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La belle progression de Marie-Alex Bélanger et de l'équipe canadienne de volleyball

Marie-Alex Bélanger

Marie-Alex Bélanger

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Michel Chabot

Marie-Alex Bélanger et l'équipe canadienne de volleyball seront les hôtes de la Coupe féminine de la NORCECA au cours de la fin de semaine, à Châteauguay. Il s'agit d'une première compétition pour les représentantes de l'unifolié sous les ordres de Thomas Black.

Le Canada, 18e à l’échelle mondiale, reçoit pour l’occasion Porto Rico (13e) et le Mexique (21e) dans cette étape du processus de qualification pour la Ligue des nations.

L’équipe qui remportera les grands honneurs de ce tournoi en sol québécois se qualifiera pour la finale de la Coupe Challenge de la Ligue des nations de volleyball.

Les Canadiennes n’ont pas participé aux Olympiques depuis 1996 et leurs performances en compétitions internationales n’ont pas souvent été à la hauteur des attentes.

Volleyball Canada espère que l’embauche de Thomas Black, arrivé en poste il y a cinq semaines à peine, leur permettra d’obtenir plus de succès et de s’approcher des performances de la formation masculine canadienne, actuellement 6e au classement mondial.

Black, adjoint avec l’équipe américaine, médaillée de bronze aux Jeux de Rio, apporte avec lui une culture gagnante.

« Ma première impression était qu’il y a ici de bons éléments, dit celui qui dirige aussi le programme de volleyball à l’Université de la Georgie. Je me demandais seulement si on pouvait les faire fonctionner ensemble dans un système pour nous mener au succès. Et depuis que nous travaillons ensemble, je constate que ce sont vraiment de bonnes personnes et de très bonnes joueuses. »

« Après les entrevues, ç’a été unanime, c’était lui notre candidat, dit Julien Boucher, directeur technique à Volleyball Canada. Il a une bonne feuille de route et c’est un Américain, il parle très bien anglais et c’est un gars qui est plus ouvert que notre ancien entraîneur à intégrer la communauté à Richmond. Ça aide pour l’image de l’équipe. »

Black arrive également avec une nouvelle philosophie et une approche différente, à des années-lumière de celle de son prédécesseur, Marcello Abbondanza.

C’est le jour et la nuit. C’est drôle parce que quand il est arrivé, quand nous faisions des erreurs à l’entraînement ça nous rendait super stressées et lui disait : "C’est une belle erreur…" On n’avait pas entendu ça souvent.

Marie-Alex Bélanger, joueuse de l'équipe canadienne

« Il y a eu un temps d’adaptation, mais nous aimons vraiment ça, poursuit Bélanger, seule Québécoise au sein de la sélection nationale. Tout le personnel est super fin. Et Tom n’est pas là que pour emmener 12 filles aux Olympiques. Il veut rebâtir tout le programme. Il a une vision à long terme et c’est motivant. »

« Ce qui m’enthousiasme ici, notamment, c’est le défi de bâtir quelque chose et nous croyons avoir les personnes pour y arriver, ajoute Black. Et il y a de très bonnes personnes au sein de Volleyball Canada. En ce moment, nous bâtissons le programme, que ce soit l’entraînement musculaire, le soutien psychologique, notre système de jeu, tout. C’est un processus excitant qui nous conduira vers quelque chose de spécial. »

N’empêche, l’Américain et ses adjoints devront faire vite. Ils arrivent en poste dans l’année qui précède les prochains Jeux olympiques.

Nous nous sentons comme si nous étions dans la première année d’un cycle, mais en réalité, nous en sommes à la troisième année du cycle olympique, reconnaît Black. Nous devons donc apprendre à un rythme accéléré. Il y aura des erreurs, mais la clé sera de les surmonter rapidement pour nous remettre en marche.

Thomas Black, entraîneur-chef

« On a un bon noyau, estime Boucher. Déjà nous avions vu une amélioration l’été dernier avec une grosse victoire contre la République dominicaine à la Coupe panaméricaine. Au Championnat du monde, nous avons un peu contre-performé, mais les athlètes que nous avons sont plus fortes, plus puissantes et elles sautent plus haut. Ça nous manquait beaucoup. »

Une joueuse explosive

Marie-Alex Bélanger est l’une de ses joueuses puissantes et elle tentera d’impressionner son nouveau patron au cours de la fin de semaine. Celui-ci l’apprécie cependant déjà.

« C’est une joueuse vraiment dynamique, confie l’entraîneur-chef. Elle a un bras très rapide et a bien développé son jeu. Elle agira comme spécialiste du service samedi. C’est un aspect de son jeu qui a évolué. C’est aussi une joueuse explosive. Nous savons qu’elle peut aussi nous aider à l’avant. »

« Généralement, je suis plus sur le terrain alors que là je n’entre que pour faire un service, donc mon travail est plus précis. Mais je dois bien le faire parce que même si c’est un petit rôle, c’est vraiment important. C’est une première pour moi, je vais tout donner. »

À 26 ans, l'ancienne des Carabins de l'Université de Montréal revient au pays après sa première saison professionnelle. Partante au sein du Volley-Ball Club de Chamalières en France, elle avoue avoir eu du mal à s’adapter à sa nouvelle vie.

« C’est des semaines de 6 ou 7 jours avec des entraînements deux fois par jour en plus des matchs. Et là je suis loin de ma famille et de mes amis. Tu te retrouves à l’autre bout du monde un peu toute seule, donc c’est plus compliqué. »

Marie-Alex Bélanger est cependant heureuse de ce nouveau chapitre de sa carrière et d’avoir la chance de gagner sa vie avec son sport.

« Des fois, je ne m’en rends pas vraiment compte parce que je suis dans une roue qui tourne depuis des années, dit l’athlète de 26 ans. Je ne fais que jouer au volleyball. Je me lève, je mange, je vais jouer au volleyball… Mais quand je prends le temps d’y penser, que c’est mon travail, que c’est ça ma vie, c’est vraiment le fun. Ça me fait voyager, je rencontre plein de personnes et c’est vraiment une belle vie que je mène. »

Son avenir pour l’automne prochain demeure incertain, mais la jeune femme assure avoir reçu des offres d’équipes de différents pays.

En attendant, c’est l’apprentissage du nouveau système de l’équipe canadienne qui la préoccupe. Elle doit absorber de nouvelles notions.

« Tactiquement, la vitesse a changé, explique Bélanger. Tout le monde doit avoir la même technique et je dois changer la mienne et c’est difficile quand tu as des habitudes depuis 12 ans de volleyball. Au niveau des approches d’attaques, des réceptions et de la passe, tout est nouveau. C’est un beau défi. »

Dans le cadre de la Coupe de la NORCECA, le Canada affrontera le Mexique à 18 h (HAE) samedi et Porto Rico dimanche à 14 h (HAE).

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