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Chase Carey, le grand patron de la F1, parle en bien de Montréal

Chase Carey (à gauche) et François Dumontier discutent au nouveau complexe au circuit Gilles-Villeneuve.

Chase Carey (à gauche), le grand patron de la F1, aux côtés du promoteur François Dumontier pour l'inauguration du nouveau complexe au circuit Gilles-Villeneuve.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Philippe Crépeau

Le patron de Formula One Group, l'Américain Chase Carey, mandaté de Liberty Media, était présent à l'inauguration du nouveau paddock du circuit Gilles-Villeneuve, le 15 mai. Il est de retour à Montréal cette semaine pour le Grand Prix du Canada. L'occasion de faire le point sur les nouvelles installations et sur la saison en cours.

Chase Carey voyage beaucoup depuis qu'il est le grand patron de la F1. Il est basé à Londres, mais on le voit à toutes les courses. Il est reconnaissable entre tous en raison de sa moustache blanche.

Le 14 mai, il était à Zandvoort au bord de la mer du Nord pour annoncer le retour du Grand Prix des Pays-Bas en 2020. Le lendemain, il était à Montréal pour inaugurer le nouveau paddock du circuit Gilles-Villeneuve.

Sept personnes coupent le ruban.

Chase Carey parmi les personnalités invitées à couper le ruban lors de l'inauguration du nouveau paddock du circuit Gilles-Villeneuve.

Photo : Société Radio-Canada

Chase Carey a ce jour-là découvert l'architecture du bâtiment.

« En arrivant, je ne savais pas à quoi m’attendre, car je n’avais vu aucune photo du projet, et il est rare que la réalité dépasse les attentes, a-t-il indiqué aux journalistes. Mais c’est exactement ce qui se passe ici. »

Pour que la F1 reste un sport extraordinaire, on ne peut pas faire du sur place. Il faut trouver des moyens de rendre le spectacle encore plus attrayant, et ces nouvelles installations, absolument spectaculaires, remplissent parfaitement cette mission.

Chase Carey, patron de Formula One Group
L'entrée monumentale du nouveau paddock du circuit Gilles-VilleneuveAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entrée monumentale du nouveau paddock du circuit Gilles-Villeneuve

Photo : Société Radio-Canada

« Les gens vont avoir tout un choc, a-t-il admis. Ils vont être très surpris. Les équipes vont être époustouflées de voir ces nouvelles installations. »

« Il est important qu’au-delà du spectacle en piste, on offre un décor qui frappe l’imagination des gens. Ces installations sont un superbe ajout à une course qui a déjà une place particulière dans le calendrier de la F1 », s'est aventuré à dire M. Carey.

Il n'a pas voulu aller plus loin. On le comprend.

Le nouveau paddock de Montréal, qui aura coûté 59 millions de dollars, y compris les mises à niveau en sous-sol, ne peut pas être comparé aux installations pharaoniques de Shanghai, de Bahreïn ou d'Abou Dhabi. Mais il peut se comparer au nouveau complexe du circuit de Silverstone, appelé The Wing, qui a coûté 68 millions de dollars canadiens.

« Je ne veux pas établir une hiérarchie des installations en F1. Nous avons 21 partenaires de très haut niveau. Ils le sont chacun à leur manière. Nous ne voulons pas de championnat standardisé, nous voulons que chaque événement ait sa propre identité. »

Les panneaux solaires sur la terrasse végétalisée du paddock du circuit Gilles-VilleneuveAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les panneaux solaires sur la terrasse végétalisée du paddock du circuit Gilles-Villeneuve

Photo : Société Radio-Canada

« Montréal est un endroit unique, et le Grand Prix du Canada est un des plus populaires du calendrier. Je voulais être ici pour l’inauguration des installations, qui ajoutent à l’énergie qui se dégage déjà de cet événement. Je veux remercier Montréal d’avoir fait ce grand pas en avant pour donner encore plus de lustre à un événement déjà extraordinaire. »

Je viens de la côte est, et je peux vous dire que les amateurs de course automobile de la côte est américaine inscrivent le Grand Prix du Canada dans leur agenda comme un incontournable. Les gens viennent de partout pour assister à ce grand prix, d’aussi loin que l’Asie.

