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Les Raptors sont déjà champions de la diversité et de l'inclusion

Les partisans de Nav Bhatia sont nombreux.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Philippe Leblanc

Pour la première fois, jeudi soir, l'hymne national canadien sera interprété avant le début d'un match de la finale de la NBA. Les Raptors de Toronto seront les hôtes des champions en titre, les Warriors de Golden State. C'est un moment historique que les partisans de la Ville Reine attendent depuis un quart de siècle. Lors de la partie, ce sera aussi l'occasion de célébrer le visage cosmopolite de la métropole canadienne.

Les milliers de spectateurs rassemblés à l'aréna Scotiabank ou à l'extérieur de l'édifice pour suivre le match sur des écrans géants proviennent de tous les horizons. Les Raptors de Toronto ont d'ailleurs reçu le prix du basketball professionnel l'an dernier pour leur leadership en matière d'inclusion.

Le basketball pour conserver ses racines européennes

Nina Djurkovic sur un terrain de basketball.

Nina Djurkovic et ses amis.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Comme beaucoup de Torontois ces temps-ci, Nina Djurkovic s'improvise joueuse de basketball avec des collègues sur un terrain extérieur de la ville. Cette jeune femme d'origine serbe aime que les partisans des Raptors soient célébrés pour leur côté multiculturel.

« Toronto est une des villes les plus cosmopolites du monde, dit-elle, c'est juste normal. Pour les Européens comme moi qui déménagent ici, encourager les Raptors est une façon de retrouver un peu de nos origines, puisqu'on suit beaucoup le basketball en Europe. Pour d'autres, c'est une façon de découvrir ce sport. »

Les Raptors, outil d'intégration

Il y a six ans, Regal George Manjili quittait les Philippines avec ses parents en quête d'une vie meilleure. Dès son arrivée à Toronto, Regal s'est intéressé au basketball.

Il a maintenant 19 ans et quand il veut oublier les tracas du quotidien, il s'évade sur un terrain de basketball.

« Les Raptors ont aussi été un moyen de me faire des amis, explique-t-il, d'avoir des intérêts communs avec eux. Et puis dernièrement, on regarde les parties à la télévision en famille. Habituellement, on ne regarde jamais la télévision toute la famille ensemble. »

Combattre les préjugés grâce au basketball

Yasin Said effectue un lancé avec un ballon de basketball.

Yasmin Said des Hijabi Ballers

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Sur un terrain du nord de la ville, la jeune de 16 ans Yasmin Said pratique ses lancers francs.

Ses parents sont originaires d'Éthiopie. Elle aussi se sent plus acceptée grâce au basketball et aux Raptors, qui l'ont incitée à créer un groupe sportif pour jeunes musulmanes, nommé les Hijabi Ballers.

On se sent parfois exclus dans notre société, dit-elle, mais ces moments sportifs historiques que les Raptors nous procurent nous unissent tous.

Yasmin Said

Le basketball, sport accessible et universel

Shahin Shamshiri est d'origine iranienne. Il a ouvert le mois passé une boutique de chaussures sportives sur la rue Queen West de Toronto. Il est surtout connu pour les fresques aux couleurs des Raptors qu'on trouve sur l'édifice et aussi dans son magasin.

« Les Raptors attirent des partisans de toutes les cultures, affirme-t-il. Tout ça découle du sport simple et accessible qu'est le basketball, contrairement au hockey. Vous n'avez besoin que d'un ballon et d'un panier improvisé. Tout le monde peut jouer. Vous n'avez pas besoin d'équipement spécial. Quand on est jeune, on joue tous au basketball à un moment donné. »

Un « Super Partisan » comblé et confiant

Un partisan des Raptors avec Nav Bhatia.

Nav Bhatia est le visage multiculturel des Raptors.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Nav Bhatia est derrière le virage multiculturel des Raptors. L'ancienne vedette Isaiah Thomas lui a donné le surnom de Super Partisan parce que Nav Bhatia s'époumone sur les lignes de côté à chaque partie depuis 24 ans. Il n'en a jamais raté une. Il est aujourd'hui une vedette à Toronto et tout le monde veut une photo avec lui.

Mais c'était une autre histoire au début de la concession, lorsqu'il était le seul sikh dans les gradins et que la foule était moins diversifiée. Nav Bhatia a décidé d'essayer de changer les mentalités et d'intéresser les jeunes de tous les horizons au basketball.

« Peu importe qu'ils soient Mexicains ou Indiens, amenez les gens des communautés culturelles à l'aréna, lance-t-il. C'est bon pour l'équipe, pour les affaires, mais c'est surtout bon pour la cohésion sociale. C'est le message que je passe aux autres concessions de la NBA. »

Les Raptors sont déjà champions de la diversité et de l'inclusion. Ils peuvent rêver d'être rois de la NBA dans quelques jours.

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