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Bruins c. Blues : la finale de la Coupe Stanley en cinq points

Les joueurs des Bruins célèbrent leur victoire à la fin du quatrième match de la finale de l'Association de l'Est face aux Hurricanes de la Caroline

Les joueurs des Bruins célèbrent leur victoire à la fin du quatrième match de la finale de l'Association de l'Est face aux Hurricanes de la Caroline

Photo : The Associated Press / Gerry Broome

Radio-Canada

Les Bruins de Boston sont largement favoris pour remporter la Coupe Stanley. Les preneurs aux livres et nombre d'experts s'entendent sur l'issue de la finale, mais les Blues de St. Louis, habitués au rôle de négligé, tenteront à nouveau de faire mentir les probabilités. Voici un avant-goût de ce duel en cinq points.

Avantage de la patinoire et repos

La série se met en branle lundi dans le château fort des Bruins, en quête d'une septième Coupe Stanley, et d'une première en huit ans. L’avantage de la patinoire et un repos de 10 jours sont des facteurs non négligeables qui favorisent la formation de Bruce Cassidy.

De leur côté, les Blues sont toujours en quête d’un premier titre. Ils ont été balayés en finale lors de trois années consécutives, la dernière en 1970, justement contre les Bruins et un Bobby Orr planant.

Moins « rouillés » après avoir éliminé les Sharks de San José mardi, les hommes de Craig Berube auront peut-être moins de difficulté à amorcer la série.

Les acteurs principaux à l’attaque

Patrice Bergeron (8 buts, 5 passes), Brad Marchand (7 b, 11 p) et David Pastrnak (7 b, 8 p) forment probablement le meilleur trio de la Ligue nationale. Et ce printemps, il totalise 22 buts, soit 39 % de la production des Bruins. David Krejci (4 b, 10 p) et Charlie Coyle (6 b, 6 p) connaissent également de bonnes séries.

L'attaque des oursons est toutefois très diversifiée. En tout, 19 joueurs ont touché la cible au cours des séries, un record d'équipe.

Du côté des Blues, deux duos se démarquent sur le plan offensif. En compagnie du centre Brayden Schenn, les ailiers Jaden Schwartz (12 b, 4 p) et Vladimir Tarasenko (8 b, 5 p) ont inscrit 20 des 57 buts de leur équipe. Ryan O’Reilly (3 b, 11 p) et David Perron (6 b, 7 p), associés au jeune Samuel Blais dans un autre trio face aux Sharks en finale de l'Ouest, comptent quant à eux 14 et 13 points, respectivement.

Des séries éliminatoires pleines de surprises. Un reportage d'Alexandre Gascon.

Les piliers défensifs

Charlie McAvoy est maintenant le général de la défense bostonienne et il devrait retrouver son partenaire Zdeno Chara au premier match de la finale. Les deux hommes affichent des ratios de +9 et +11 depuis le début des séries.

Chara a été rayé de la formation lors de la quatrième et dernière rencontre face aux Hurricanes de la Caroline en finale de l'Est en raison d’une blessure. Jumelé à Brandon Carlo au sein d’un solide deuxième duo, Torey Krug (1 b, 11 p) contribue généreusement à la cause des siens avec son flair offensif.

De l’autre côté, l’homme de confiance est le géant Colton Parayko (1 b, 10 p), qui forme un tandem avec le vétéran Jay Bouwmeester. Alex Pietrangelo (2 b, 11 p) à qui on confie un rôle important en avantage numérique en compagnie de Parayko, est très efficace avec Joel Edmundson.

Colton Parayko (55) et Joe Pavelski à la poursuite de la rondelle

Colton Parayko (55) et Joe Pavelski à la poursuite de la rondelle

Photo : The Associated Press / Jeff Roberson

Devant le filet

Tuukka Rask s’est présenté en séries dans de bonnes dispositions après avoir amorcé seulement 45 matchs de saison en raison des bonnes performances de Jaroslav Halak. En 17 matchs ce printemps, le gardien finlandais montre une fiche extraordinaire avec une moyenne de but accordé de 1,84 et un taux d’efficacité de ,942. Il n’est donc pas étonnant de constater que Boston n’a permis que 33 buts depuis le début des séries.

Grand artisan de la formidable remontée des Blues depuis qu’il a ravi le poste de numéro 1 à Jake Allen en début d’année, Jordan Binnington continue d’accomplir de l’excellent travail à ses toutes premières séries, bien que ses statistiques (moyenne de 2,37, taux d'efficacité de ,904) soient un peu moins spectaculaires que celles de Rask. Et il est aussi désavantagé par son inexpérience, ce qui ne l’a cependant pas embêté jusqu’ici.

Les unités spéciales

La sempiternelle discipline, à laquelle les entraîneurs font constamment référence, sera assurément l’un des éléments clés de cette finale, particulièrement pour les Blues, qui n'ont réussi à écouler que 78 % de leurs pénalités sans donner de but.

Leurs spécialistes défensifs auront fort à faire face à des Bruins qui ont conservé un impressionnant taux de réussite de 34 % avec l'avantage d'un homme, avec un total de 18 buts, dont 6 pour Patrice Bergeron. Contre les Hurricanes, ils ont été tout simplement fumants avec 7 buts en 15 occasions.

En désavantage numérique, tout baigne aussi pour Boston, dont la moyenne se chiffre à 86,3 %. Les Blues ont marqué 12 buts, pour une efficacité de 19,4 %, en avantage numérique au printemps 2019.

Le gardien des Bruins effectue l'arrêt.

Tuukka Rask devant Patrick Maroon dans un match entre les Bruins et les Blues, le 23 février 2019

Photo : The Associated Press / Dilip Vishwanat

Les statistiques favorisent donc les Bruins à plusieurs chapitres, mais les Blues pourraient déjouer les pronostics en marquant le premier but, comme ils l’ont fait 10 fois depuis le début des matchs éliminatoires. Sachez qu’ils ont réussi à remporter neuf victoires après avoir ainsi brisé la glace.

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