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Le spectre de Durant et l'éclat de Siakam dominent la finale de la NBA

Pascal Siakam a explosé avec 32 points lors du premier match de la finale de la NBA.

Pascal Siakam a explosé avec 32 points pour les Raptors lors du premier match de la finale de la NBA.

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

Olivier Paradis-Lemieux

TORONTO - L'ambiance était revenue au calme à Toronto au lendemain du premier match de la finale de la NBA, qu'ont remporté les Raptors contre les Warriors de Golden State.

Les barrières du parc Jurassic, qui ont accueilli des milliers de spectateurs jeudi soir, ont été rangées de chaque côté de la place attenante au Scotiabank Arena, alors que les chandails au ballon griffé ont laissé place aux complets-cravates de Bay Street.

À l’intérieur du domicile des Raptors, les entraîneurs Nick Nurse et Steve Kerr, ainsi que le héros du premier match Pascal Siakam et celui qui aura la tâche de le ralentir lors du deuxième match, Draymond Green, sont les seuls à s’être présentés devant les médias.

Aucun entraînement n’était prévu à l’horaire et l’entraîneur des Warriors n’a pas tergiversé très longtemps sur la mise à jour la plus attendue avant le deuxième duel.

« Aussi bien le dire tout de suite, Kevin Durant ne jouera pas dimanche », a annoncé Kerr, mettant fin aux rumeurs quant à la disponibilité du joueur par excellence des deux dernières finales.

« C’est une blessure particulière, celle qu’il a au mollet. Si nous le ramenons trop vite, nous risquons de le perdre pour toute la série, a-t-il ajouté [...] Sa rééducation se passe bien et il continue d’augmenter l’intensité de ses entraînements. »

Des médias américains rapportaient plus tôt vendredi que Durant pourrait revenir au jeu dans le troisième match, au pire dans le quatrième.

« On le voit qu’il se rapproche d’un retour au jeu, a avancé son coéquipier Draymond Green. Il est de plus en plus autour de l’équipe. Soudainement, il est dans le bus avec nous pour les entraînements. On l’entend davantage aussi. Il donne ses indications avant le match, son opinion. Je pense que c’est le cheminement naturel quand tu reviens d’une blessure. »

Au-delà du statut de Durant, c’est encore la performance sensationnelle de Pascal Siakam lors du premier match qui orientait la discussion. L’énergie du Camerounais a dynamisé l’attaque torontoise, alors que Kawhi Leonard connaissait un rare match où son efficacité était réduite.

« Je n’ai jamais vu quelqu'un comme ça. C’est une très grosse scène pour réussir une performance de la sorte, avec très peu d’expérience », a soutenu l’entraîneur des Raptors à propos de l’ailier de 25 ans, qui n’a commencé à jouer au basketball qu’à 18 ans.

« Il a toutefois l’habileté innée de posséder un très gros moteur avec une tonne d’énergie qui lui permet de jouer rapidement et athlétiquement, et c’est ce qui lui permet de travailler aussi fort tous les jours. Cette énergie qu’il a lui permet de maximiser ses capacités. Il absorbe tout et il l’amène sur le terrain. Il travaille sans relâche et il a le désir brûlant d’être un très, très bon joueur dans cette ligue », a ajouté Nurse.

Pascal Siakam (à gauche) est surveillé par Stephen Curry.

Pascal Siakam (à gauche) est surveillé par Stephen Curry.

Photo : USA TODAY USPW

Siakam n’était que la pierre angulaire d’un système de jeu qui rivalise par sa vitesse… à celui de Golden State.

« Ils me font penser à nous, a relevé Kerr. Draymond pousse le ballon en transition, Siakam pousse le ballon en transition. Ils ont beaucoup de gars qui peuvent réussir des jeux avec le ballon en main, comme nous. Parfois, ils jouent avec deux meneurs de jeu avec [Kyle] Lowry et [Fred] VanVleet, et parfois nous le faisons avec Steph [Curry] et Shaun [Livingston] ou Andre [Iguodala], ou les trois en temps. »

« Ils sont tellement rapides, encore plus que ce nous avions envisagé en regardant les bandes vidéo, mais maintenant que nous l’avons bien saisi, nous savons comment nous ajuster, a quant à lui indiqué le bouillant ailier fort des Warriors. C’est à nous de faire l’effort de revenir en défense et de mieux communiquer sur qui a le ballon et qui nous devons défendre individuellement. »

Green a insisté sur le fait que c’était à lui de réduire au silence Pascal Siakam, mais son entraîneur a tenu à contenir un peu ses ardeurs.

« Draymond va toujours se mettre ce poids sur ses épaules, et je respecte ça de lui. Mais c’est un effort d’équipe, en unité de cinq, a précisé Kerr. Et si votre défense en transition est mauvaise, il n’y a pas grand-chose à faire parce que vous parlez des meilleurs joueurs du monde qui arrivent à pleine vitesse dans un match rapide dans des situations de cinq contre quatre ou quatre contre trois. C’est trop facile de marquer de la sorte, mais surtout pour une équipe comme Toronto qui est en finale. »

La nouvelle coqueluche des Raptors sait bien qu’il sera dorénavant une cible des Warriors.

« Évidemment, ils vont faire des ajustements et je dois être prêt pour tout ce qu’ils tentent de faire contre moi, a rétorqué Siakam. Je pense que c’est ce que j’ai fait toute l’année. Je me suis ajusté de jour en jour et je me suis amélioré ainsi. Même si je n’ai qu’un peu d’expérience en séries, je sais que de match en match, ça va être différent et qu’on va faire face à de nouveaux schémas défensifs. »

« Je pense qu’une équipe comme les Warriors ont gagné, ils savent comment il faut faire pour gagner. On sait qu’ils vont revenir et faire les choses différentes. On est prêts pour ça, ils vont revenir avec une urgence plus grande que lors du premier match », a ajouté, en français, l’ailier camerounais.

L’entraîneur des Warriors abonde dans le sens de Siakam.

« Avoir gagné trois championnats aide parce que nous avons déjà tout vu, a confirmé Kerr. Nous avons été en avance 3-1 dans une série, et nous l’avons perdue. Nous avons été en retard 1-3 dans une série, et nous l’avons gagnée. Et tout le reste entre ses deux extrêmes. Rien ne peut surprendre ces joueurs-là. Ils sont bien habitués au rythme d’une série de sept matchs et tous ses rebondissements possibles. »

Le prochain rebondissement aura lieu dimanche soir à Toronto. Une victoire des Raptors placerait les Warriors dans une situation inédite depuis l'arrivée de Kerr à la barre de l'équipe à l'été 2014. Ils n'ont jamais été en retard 0-2.

Pour les Raptors toutefois, dans cette finale, tout est de l'inédit.

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