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L'improbable épopée des Blues jusqu'en finale de la Coupe Stanley

Ils entourent leur gardien.
Les Blues de St. Louis célèbrent leur victoire sur les Sharks au terme du sixième match de la finale de l'Association de l'Ouest. Photo: The Associated Press / Jeff Roberson
Radio-Canada

L'histoire des Blues tient littéralement du conte de fées. Bons derniers dans la Ligue nationale (LNH) au début de 2019, ils ont accédé, mardi, à leur première finale de la Coupe Stanley en 49 ans.

L’exploit accompli par la formation de St. Louis est inédit.

Imaginez, le 2 janvier, les Blues étaient dans la cave du classement de la LNH avec 34 maigres points en 37 matchs.

Trois mois plus tard, grâce à une fiche de 30-10-5 à leurs 45 dernières rencontres, ils se sont classés au 5e rang de l’Association de l’Ouest avec un total de 99 points.

Bien des gens ont douté de nous cette année, mais je peux vous dire que ce groupe a été résilient et je suis fier de ces gars-là parce que, bien que cela a été difficile, c’est plaisant de voir tout le chemin parcouru pour arriver à ce point-ci.

Alex Pietrangelo, capitaine des Blues de St. Louis

L'effet Binnington

C’est l’émergence inattendue de Jordan Binnington qui aura servi de bougie d’allumage à cette extraordinaire remontée.

Le gardien ontarien de 25 ans a réussi un brillant premier départ dans le circuit Bettman le 7 janvier avec une victoire de 3-0 sur les Flyers de Philadelphie.

Jordan BinningtonJordan Binnington Photo : The Associated Press / Tom Gannam

À ses 20 premiers départs, Binnington, qui jouait dans la Ligue américaine depuis 2014, a maintenu une remarquable fiche de 16-3-1, avec une moyenne de buts accordés de 1,70 et un taux d’efficacité de ,933.

Ce que ce choix de troisième tour en 2011 a pu accomplir à sa première véritable chance dans la LNH relève du prodige.

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Judicieuses décisions

Une large part des succès des Blues revient aussi à Craig Berube, qui a su vendre de l’espoir à ses joueurs après avoir hérité du poste d’entraîneur-chef par intérim le 20 novembre, en remplacement de Mike Yeo.

Sa décision d’enlever le tableau du classement du vestiaire après le 2 janvier a eu un effet positif sur le moral de ses troupes.

Après avoir signé un gain de 5-1 à Anaheim le 23 janvier, tout juste avant la pause du match des étoiles, les Blues ont collé 10 autres victoires de suite en février. Ils ont notamment battu les Predators de Nashville, éventuels champions de l’Ouest, deux fois en deux soirs.

Le directeur général Doug Armstrong aura aussi eu le mérite de ne pas avoir appuyé sur le bouton de panique dans les mois précédents.

Le 25 février, à la date limite des échanges, il a fait l’acquisition du défenseur Michael Del Zotto pour améliorer les chances de son équipe d’atteindre les séries. Elle a décroché son billet le 29 mars, huit jours avant la fin de la saison.

Des sept équipes ayant changé d’entraîneur pendant l'année, les Blues sont la seule dont la saison s'est poursuivie au-delà des 82 matchs.

« Quand nous nous sommes trouvé un rythme en janvier et février, je savais que nous avions une bonne équipe de hockey et que tout pouvait se produire en accédant aux séries, a dit Berube, 11e entraîneur de l’histoire de la LNH à atteindre la grande finale après avoir pris les commandes d’une équipe en cours de saison. Il faut s’y rendre et nous l’avons fait. Le crédit revient aux joueurs. Ils se sont battus et ont cru que nous allions participer aux séries. »

La magie s’est poursuivie face aux Jets de Winnipeg, qu’ils ont éliminés en six matchs au premier tour, contre les Stars de Dallas, battus de justesse en sept rencontres au deuxième, et, enfin, contre les Sharks de San José en six matchs en finale de l'Ouest.

Ils se tiennent par les épaules.Les Blues de St. Louis prennent la pose avec le trophée Clarence-Campbell après avoir remporté la finale de l'Association de l'Ouest. Photo : The Associated Press / Tom Gannam

Il reste maintenant à voir si la chanson fétiche Gloria leur portera chance face aux Bruins, contre qui l’équipe du Missouri a perdu en quatre matchs en 1970, à sa dernière présence en grande finale.

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