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JO 2026 : le CIO salue les réductions de coûts des candidatures de Milan et Stockholm

Octavian Morarium, président de la commission d'évaluation des Jeux olympiques de 2026, en conférence de presse
L'ancien joueur de rugby roumain Octavian Morariu préside la commission d'évaluation des Jeux olympiques de 2026. Photo: Getty Images / AFP/Miguel Medina
Agence France-Presse

Les deux candidatures à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026, Stockholm/Are et Milan/Cortina d'Ampezzo, font la part belle « à l'héritage et à la durabilité » et proposent « des réductions de coûts considérables », a estimé vendredi la commission d'évaluation dans son rapport.

À un mois de l'élection de la ville hôtesse le 24 juin à la 134e session, à Lausanne, le Comité international olympique (CIO) a publié le rapport de la commission d'évaluation des Jeux de 2026 présidée par l'ancien joueur de rugby roumain Octavian Morariu.

Le rapport a été produit à la suite de visites de travail de la commission d'évaluation en mars et avril, en Suède puis en Italie.

« Les deux projets font la part belle à l'héritage et à la durabilité et tirent parti de la tradition et de l'expérience des deux pays en matière de sports d'hiver, avec des sites de premier plan, utilisés pour des épreuves de Coupes du monde », a expliqué M. Morariu, cité dans un communiqué du CIO.

Les deux villes candidates « ont su mettre en adéquation leurs projets avec leur contexte et leurs objectifs à long terme, ce qui a permis des réductions de coûts considérables et un modèle d'accueil des Jeux plus durable, lequel correspond à la nouvelle réalité des Jeux », a ajouté le membre roumain du CIO.

Selon le CIO, les budgets de fonctionnement proposés pour les Jeux, qui ne comprennent pas le coût de construction de certains équipements, sont « inférieurs de 20 % en moyenne à ceux des villes candidates pour 2018 et 2022 ».

Milan-Cortina intègre 93 % d'équipements existants ou temporaires, selon le rapport, tandis que Stockholm est un peu en retrait avec 75 % de sites de compétition existants ou temporaires.

La candidature transalpine s'appuie « sur l'héritage des Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo » pour créer « un nouvel héritage durable dans l'ensemble des régions de la Lombardie et de la Vénétie », souligne le rapport.

Les Jeux italiens profiteraient « d'un important soutien financier et d'engagements à tous les niveaux de la part des autorités publiques, notamment des autorités régionales de la Lombardie et de la Vénétie, deux des régions les plus riches, avec un PIB combiné de 600 milliards de dollars américains (807 milliards de dollars canadiens), soit près de 30 % de l'économie nationale italienne ».

Concernant le projet suédois, il « repose essentiellement sur des sites existants avec trois nouveaux sites (patinage de vitesse, curling, ski de fond/biathlon) s'inscrivant dans des plans de développement à long terme », explique encore le rapport.

Autre gros atout, des Jeux financés « à 100 % par le secteur privé » et « une économie suédoise relativement solide avec un PIB par habitant élevé et une forte croissance dans les secteurs clés ».

Le comité de candidature de Stockholm-Are a salué les conclusions de la commission pour laquelle Stockholm « envisage des Jeux transformateurs qui serviront de modèle aux futurs Jeux olympiques d'hiver » et souligne que dans un récent sondage, « 55 % des Suédois sont favorables à la tenue des Jeux olympiques d'hiver ». Le pays scandinave, qui a organisé les Jeux d'été à Stockholm en 1912, n'a encore jamais accueilli l'édition hivernale.

Les Jeux d'hiver de 2018 ont eu lieu à Pyeongchang, en Corée du Sud, et ceux de 2022 auront lieu dans la capitale chinoise, Pékin.

Les Jeux d'hiver de 2014, qui s'étaient déroulés à Sotchi, en Russie, ont probablement été les plus chers de l'histoire, avec des dépenses qui ont atteint 67 milliards de dollars canadiens, un montant qui comprend les frais de fonctionnement et d'équipements.

Pour éviter de telles dépenses, le CIO encourage de plus en plus l'utilisation d'équipements existants ou temporaires et autorise même l'organisation de certaines épreuves dans un autre pays que le pays organisateur. Ainsi, comme la Suède ne dispose pas de piste de bobsleigh, elle s'est associée avec Sigulda, en Lettonie, qui accueillera le bobsleigh, la luge et le skeleton.

Le 24 juin, la centaine de membres du CIO réunis à Lausanne auront droit à une présentation des deux candidatures pendant une séance traditionnellement à huis clos.

Dans l'après-midi, les deux villes feront une ultime présentation que les médias pourront suivre, avant le vote des membres.

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