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Qui est le nouvel entraîneur du Revolution, Bruce Arena?

Bruce Arena s'adresse aux médias au cours de sa présentation comme entraîneur-chef et directeur sportif du Revolution de la Nouvelle-Angleterre.
Bruce Arena est désormais entraîneur-chef et directeur sportif du Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Photo: Associated Press / Steven Senne
Olivier Tremblay

David Beckham. Landon Donovan. Robbie Keane. Youri Djorkaeff. Steven Gerrard. Ashley Cole. Nigel de Jong. Giovani dos Santos. Les trophées qu'ils ont remportés ne tiendraient pas au-dessus d'une seule cheminée. Et ils ont pour point commun d'avoir tous croisé le même entraîneur au cours de leur passage en MLS : Bruce Arena, le nouveau pilote du prochain adversaire de l'Impact de Montréal.

Le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (3-8-2) va mal au point où l’organisation a jugé bon, ces derniers jours, de faire le grand ménage dans ses bureaux. Parti, l’entraîneur-chef Brad Friedel. Parti, le directeur général Michael Burns. La voie était libre pour le retour d’Arena dans la MLS. (Il ne sera toutefois pas à Montréal pour le match de samedi, au stade Saputo, puisqu'il sera retenu en Californie.)

L’entraîneur de 67 ans n’avait plus occupé tel poste dans le circuit Garber depuis qu’il avait pris la tête de l’équipe nationale américaine pour une deuxième fois, le 22 novembre 2016, une aventure qui s’était conclue dans l’humiliation puisque les États-Unis avaient raté une première phase finale de la Coupe du monde depuis 1986.

Mais la réputation d’Arena le précède. Le plus grand entraîneur de l’histoire de la MLS, et probablement du soccer américain en général, c’est sans contredit lui.

Il a gagné cinq championnats nationaux avec l’Université de la Virginie. Avec le D.C. United et le Galaxy de Los Angeles, il a remporté cinq Coupes MLS, trois championnats de saison, une Coupe des États-Unis, une Coupe des champions de la CONCACAF et trois titres d’entraîneur de l’année. Comme sélectionneur de l’équipe américaine, trois Gold Cups. Lui aussi a besoin d’un deuxième foyer dans son sous-sol.

Le défenseur de l’Impact Daniel Lovitz, nouvel international américain sous les ordres du successeur d’Arena, Gregg Berhalter, a grandi en espérant jouer pour le mythique entraîneur un jour. D’aussi loin que le numéro 3 montréalais se souvienne, Arena a toujours tourné autour du milieu du soccer américain. Son souhait ne s’est jamais concrétisé, mais il a affronté ses équipes.

« C’était intéressant de jouer contre lui et d’écouter les autres joueurs parler de lui, de ce qu’ils aimaient de son style, a souligné Lovitz. Il connaît très bien le soccer. Son style de gestion est très direct. Ça aide certains joueurs, certains clubs, à progresser. C’est un nouveau défi pour lui et pour la ligue. Bien des gens aimeraient qu’il connaisse du succès. Souhaitons qu’il y arrive. »

Ses premiers pas à... Montréal

Arena n’en est pas à un défi près. Jeune athlète, il maîtrisait si bien le soccer et la crosse qu’il a pratiqué les deux sports durant tout son parcours universitaire – ce qui l’a mené jusqu’au Québec.

C’est à Montréal, en 1975, qu’Arena a fait son entrée dans le sport professionnel pour les Québécois de la Ligue nationale de crosse. La saison suivante, il était un des gardiens du Tide de Tacoma, dans la Ligue américaine de soccer.

En 1977, Arena est devenu entraîneur adjoint de l’équipe de crosse de l’Université Cornell. L’année suivante, il a occupé le même poste à l’Université de la Virginie… en plus de celui d’entraîneur-chef de l’équipe de soccer. Il a conservé les deux emplois jusqu’en 1985, lorsqu’il s’est consacré entièrement au sport auquel on l’associera à jamais.

Lovitz, qui est né en 1991, n’exagère donc pas quand il souligne qu’Arena fait partie des meubles du soccer américain. L’entraîneur s’est construit une carrière dès ses années à l’université, où il s’efforçait de mettre en place des structures dignes du soccer professionnel.

« Bruce est très direct : il sait ce qu’il veut, que ce soit sur le terrain ou en dehors, soutient Lovitz. Il n’y a pas d’ambiguïté. Tout le monde, dans son club, sait comment il veut que les choses se déroulent. Ses méthodes, c’est à prendre ou à laisser. Il a les idées claires, et les gens réagissent en conséquence. »

Dès les premières heures de la MLS, Arena est entré dans les annales en menant son D.C. United à la victoire dans les deux premières finales de la Coupe MLS. Il a tout gagné à Washington avant de prendre la tête de la sélection américaine, qui atteindra deux fois le Mondial sous sa gouverne.

Arena a vite fait oublier un passage raté aux Red Bulls de New York, après la Coupe du monde de 2006, avec une faste récolte en huit saisons et des poussières au Galaxy avec les Beckham, Donovan et autres Keane.

La non-qualification de 2018 avec les États-Unis a fait dire à certains analystes américains que le moment était peut-être venu qu’Arena joue un rôle plus effacé, loin des terrains. Mais pour Lovitz, le retour du roi des entraîneurs de la MLS est de bon augure pour le Revolution.

« Je suis simplement content qu’il ait souhaité revenir et essayer d’améliorer les choses dans un endroit qui, selon moi, en a bien besoin, a indiqué Lovitz. Espérons qu’il soit le catalyseur de changements positifs. C’est une embauche avantageuse pour tout le monde. »

Blessé, Omar Browne quitte l'entraînement de l'Impact

Au moment où l'Impact s'apprête à compter de nouveau sur Ignacio Piatti, une autre option offensive pourrait ne plus être à sa disposition en vue du match de samedi contre le Revolution.

L’ailier Omar Browne, visiblement victime d’une élongation musculaire, a quitté prématurément l’entraînement de vendredi.

Il courait avec ses coéquipiers à l’échauffement lorsque le reste du groupe l’a distancé. Il a demandé à voir le soigneur et a retraité au vestiaire après quelques étirements qui faisaient penser à une douleur à l’aine.

Browne avait été titulaire dans les deux derniers matchs du Bleu-blanc-noir.

Le Panaméen de 25 ans s’est joint à l’Impact en prêt le 16 avril dernier. Il a depuis joué 259 minutes au cours desquelles il a inscrit un but et une aide.

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