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L’impact des Raptors sur la relève du basketball canadien

Kawhi Leonard réagit, les bras au ciel, lors d'un match.
Le joueur étoile des Raptors de Toronto Kawhi Leonard est rapidement devenu le préféré de nombreux partisans. Photo: La Presse canadienne / Nathan Denette
Matthew Cullen

Quand Vince Carter est arrivé à Toronto en 1999, ses exploits ont incité une génération de jeunes Canadiens à commencer à jouer au basketball. Surnommé « Air Canada » pour ses dunks magnifiques, son impact à Toronto a complètement changé le paysage du basketball dans ce pays.

L’époque de la Vinsanity est toutefois bel et bien terminée. Le nouveau joueur étoile Kawhi Leonard est déjà en train de prendre sa relève.

En se promenant au centre-ville de Toronto, on constate que la passion pour le basketball est bien là. Mais cela n’a pas été toujours le cas.

Des débuts difficiles

En 1995, la NBA a pris la grande décision d’introduire le basketball professionnel au Canada en installant deux équipes, l’une à Toronto et l’autre à Vancouver.

Comme c’est le cas pour chaque équipe d’expansion, les premières années ont été douloureuses.

L’équipe de Vancouver n’a jamais pu prendre son envol et a été transférée à Memphis, au Tennessee, en 2001.

Après quelques années difficiles, Toronto se retrouvait dans la même situation, mais la ville a pu éviter cette catastrophe grâce à un seul joueur étoile : Carter.

Ses exploits ont inspiré une génération de joueurs de basketball au Canada.

De plus, on voit depuis des années les résultats grâce aux jeunes joueurs canadiens comme Andrew Wiggins (24 ans, Timberwolves de Minnesota), l’étoile de la WNBA Kia Nurse (Liberty de New York), Jamal Murray (22 ans, Nuggets de Denver) et le jeune joueur étoile de l’Université de Duke R.J. Barrett, qui sera sans aucun doute sélectionné lors du repêchage de la NBA en juin.

Mais maintenant, l’inspiration et le nouveau visage de basketball à Toronto - et même au Canada - est celui de Leonard.

J’aime beaucoup Kawhi, explique le lycéen franco-ontarien Titouan Domench. J’apprends beaucoup en regardant les matchs et en écoutant les commentaires. On voit ce qui est bien et ce qu’il faut faire. Surtout, ce qu’il ne faut pas faire. Je prends note, surtout de Kawhi.

Titouan Domench et ses amis au Lycée français de Toronto font partie d’une équipe de basketball et depuis que les Raptors jouent bien, ils sont d’autant plus motivés à améliorer leur jeu.

Ça nous excite, c’est sûr, déclare son coéquipier Eran Poyastro, qui ne pouvait pas cacher son sourire. On joue plus au basketball. C’est l’influence. [Les Raptors] ont une influence sur la ville. Ça nous pousse à jouer plus.

Développer la prochaine génération

Même le professeur de sport et l’entraîneur de basketball au lycée Guy Yavo remarque une différence cette année parmi ses élèves par rapport aux années précédentes.

Quand les Raptors jouent bien, j’ai un bon retour avec [mes élèves], explique M. Yavo. C’est important. Comme dans les autres métiers, l’observation fait partie de l’apprentissage. Si les élèves regardent le match, déjà, ils apprennent.

M. Yavo a également remarqué que les joueurs francophones des Raptors - le Camerounais Pascal Siakam et le Congolais Serge Ibaka - attirent beaucoup d’attention de ces
élèves.

Je pense qu’il y aura beaucoup de générations [francophones] à venir qui prendront également la relève. Dès qu’il commence à faire beau, on voit plein de joueurs [dans mon lycée] qui se mettent au basketball, juste pour les possibilités que le basketball offre aux jeunes joueurs.

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