•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'ancien champion du monde de F1 Niki Lauda n’est plus

Niki Lauda
Niki Lauda Photo: Associated Press / Nelson Antoine
Radio-Canada

Le triple champion du monde et légendaire pilote autrichien Niki Lauda est mort à l'âge de 70 ans lundi.

Le médecin Walter Klepetko, qui avait réalisé une transplantation d'un poumon à Lauda en août 2018, a confirmé le décès de l'ancien coureur automobile.

« C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons que notre cher Niki s'est éteint paisiblement, le lundi 20 mai 2019, entouré de sa famille », ont indiqué les proches de l'ancien pilote.

« En dehors de la vie publique, c'était un mari, un père et un grand-père aimant et soucieux des autres. Il nous manquera beaucoup. »

Une carrière remarquable marquée par un accident

Né le 22 février 1949 dans une famille de la bourgeoisie d'affaires viennoise, Andreas Nikolaus Lauda, dit Niki, a remporté le championnat des pilotes en 1975 et 1977 au volant d'une Ferrari. Il a répété l’exploit en 1984 avec McLaren.

L'Autrichien avait échappé de peu à la mort en 1976, victime d'un accident lors du Grand Prix d'Allemagne. Le 1er août, sur le circuit du Nürburgring, sa Ferrari est brusquement partie dans le mur et s'est enflammée. Il est resté près d'une minute dans le cockpit, avant d'en être extrait par trois concurrents.

Les images du terrible accident du champion du monde en titre ont choqué le monde entier. Six semaines après avoir reçu l'extrême onction sur son lit d'hôpital, il a pris, à la stupéfaction générale, le départ du Grand Prix d'Italie malgré sa souffrance et de graves lésions au visage.

Le visage brûlé de l'Autrichien Niki Lauda lors de son retour au Grand Prix d'Italie en 1976.Le visage brûlé de l'Autrichien Niki Lauda lors de son retour au Grand Prix d'Italie en 1976. Photo : Getty Images

Cette saison-là, il a lutté pour le titre jusqu'à la dernière course avec le Britannique James Hunt, finalement couronné. Cet affrontement épique, révélateur du caractère hors-norme de l'Autrichien, a été raconté en 2013 dans le film Rush de l'Américain Ron Howard.

En 1977, le rescapé a gagné son deuxième titre de champion de monde. Il a cessé la compétition fin 1979, mais il a retrouvé les circuits dès 1982, au volant d'une McLaren avec laquelle il a acquis en 1984 son ultime titre mondial.

Devenu président non exécutif de l'écurie Mercedes en 2012, l'homme à l'éternelle casquette publicitaire cachant à moitié ses cicatrices est resté omniprésent sur les circuits, où il était apprécié pour son expertise et son franc-parler. Il a notamment déploré que se perde « l'aspect combat de gladiateurs » de son sport.

Également passionné d'aviation, il avait fondé en 1979 sa compagnie aérienne, Lauda Air, revendue à Austrian Airlines en 2002.

« Ses succès uniques en tant que sportif et entrepreneurs sont et resteront inoubliables. Son dynamisme infatigable, sa franchise et son courage restent un exemple et une référence pour nous », a souligné la famille.

Ferrari et Mercedes saluent la mémoire de Lauda

Les deux écuries ont rendu hommage à l'ancien pilote mardi matin.

« Aujourd'hui est un jour triste pour la F1. La grande famille Ferrari a appris avec une profonde tristesse la nouvelle de la mort de son ami Niki Lauda, triple champion du monde, dont deux fois avec la Scuderia. Tu resteras pour toujours dans nos coeurs et dans ceux des tifosi. Ciao Niki », a écrit Ferrari sur son compte Twitter.

De son côté, le patron de Mercedes, Toto Wolff, a salué la mémoire d'un homme « irremplaçable ».

« Notre équipe a perdu un de ses guides spirituels, a-t-il témoigné au sujet de Lauda. À chaque fois qu'il nous faisait un de ces discours mémorables pour nous motiver, il nous apportait une énergie à nulle autre pareille. Il n'y en aura jamais d'autres comme toi. »

Niki restera l'une des grandes légendes de notre sport. Il combinait l'héroïsme, l'humanité et l'honnêteté aussi bien derrière un volant que dans la vie.

Toto Wolff, directeur général de Mercedes Grand Prix
Avec les informations de Agence France-Presse

Course automobile

Sports