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L'arthrite est plus qu'une bonne cause pour François Hamelin

Francois Hamelin en action à la Coupe du monde de Calgary, en 2016.

Francois Hamelin a pris sa retraite en 2018.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Simon Cremer

Une fois sa carrière de patineur de vitesse terminée, François Hamelin savait qu'il voulait choisir une cause dans laquelle s'engager, et s'y donner pleinement. Cette cause s'est imposée d'elle-même : l'arthrite.

« C’est une maladie connue, mais méconnue aussi. Tout le monde en a déjà entendu parler, mais les gens n’ont pas nécessairement des connaissances approfondies, moi le premier.

« Il n’y a pas de moyen d’en guérir, on ne peut que soulager. Les gens vivent avec ça pour le restant de leur jour », explique Hamelin, ambassadeur pour la Marche de l’arthrite, dont la 10e édition se déroule samedi, au parc Arthur-Therrien de Montréal.

C’est la Société de l’arthrite qui a approché Hamelin et son frère Charles, après qu’ils eurent mentionné que leur grand-père était atteint de la maladie.

« Quand j’étais athlète, on en avait parlé et on m’a approché pour voir si on voulait s’impliquer. Mon grand-père a souffert d’arthrite chronique, surtout aux mains et aux jambes. Pour lui, ouvrir la porte c’était difficile, on ne pouvait pas vraiment lui serrer la main. Je pensais que c’était la vieillesse, mais non, c’est une maladie.

Quand j’étais jeune, j’étais un peu innocent, je ne me forçais pas vraiment à aider mes grands-parents, mais avoir su que c’était une maladie, avoir su que ma grand-mère faisait tout ce qu’elle faisait, je l’aurais aidée.

François Hamelin

« Mon grand-père a fait de l’arthrite et ma petite cousine en souffre, elle fait de l’arthrite juvénile. Plus jeune, elle avait des prothèses, ajoute Hamelin. J’ai vu cette maladie-là et j’ai vu son impact, ça m’a parlé rapidement.

« J’étais sensible à cette cause-là, j’ai embarqué. Je me suis dit que j’allais choisir une cause, donner de mon temps, et y aller à fond. J’essaie de faire le plus possible à travers les 1001 projets. »

Cette approche n’est pas étrangère à celle que François Hamelin a prise quand est venu le temps d’arrêter le patinage de vitesse sur courte piste. Si la retraite de Marianne St-Gelais a rappelé qu’il n’est pas toujours facile pour un athlète de dire au revoir à son sport, Hamelin avait un plan en tête.

Il s’est lancé en affaires avec un ami d’enfance. Ensemble, ils ont fondé Balboa, une agence de marketing sportif pour athlètes et fédérations.

« Il y a eu un deuil, reconnaît Hamelin, mais il n’a pas été difficile, parce que j’ai pu transférer mon énergie dans d’autres sphères de la vie. J’avais mon agence qui était en démarrage, je me suis mis à faire de la course à pied (Hamelin a l’intention de faire un premier marathon à Toronto, au mois d’octobre). Je suis devenu tellement intense que je dois me mettre des limites parce que mon côté compétitif s’empare de moi. Mais le temps fait en sorte que je fais ça pour complémenter ma vie, ce n’est plus ce qui mène mon quotidien. »

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