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L'Association professionnelle des joueuses de hockey féminin voit le jour

Logo de l'association professionnelle des joueuses de hockey
Création d'une association professionnelle pour les joueuses de hockey Photo: Marie-Philip Poulin/Twitter
Radio-Canada

Des athlètes ont annoncé lundi la création de l'Association professionnelle des joueuses de hockey féminin (PWHPA), fondée dans le but de soutenir la création d'une ligue professionnelle en Amérique du Nord.

Ce regroupement est né à la suite de la décision de plus de 200 joueuses de faire l’impasse sur la saison prochaine, après la fermeture de la Ligue canadienne de hockey féminin (CWHL). Les membres proviennent autant du Canada, des États-Unis que de l’Europe.

« Nous avons la chance d'être les ambassadrices de ce sport incroyable, et il est de notre responsabilité de veiller à ce que la prochaine génération de joueuses dispose de plus d'occasions que nous n'en avions à nos débuts », a déclaré Kendall Coyne Schofield, médaillée d’or olympique avec l'équipe américaine en 2018, dans un communiqué.

« Il est temps d’unir nos forces et de créer une ligue viable qui nous permettra de bénéficier des résultats de notre travail acharné », a-t-elle ajouté.

Les membres de la PWHPA souhaitent la formation d’une « ligue professionnelle qui fournira des ressources financières et des infrastructures aux joueuses; protégera et soutiendra leurs droits et leurs talents; fournira une assurance maladie et des soins de santé; et qui travaillera avec des entreprises, des chefs d'entreprise et des professionnels du sport du monde entier qui ont déjà exprimé leur soutien au hockey féminin. »

Selon Karell Émard, contactée par Radio-Canada Sports, ces souhaits sont légitimes. Les joueuses n'ont pas l'intention d'y renoncer.

« La CWHL n’aimait pas dire que l’argent qu’on recevait était un salaire. On n’avait pas d’assurances. D’aller voir un physiothérapeute, c’était impossible pour nous si on n’avait pas d’assurances au travail, à l’extérieur du hockey », a expliqué l’ancienne joueuse des Canadiennes de Montréal.

Maintenant que la porte est ouverte à la création d’une nouvelle ligue, les joueuses veulent en profiter pour améliorer leur sort et celui des prochaines générations.

On veut vraiment quelque chose qui va durer, qui va être viable et qui va servir aux prochaines générations. Ce n’est pas vrai qu’on va créer une ligue que les plus jeunes vont devoir refaire. On prend exemple sur les pionnières, et les demandes qu’on fait, c’est dans le but de ne jamais avoir à revenir en arrière.

Karell Émard

Les joueuses de retour sur la glace

Karell Émard a réitéré que les joueuses qui font partie du mouvement n’ont aucune intention de se joindre à la Ligue américaine de hockey (NWHL) la saison prochaine, mais qu'elles ne comptent pas non plus rester loin de la glace trop longtemps.

Pour être claire, c’est sûr qu’on joue l’année prochaine. Il y aura des matchs qui vont se créer, des démonstrations ou peu importe. Il y aura des matchs qui seront joués par les 200 joueuses et plus, et pas dans la NWHL. C’est sûr que nous ne sommes pas assises sur notre sofa l’an prochain. Il y a des choses qui vont se créer.

Karell Émard

Pour ce qui est de la ligue professionnelle nord-américaine réclamée par les joueuses, les choses avancent, selon Émard. Maintenant que les forces sont rassemblées, elles vont passer à l'action.

« On parle d’une création qui va se faire dans un peu plus de 12 mois. Il y a des choses qui devront s’engendrer. Je ne crois pas que ce soient des demandes extrêmes. On ne parle pas de millions ou de soutien qui n’est pas excitant. On ne demande pas certains points sans avoir eu des discussions avec de grands noms auparavant », a-t-elle dit.

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