Chase Carey

Alors que Liberty Media aimerait organiser un deuxième grand prix aux États-Unis (avec Austin au Texas) dans un calendrier déjà chargé, la ville de Miami a exprimé un intérêt, et un projet a vu le jour. Il a été question de le jumeler au Grand Prix du Canada, pour en faire une sorte de programme double en sol nord-américain.

« Nous pensons ajouter un deuxième grand prix aux États-Unis. On n’a pas encore décidé de sa place dans le calendrier. En regardant le calendrier tel qu’il est aujourd’hui, je ne m’attends pas à ce qu’il y ait une place en juin, estime M. Carey. Pour l’instant, on se concentre plus à trouver le bon endroit pour l’organiser. Nous en discutons encore. »

L'équilibre entre la tradition et la découverte

Le Championnat de F1 est un circuit planétaire, et les dirigeants poursuivent le travail de Bernie Ecclestone d'élargir ses horizons. Ainsi, la F1 ira au Vietnam en 2020. Le contrat est signé.

« Nous souhaitons des ententes à long terme, comme ici à Montréal. Mais au milieu de ces ententes à long terme, il est normal qu’il y ait de temps à autre des changements, des pays arrivent, d’autres qui s’en vont. C’est la vie. C’est bon pour les amateurs, car la F1 leur offre du nouveau, donc de l’inattendu. »

Chase Carey, président de Formula One Group, en entrevue à Radio-Canada

Chase Carey, président de Formula One Group

Photo : Société Radio-Canada

« Nous avons choisi d’équilibrer le championnat entre circuits de tradition et nouveaux pays. C’est important de le faire, et nous devons le faire, a-t-il insisté au micro de Radio-Canada Sports. Nous devons vivre avec cette réalité, car la F1 a ses fondations en Europe, et son côté traditionnel peut s’étirer jusqu’ici au Canada.

« Il y a au-delà de ça de formidables possibilités de développer le sport dans d’autres parties du monde. Mais les fondations doivent être solides, c’est pourquoi nous jumelons l’arrivée du Vietnam en 2020 au retour aux Pays-Bas, à Zandvoort. »

Le pilote David Coulthard brandit le drapeau vietnamien en mai 2018 lors d'une démonstration de l'équipe Red Bull.

Le pilote David Coulthard brandit le drapeau vietnamien en mai 2018 lors d'une démonstration de l'équipe Red Bull.

Photo : Getty Images / Thananuwat Srirasant

Avec ces deux courses, ça fait 23 épreuves au total. Trop au goût des équipes. Des courses devront écoper. On pense au Grand Prix du Mexique et au Grand Prix d'Espagne.

« Il y a cinq pays dont les contrats se terminent cette année. Nous avons des ententes de principe pour le renouvellement de deux contrats existants, mais nous ne renouvellerons pas les contrats des cinq pays. »

« Nous discutons du nombre maximum de courses à avoir, c’est ultimement notre décision, mais nous en discutons avec les équipes, a dit le dirigeant américain. Avec 21 courses, le calendrier me paraît pas mal plein, mais on pourrait en ajouter une ou deux. »

Mais nous privilégions la qualité à la quantité, et nous n’ajouterons une course que si nous croyons que ça vaut le coup.

Chase Carey

La domination de Mercedes-Benz

Quel que soit le décor, à la base, il faut pour attirer les spectateurs un spectacle de qualité.

Depuis le début de la saison, Mercedes-Benz écrase la concurrence. Ferrari a du mal à suivre. La régularité de Mercedes-Benz est remarquable, mais tue le spectacle, disent plusieurs.

« Il faut donner crédit à Mercedes-Benz, a tenu à dire Chase Carey. Nous, nous avons toujours été clairs, nous voulons améliorer la qualité du spectacle, qu'il ne soit pas trop prévisible. »

Chase Carey, président de Formula One Group, devant les installations de Mercedes-Benz

Chase Carey, président de Formula One Group, devant les installations de Mercedes-Benz

Photo : Getty Images / Clive Mason

« Nous travaillons là-dessus. Nous avons des initiatives prévues en 2020, et d'autres pour 2021 dans le but d'améliorer le spectacle », affirme-t-il.

« Bravo à ceux qui gagnent sur la piste. Mais nous, nous nous engageons à faire tout en notre pouvoir pour offrir ce qu'il y a de mieux au public », a conclu Chase Carey.

Les premiers essais libres du Grand Prix du Canada commencent vendredi à 10 h (HAE).

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