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« Maintenant, nous y croyons » :  un vent d'optimisme au camp des Alouettes

Eugene Lewis
Eugene Lewis Photo: Radio-Canada / Jean-François Vachon
Michel Chabot

Un vent nouveau souffle dans l'entourage des Alouettes. Après quatre années de misère, les membres de l'équipe croient que les partisans pourront enfin se réjouir.

Comme c’est souvent le cas dans le sport professionnel, l’optimisme est à son comble durant le camp.

Exclus des éliminatoires depuis 2015, les locataires du stade Percival-Molson ont hâte de se débarrasser de l’image de perdants qui leur colle à la peau, eux qui n’ont inscrit que 21 victoires en quatre ans.

B.J. Cunningham, membre des Alouettes depuis 2015, a vécu cette période sombre. L’athlète qui aura 30 ans la semaine prochaine est prêt à vivre des jours plus lumineux. Il est satisfait des acquisitions du directeur général Kavis Reed au cours de l’hiver, dont le maraudeur étoile Tyler Loffler et le secondeur Bo Lokombo.

Je suis très enthousiasmé par les gars qui ont été acquis en défense. Je le constate physiquement parce que je m’entraîne face à eux. Et je vois aussi le potentiel de notre attaque à chaque position. Je vois les gars faire de gros jeux, c’est stimulant des deux côtés du ballon.

B.J. Cunningham

Après une saison d’à peine 631 verges de gains, Cunningham espère rebondir cette année pour aider l’attaque aérienne de la formation de Mike Sherman, la pire du circuit Ambrosie l’an passé.

À sa première saison complète, Eugene Lewis a été l’un des rares joueurs à s’illustrer, particulièrement en fin de saison quand il a gonflé ses gains à 827 verges, dont 266 au cours des trois dernières rencontres. Mais l’ailier espacé de 26 ans est loin d’être rassasié.

« Chaque saison, j’arrive avec des attentes plus élevées, affirme celui qui a réussi deux de ses trois touchés lors de l'ultime match de la saison. Je suis mon juge le plus sévère. Je veux constamment m’améliorer et tout faire pour aider cette équipe à gagner. »

« Je suis enchanté par Eugene, surtout de la façon dont il a fini la saison, dit quant à lui le coordonnateur offensif Khari Jones. Il a transporté notre attaque sur ses épaules. Je veux qu’il commence la saison avec le même élan. S’il y parvient, il va atteindre un niveau supérieur. Il a tellement de potentiel, c’est épeurant. »

L’arrivée de DeVier Posey à Montréal emballe également Jones. Joueur par excellence de la Coupe Grey de 2017, quand il portait les couleurs des Argonauts de Toronto, Posey s’était joint aux Lions de la Colombie-Britannique en septembre 2018. Il a amassé 395 verges en 8 matchs et capté trois passes de touché.

Ils regardent leurs coéquipiers.DeVier Posey (5) discute avec B.J. Cunningham (85) pendant une pause au camp des Alouettes. Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

« C’est un plaisir de l’avoir avec nous, dit Jones. C’est un travailleur acharné, un joueur qui fait la différence, comme on l’a vu à la Coupe Grey. Quand tu obtiens un tel joueur, c’est spécial et ça nous enthousiasme. DeVier sera une grosse partie de notre attaque. »

Avec nos receveurs, les défenses adverses devront se méfier. Il y a moi, B.J., Posey et tellement de gars qui peuvent réussir de gros jeux. Je crois que nos adversaires devraient s’inquiéter.

Eugene Lewis

Des quarts en audition

Encore faudra-t-il qu’un joueur s’impose au poste de quart, maintenant que l'épisode Johnny Manziel est relégué aux oubliettes.

« C’était une année intéressante l’an passé, pour ne pas dire autre chose, lance Jones, sourire en coin. Six quarts ont joué. Je n’avais jamais vu ça dans toutes mes années dans cette ligue. »

À huit jours du premier match préparatoire, à Toronto, Antonio Pipkin, qui a joué pendant six matchs l’an passé, part avec une longueur d’avance sur Vernon Adams fils et Jeff Matthews.

« Le temps qu’il a passé sur le terrain l’an passé l’a aidé à réaliser ce qu’il peut accomplir dans la LCF, mentionne le coordonnateur à l’attaque. C’était une bonne expérience pour lui et il doit maintenant élever son jeu d’un cran. Il sait qu’il doit travailler aussi fort à l’extérieur du terrain, se soucier des petits détails afin de devenir l’un des meilleurs quarts de la ligue. Il a les habiletés pour y arriver. »

Peu importe qui sera le passeur de confiance, selon B.J. Cunningham, l’important est que tous les membres de la brigade offensive se connaissent bien.

« Tous les receveurs sont à l'aise avec les quarts que nous avons ici depuis plus de deux ans, dit le numéro 85. En attendant de connaître le nom du partant, nous savons que nous avons une bonne chimie entre tous les gars. »

Cela dit, le plaisir semble au rendez-vous au sein des troupes. De nombreux joueurs chantaient durant les étirements au son de My Way de Frank Sinatra, mardi après-midi.

Il reste à voir si la manière des Alouettes sera la bonne en 2019. Eugene Lewis parle d’un nouvel état d’esprit dans le vestiaire.

L’énergie est différente. Au cours des dernières saisons, nous ne faisions qu’espérer. Maintenant, nous y croyons. Il faut avoir confiance en nos moyens, et tous doivent être sur la même longueur d’onde pour devenir champions.

Eugene Lewis

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