude ».

Le nouveau règlement de l’IAAF, entré en vigueur le 8 mai, stipule que certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD) doivent suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé qui, selon l'IAAF, leur offre un avantage injuste dans la catégorie féminine.

Les athlètes concernées doivent faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1609 m).

Caster Semenya avait déposé mercredi dernier un appel devant le Tribunal fédéral suisse pour contester la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) rendue le 1er mai, qui avait admis que le règlement de l'IAAF devait s'appliquer.

Interrogée par l'AFP, l'IAAF a indiqué ne pas pouvoir faire de commentaires pour le moment, car elle vient de recevoir l'information du tribunal fédéral suisse, a mentionné une porte-parole.

Caster Semenya, comme la Burundaise Francine Nyonsaba et la Kényane Margaret Wambui, toutes les trois sur le podium du 800 m des Jeux de Rio en 2016 et concernées par la nouvelle règle, peuvent de nouveau participer aux 800 m à l'international, après avoir notamment manqué celui de Stockholm la semaine dernière.

Reste à connaître les plans de Semenya, qui domine largement la discipline et espère défendre son titre mondial à Doha (du 27 septembre au 6 octobre). Elle pourrait retrouver le double tour de piste dès la semaine prochaine.

Le prochain 800 m de très haut niveau est prévu à Montreuil, près de Paris, le 11 juin, où elle devait courir avec Francine Niyonsaba sur 2000 m, une distance non concernée par le règlement.

Deux 800 m féminins suivent, le 13 juin à Oslo, puis en Diamond League le 16 juin à Rabat (Maroc), avant la Diamond League de Stanford (États-Unis) le 30 juin, où la Sud-Africaine avait prévu de courir le 3000 m.

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