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Le soccer gère mal les symptômes de commotions cérébrales, suggère une étude

Sur cette photo prise en 2006, le gardien de l'équipe nationale suédoise, Andreas Isaksson, a été atteint au visage par un violent tir.

Sur cette photo prise en 2006, le gardien de l'équipe nationale suédoise, Andreas Isaksson, a été atteint au visage par un violent tir.

Photo : AFP/Getty Images / SVEN NACKSTRAND

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude publiée par des chercheurs torontois laisse entendre que de nombreux joueurs de soccer professionnels ne reçoivent pas les soins adéquats lorsqu'ils présentent les symptômes d'une commotion cérébrale.

Ces conclusions auraient un impact concret aux quatre coins du monde, puisque le soccer est l'un des sports les plus populaires et qu'il connaît la plus forte croissance, a rappelé le Dr Michael Cusimano, le principal auteur de l'étude publiée jeudi dans le journal BMJ Open.

« Ce qui se produit au niveau élite a des effets considérables partout sur la planète, et ça pourrait signifier que les commotions cérébrales ne sont pas diagnostiquées ou que les joueurs ne sont pas traités de façon adéquate. Cela entraîne des conséquences graves », a expliqué le neurochirurgien à l'hôpital St. Michael's de Toronto.

Les chercheurs ont analysé chacun des 51 matchs de l'Euro 2016 à la recherche de séquences où un joueur aurait subi une commotion cérébrale en raison d'un contact direct à la tête.

Ils ont analysé les symptômes visibles d'une commotion, dont la perte de conscience d'un joueur, sa lenteur à se relever, s'il est désorienté ou encore s'il se prend la tête. Ils ont aussi évalué si le joueur avait été observé par un thérapeute, tel qu'il est stipulé dans le code de conduite international pour l'évaluation des commotions cérébrales.

Presque trois cas sur quatre sont ignorés

Les chercheurs ont déterminé 69 « cas possibles de commotion » pendant le tournoi et déterminé que dans 19 cas, ou 27,5 % des occasions, les joueurs avaient été examinés.

Ceux-ci n'ont cependant pas reçu d'aide médicale dans les 50 autres cas, ce qui représente 72,5 % de tous les incidents établis par les chercheurs. Dans les 69 cas au total, tous les joueurs sont retournés sur le terrain avant la fin de la rencontre.

Ces résultats sont préoccupants, a reconnu le Dr Cusimano.

« Les incidents qui se produisent pendant ces tournois sont vus par des centaines de millions de personnes, donc ils peuvent avoir un impact majeur sur la façon dont le sport est pratiqué et sur ce qui se produit lorsqu'un incident survient, a-t-il mentionné. Donc, si elles (les commotions) sont ignorées à ce niveau-là, alors ce sera la même chose à tous les niveaux inférieurs de ce sport. »

Lorsqu'un athlète ressent les symptômes d'une commotion cérébrale, il doit immédiatement être retiré du jeu et examiné par un professionnel accrédité qui applique un test standardisé, a évoqué le neurochirurgien. S'il a été victime d'une commotion, alors il ne doit pas retourner au jeu.

Ces tests prennent au minimum 10 minutes, a-t-il précisé, et c'est très difficile d'y parvenir dans ces délais en bordure du terrain.

D'ailleurs, le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a déclaré mercredi que son organisation souhaite que les médecins aient plus de temps pour diagnostiquer les blessures à la tête, afin de s'assurer que les joueurs qui souffrent d'une commotion cérébrale ne soient pas retournés sur le terrain.

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