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Faire rayonner le sport olympique auprès des jeunes, la mission de Mikaël Kingsbury

Il leur tape dans les mains.

Mikaël Kingsbury accueille des jeunes à la Maison olympique.

Photo : Radio-Canada

Justine Roberge

Même pendant la saison estivale, Mikaël Kingsbury trouve une façon de se tenir occupé entre ses entraînements. Le champion de ski acrobatique accueillait jeudi des élèves du primaire à la Maison olympique, à Montréal, à titre de porte-parole de l'Expérience olympique canadienne.

Les jeunes étaient invités à participer à cette exposition interactive, ouverte au public depuis presque un an.

« Aujourd’hui, on reçoit des jeunes qui viennent se mesurer à moi en ski de bosses ou qui peuvent essayer d’autres sports olympiques, indique Kingsbury. Je suis là pour inspirer les jeunes et leur permettre d’en connaître un peu plus sur le mouvement olympique. Je suis très fier d’être porte-parole. »

Étant plus jeune, j’ai toujours regardé les Jeux olympiques. J’ai toujours été près du mouvement olympique. D’avoir la chance d’être un athlète et de pouvoir inspirer des jeunes, je trouve ça vraiment le fun.

Mikaël Kingsbury

Entrevue avec Mikaël Kingsbury

Mikaël Kingsbury a eu la chance de s'opposer à plusieurs concurrents dans une épreuve interactive de bosses. Et il s'est bien fait surprendre.

« Je me suis fait battre par une couple de personnes, avoue-t-il en riant. C’est vraiment différent de la vraie vie. Il faut que tu comprennes la twitch du jeu. Moi, j’étais trop précis, il faut que tu sois un peu d’avance. Tout le monde qui l’essayait pour la première fois me battait… Ça me faisait rire. »

La Maison olympique a accueilli quelque 6000 jeunes depuis le début de l'année. De nombreux groupes scolaires et camps de jour viendront vivre l'expérience pendant l'été.

En plus des différents sports à essayer, l’exposition compte une section interactive qui permet de revivre des performances canadiennes marquantes ou encore de s’informer sur les Jeux olympiques.

« C'est une expérience qui diffère de ce que les jeunes peuvent vivre au musée par exemple, explique l'ancienne escrimeuse Sandra Sassine. C'est plus interactif et ils peuvent vraiment s'amuser tout en apprenant. Et la réponse qu'on reçoit est très positive. »

« Ça convient aussi aux jeunes qui ne sont pas très sportifs. Ils peuvent apprendre plein de choses et découvrir qu'il y a une variété de sports qui existent », mentionne Sassine, gestionnaire de programme, Éducation olympique et Expérience olympique au sein du Comité olympique canadien (COC).

Toujours motivé

Cet été, Mikaël Kingsbury passera beaucoup de temps sur les pentes de ski dans le but de se préparer pour la prochaine saison. Il voyagera de Whistler à l'Australie, en passant par la Suisse. Mais il compte tout de même prendre du temps pour lui.

« Ça me fait toujours du bien de prendre des vacances et prendre du recul. C’est souvent quand tu prends un break que tu te rends compte à quel point ton sport te manque. Après, ça me motive de revenir à l’entraînement. »

Entrevue avec Mikaël Kingsbury

Celui qui détient une médaille d'or olympique et quatre titres de champion du monde ne se lasse pas. Il est toujours en amour avec son sport et croit qu'il peut encore s'améliorer.

« Après 2018, je pensais vraiment avoir connu ma meilleure saison. Mais la saison 2019 qui vient de se terminer, c’est probablement la meilleure de ma carrière. Gagner deux Championnats du monde sur la piste la plus difficile à Deer Valley, gagner deux globes de cristal encore, essayer un saut que personne n’avait jamais fait et l’atterrir deux fois. Ç’a été une année vraiment spéciale pour moi et haute en émotions. Ça me donne le goût de continuer. »

J’ai pas l’impression que j’ai encore atteint mon plein potentiel.

Mikaël Kingsbury

« Dans le temps, la motivation je la trouvais beaucoup au travers des résultats, de la médaille d’or olympique. Après avoir tout gagné ce qu'il est possible de gagner dans mon sport, je vais plus chercher la motivation à essayer d’atteindre mon plein potentiel et de devenir un meilleur skieur. C’est le fun aussi d’être dans un sport où il n’y a pas de perfection. Les juges ne te donneront jamais la note parfaite, donc ça te repousse toujours à donner le meilleur de toi-même. »

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