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D.J. Smith heureux d'être le nouvel entraîneur des Sénateurs

D.J. Smith avec le directeur général Pierre Dorion

Photo : Sénateurs d'Ottawa

Radio-Canada

Les Sénateurs d'Ottawa ont annoncé jeudi que D.J. Smith est leur nouvel entraîneur-chef et qu'il a en poche un contrat de trois ans.

Smith, 42 ans, a passé les quatre dernières saisons comme adjoint de Mike Babcock avec les Maple Leafs de Toronto. Il a mené les Generals d’Oshawa au titre de la Coupe Memorial en 2015 avant de faire le saut dans la Ligue nationale (LNH).

« D.J. Smith est un gagnant, a déclaré le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion. Nous croyons qu'il s'agit de la meilleure personne pour stimuler le développement et le succès des Sénateurs.

« D.J. est un excellent communicateur et un stratège exceptionnel. Son approche passionnée et ses aptitudes pour enseigner le jeu sont exactement les qualités que nous recherchions. Nous sommes heureux d'accueillir D.J. et sa famille à Ottawa. »

Avant de commencer sa conférence de presse, Smith a pris la peine de prononcer quelques mots en français. Il a grandi à Windsor et est allé à l'école francophone. « Ça fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de parler français, alors s’il vous plaît soyez patients, j’essaierai de faire mieux à chaque fois qu'on se parlera. »

« Je suis très excité d'être ici et j'ai hâte de travailler avec un groupe de jeunes joueurs prometteurs », a-t-il dit.

Au-delà des Chabot et Tkachuk, partout dans la ligue, les gens parlent des espoirs [des Sénateurs], des gars qui sont à Belleville. C’est quelque chose qui m’intéressait, avoir l’occasion de grandir avec un jeune groupe dynamique. J’ai regardé 20 matchs des Sénateurs pour me préparer au processus d’entrevue, j'ai vu la hargne de ces gars. Certains seront là l’an prochain, d’autres seront ici plus tard, mais j’ai hâte de travailler avec eux.

D.J. Smith

Dorion a reconnu que la direction a rapidement été séduite par la passion de Smith. « Notre première réunion a commencé à 8 h du matin, et tout à coup, il était 15 h. On a fait des séances vidéo, et nous avons eu le sentiment qu’il pouvait non seulement améliorer notre équipe, mais aussi expliquer ses erreurs dans le passé et comment il pouvait s’améliorer. Sa connaissance du sport nous a impressionnés. »

« La décision était prise mercredi matin quand je me suis levé. Je pense que je m’étais arrêté sur cette décision mardi soir, et Eugene Melnyk m’a soutenu dans tout le processus. Il m’a dit : "Pierre, si c’est l’homme de la situation, embauche-le." »

Avec les rumeurs de problèmes financiers circulant au sujet des Sénateurs, Dorion s'est fait demander s'il s'agissait d'une embauche à rabais, vu que Smith en est à son premier contrat comme entraîneur-chef. Il n'en est rien, a-t-il assuré. « D.J. Smith pourrait gagner 1 $ comme il pourrait en gagner 10 millions, le budget n’avait rien à voir dans cette embauche. Rien du tout. D.J. était notre choix, c’est tout. Et il se fait très bien payer. »

D.J. Smith soulève la coupe Memorial.

D.J. Smith a remporté la Coupe Memorial en 2015 avec les Generals d'Oshawa.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Pas de plafond

Sur le plan sportif, Smith dirigera une équipe qui a terminé au dernier rang, avec une modeste récolte de 64 points et 301 buts accordés en 2018-2019, un triste sommet dans la LNH. Quitter un rôle d'adjoint avec les Maple Leafs, une formation qui nourrit les plus grandes ambitions, pour un premier rôle à la tête d'une équipe qui a tout à prouver n'est pourtant pas un défi qui l'effraie.

« J’étais à Toronto il y a quatre ans, c’était la pire équipe de la ligue. Ce n’est pas si différent d’où je me trouve maintenant. C’est une question de s’appliquer sur le travail à faire, gérer les attentes et construire une équipe forte. Je veux travailler de façon intelligente, mais aussi je ne veux pas imposer un plafond à cette équipe »,a-t-il ajouté.

Smith est allé plus loin, en offrant un peu de sa perspective sur le travail qu'il aura à faire avec les joueurs sur la glace, particulièrement sans la rondelle.

« La défense, c’est l’affaire de cinq joueurs. Je veux que les défenseurs soient engagés en attaque, mais je veux montrer aux joueurs de centre comment descendre plus bas dans le jeu. Les centres dans le hockey d’aujourd’hui sont essentiellement un troisième défenseur. Je crois qu’on porte beaucoup d’attention aux défenseurs. Mais à mon avis, ils ne sont pas les seuls responsables. »

« À force de passer du temps au niveau junior, vous savez comment travailler avec des jeunes. Il faut travailler des relations personnelles au quotidien, il faut un peu savoir parler leur langue, leur parler de tout et de rien, de choses hors du hockey. On aura une jeune équipe, avec forcément des personnalités différentes. Je compte m’adapter à chacun et apprendre la meilleure façon de les motiver, car je me considère d’abord et avant tout comme un motivateur. »

Smith n'a pas encore commencé à réfléchir au choix de ses adjoints, mais il sait qu'il veut une ambiance positive autour de l'équipe. « Je veux des bons communicateurs et des entraîneurs avec qui on aura du plaisir. On veut une bonne atmosphère. Je ne veux pas commenter sur le passé, mais je veux que les gars aient un sourire au visage quand ils arrivent à l’aréna. »

Smith a été repêché par les Islanders de New York en 1995 et a disputé 45 matchs dans la LNH avec les Islanders et l'Avalanche du Colorado.

Marc Crawford a occupé le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs sur une base intérimaire après le congédiement de Guy Boucher le 1er mars. « L’appel le plus difficile c’était celui que j’ai fait à Marc, a reconnu Dorion. Il est entré en fonction dans une situation difficile et il a fait du bon travail. On l’a remercié pour tout ce qu’il a fait. »

Plusieurs médias ont rapporté que Crawford, Jacques Martin et Patrick Roy ont tous été pris en considération pour remplacer Boucher.

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