•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hyperandrogénie : une autre grosse pointure du 800 m refuse le règlement de l'IAAF

Caster Semenya et Margaret Wambui avec leurs médailles à Rio.

Caster Semenya et Margaret Wambui avec leurs médailles à Rio.

Photo : Getty Images / Patrick Smith

Radio-Canada

Tout comme la reine incontestée du 800 m, Caster Semenya, la Kényane Margaret Wambui critique la nouvelle réglementation de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) concernant les athlètes hyperandrogènes et refuse de s'y soumettre.

La médaillée de bronze du 800 m aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, s'est dite visée par les nouvelles directives de l'IAAF et a affirmé qu'elle ne prendrait pas de médication.

Le nouveau règlement demande depuis le 8 mai à certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD) de suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé qui leur offrirait un avantage injuste en course.

Les athlètes concernées doivent faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1609 m).

« C'est injuste que l'IAAF nous demande de prendre des médicaments pour changer la fonction naturelle de notre corps », a lancé Wambui en entrevue au Kenya.

Elle a avoué être inquiète des effets secondaires de la prise de médicaments ou d'un traitement quelconque.

L'athlète de 23 ans a dit avoir reçu une lettre de l'IAAF la semaine dernière. Elle la informé que son taux de testostérone était trop élevé. Les athlètes qui veulent participer aux Championnats du monde à Doha, l'automne prochain, devaient commencer à suivre les procédures à partir du 8 mai pour être admissibles.

Ça me bouleverse. Je ne trouve plus la motivation pour m'entraîner. Cette saison, je me concentrais sur les mondiaux et la Diamond League, mais tous mes efforts sont gaspillés.

Margaret Wambui
La Kényane Margaret Wambui, la Canadienne Melissa Bishop et la Sud-Africaine Caster Semenya en finale du 800 m à Rio

La Kényane Margaret Wambui, la Canadienne Melissa Bishop et la Sud-Africaine Caster Semenya en finale du 800 m à Rio

Photo : Getty Images / Olivier Morin

J'ai grandi en me disant que je voulais gagner ma vie en faisant de l'athlétisme. Pourquoi c'est seulement une fois que je suis bien expérimentée au 800 m qu'on me dit que je dois être médicamentée pour pouvoir compétitionner à nouveau sur cette distance?

Margaret Wambui

L'IAAF propose trois options pour diminuer le taux de testostérone : la pilule contraceptive, une injection mensuelle bloquant les hormones ou une chirurgie.

Cette décision a été jugée immorale par l'Association médicale mondiale (WMA), qui a conseillé aux médecins de ne pas prescrire de médicaments ou de traitement s'ils ne sont pas demandés ou s'il n'y a pas un besoin médical.

Wambui considère peut-être s'essayer aux 100 et 200 m, épreuves qui ne sont pas touchées par les réglementations. De son côté, Caster Semenya, championne olympique et mondiale du 800 m, sera en action le 30 juin à l'étape de la Diamond League à Stanford au 3000 m.

Plus tôt en mai, le Tribunal arbitral du sport avait rejeté son recours contre l'IAAF.

Un appel contre l'IAAF est toujours possible.

Avec les informations de Associated Press

Athlétisme

Sports