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Le centre des Alouettes Luc Brodeur-Jourdain à la croisée des chemins

Il répond aux questions sur le bord du terrain.

Luc Brodeur-Jourdain voit son rôle changer, mais il espère rester à l'avant-plan dans le scénario 2019 des Alouettes.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Jean-François Chabot

Du côté des Alouettes, Luc Brodeur-Jourdain fait partie des meubles. Il en est à son 12e camp, mais celui-ci a un goût prononcé de changement pour le centre de 36 ans.

Au fil des années, il s’est forgé une place, il a surmonté l’adversité et une grave blessure au genou droit en 2015. Même s’il se sent habité d’une nouvelle mission de mentor, cet ancien du Rouge et Or de Laval aspire encore à un rôle de partant.

« Tous les camps ont été différents parce que la dynamique change. Les équipes ne sont jamais identiques. Il y a des rotations dans les effectifs, chez les joueurs, chez les entraîneurs. Le rôle de chacun des joueurs est appelé à changer au fil du temps », indique le Québécois qui porte toujours une orthèse pour soutenir son genou droit.

Brodeur-Jourdain trouve que le temps passe vite, mais il croit pouvoir encore apporter sa contribution à la seule équipe qu'il a connue dans la Ligue canadienne (LCF).

Je suis passé du jeune qui avait tout à prouver au vétéran qui avait tout à perdre, et maintenant au vieux vétéran qui a tout à partager. Mais pour moi, c’est encore un privilège d’être ici.

Luc Brodeur-Jourdain

Est-il disposé à se contenter d’une place de second violon comme il l'était l'an dernier, où il n'a été partant que dans 3 des 13 matchs qu'il a disputés?

« Le rôle que je veux et que j’espère exécuter est d’être sur le terrain comme joueur partant et de voir du temps de jeu, de pouvoir célébrer avec mes coéquipiers dans la zone des buts, explique-t-il.

« En même temps, mon rôle de mentor que j’exerce en ce moment au camp d’entraînement est un rôle que j’accepte. Mais entre accepter son rôle et s’en satisfaire, il y a toute une différence. Je veux continuer à en vouloir plus. Je comprends la dynamique qui m’entoure qui est celle d’une équipe qui se rajeunit, avec des jeunes qui doivent prendre de l’expérience. Et l’expérience ne vient pas en étant sur les lignes de côté. »

Et l’avenir des Alouettes?

Invité à commenter les rumeurs de vente de l’équipe, Luc Brodeur-Jourdain affirme d'abord que le sujet n’était pas en tête des conversations dans le vestiaire.

Par contre, il a une opinion sur ce que le futur acquéreur doit être prêt à faire pour assurer la pérennité des Moineaux.

Le changement de propriétaire pourrait affecter grandement l’organisation. C’est une organisation qui a besoin de beaucoup d’investissements et d’infrastructures propres à elle pour ajouter à sa valeur.

Luc Brodeur-Jourdain

Il a de bons mots pour la famille Wettenhall, propriétaire de l'équipe depuis 1997. Il reconnaît les efforts du père (Bob) et du fils (Andrew) grâce auxquels il a pu réaliser son rêve d’une carrière comme joueur de football.

Une carrière qu’il aimerait poursuivre au plus haut niveau.

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