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Andre De Grasse c. Aaron Brown : la rivalité revit à Shanghai

Le reportage de Diane Sauvé
Diane Sauvé

Le Canadien Andre De Grasse partagera la scène avec son coéquipier Aaron Brown samedi, au 200 m de la Diamond League de Shanghai. Les deux sprinteurs ne manquent pas d'ambition. Leur duel promet.

Il s’agit d’une belle occasion pour De Grasse de confirmer ses résultats encourageants en cette année de Championnats du monde (en octobre à Doha). L’athlète de 24 ans a réussi un chrono de 20,20 s le mois dernier dans la capitale de Grenade.

La question est simple pour Andre De Grasse : saura-t-il être aussi rapide, sinon plus rapide qu’avant?

« Je ne peux pas penser à la pression qu’on me met sur les épaules, lance-t-il. Mon équipe me le rappelle sans cesse. Mais je veux revenir au même point. En fait, je me dis que je peux faire mieux, que je vais faire mieux. »

Le triple médaillé olympique à Rio (100 m, 200 m et relais 4 x 100 m) a connu deux saisons frustrantes stoppées par la même blessure à la cuisse droite. Il a raté sa dernière chance de battre la légende Usain Bolt aux mondiaux de 2017, où il figurait parmi les favoris.

Une déveine qui a miné sa confiance, avoue-t-il, envers son mentor Stuart McMillan. Andre De Grasse a donc décidé d’aller s’établir en Floride pour travailler avec un nouvel entraîneur, l’Américain Rana Reider, celui-là même qui a dirigé la Néerlandaise Dafne Schippers, championne du monde sur 200 m.

« Jusqu’ici, c’est super, affirme le sprinteur. J’ai lancé ma saison sur 200 m avec un de mes bons chronos. »

Andre De Grasse dit aussi avoir appris la patience. Est-ce en raison de son nouveau rôle de père? Peut-être. Sa compagne, l’Américaine et médaillée olympique Nia Ali, a donné naissance à une fille en juin dernier.

Il admet avoir voulu précipiter les choses pour son retour en piste.

« J’aurais dû faire plus de rééducation. Je ne l’ai pas fait. J’ai été immature. Je suis nouveau dans le sport et je croyais pouvoir revenir sans problème. J’ai appris à écouter davantage mon corps, à ne rien forcer. »

Andre De Grasse.Andre De Grasse Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

L’élan d’Aaron Brown

Ils sont plusieurs prétendants au trône depuis le départ du roi Bolt. Plusieurs y croient, comme Aaron Brown, coéquipier d’Andre De Grasse au sein de l’équipe canadienne du relais 4 x 100 m.

Le sprinteur de 26 ans a connu une dernière saison mémorable. Il a notamment fini 4e au 200 m de la finale de la Diamond League. Aussi bien dire 4e du monde.

L’athlète de 26 ans a repris là où il avait laissé début mai à Doha avec le 3e chrono au 200 m, soit 20,20 s, exactement le même temps que De Grasse.

« À l’approche des Jeux de 2020, ma confiance est beaucoup plus élevée que lors des Olympiques de Rio. Il n’y a qu’une très courte liste d’athlètes qui peuvent maintenant me battre. Ça me dit que je suis sur la bonne voie. »

L’été dernier, Brown a battu De Grasse au 100 m des Championnats canadiens, un titre qu’il avait déjà conquis cinq ans plus tôt. Un titre qui le rend fier, tout comme celui du 200 m.

Ceux qui disent qu’il (De Grasse) était blessé ont droit à leur opinion. Moi aussi j’ai déjà couru blessé. S’il se présente à la ligne de départ, il n’y a pas d’excuse. C’est très rare que nous soyons à 100 %.

Aaron Brown
Aaron Brown.Aaron Brown Photo : usa today sports / USA TODAY USPW

Aaron Brown a aussi connu sa part de malheurs aux derniers mondiaux. Il croyait bien avoir gagné sa vague de qualifications au 200 m, avant qu’il ne soit disqualifié pour avoir touché à la ligne du virage.

Un malheur qui est vite devenu son carburant.

« Tu apprends à haïr perdre encore plus que tu aimes gagner. »

Radio-Canada Sports présente en webdiffusion la Diamond League de Shanghai. Cliquez ici pour le détail de notre calendrier de diffusions.

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