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Coupe du monde en France : « Le moment est venu » - Christine Sinclair

Christine Sinclair

Christine Sinclair

Photo : Associated Press / Andy Jacobsohn

Jean-François Poirier

TORONTO – Le prochain but magique dont Christine Sinclair veut se souvenir, c'est son prochain, cet été. De préférence, celui qui permettra au Canada de gagner la Coupe du monde féminine de soccer en France.

« Nous pouvons battre n'importe qui, assure la capitaine canadienne. Il faut juste le faire durant le tournoi le plus important. »

Le discours de Sinclair est tranchant. À 35 ans, à son cinquième Mondial, elle croit profondément que ce groupe de joueuses possède ce qu'il faut pour tout gagner.

« Le moment est venu. Être au 5e rang mondial est tout un accomplissement. Nos résultats des deux dernières années prouvent notre valeur. Cette année, on a battu les Anglaises chez elles. Ça nous a procuré une bonne dose de confiance. Il faut maintenant être capable de battre l'Allemagne, la France et les États-Unis au bon moment. »

Samedi, au BMO Field, les Canadiennes disputeront leur dernier match préparatoire à domicile contre les Mexicaines, classées 26es à la FIFA. Ces dernières ne se sont toutefois pas qualifiées pour le grand rendez-vous en territoire français.

Le fameux record

Christine Sinclair aurait bien aimé éviter la question, mais sa chasse au record de 184 buts d'Abby Wambach est un sujet incontournable, surtout à l'approche de la Coupe du monde, où elle pourrait s'offrir ce tour de force. Il ne lui manque plus que quatre buts pour égaliser la marque de la célèbre joueuse américaine à la retraite.

« Il m'en faut cinq, a-t-elle insisté, dès sa première réponse, afin de démontrer qu'elle ne se contenterait pas d'une égalité. Aujourd'hui, ma priorité, c'est ma préparation pour la Coupe du monde afin d'aider mon équipe à atteindre son objectif. Si ça arrive, tant mieux. Sinon, je le ferai plus tard. Et si une coéquipière compte un but, ça me rendra heureuse aussi. »

Desiree Scott, qui accompagnait Sinclair lors de ce point de presse, n'a pas caché que les exploits de la prolifique attaquante ne passaient pas inaperçus dans l'entourage de l'équipe.

« On lui rappelle le compte. Mais on ne veut pas lui ajouter de pression. Christine est une coéquipière humble. Elle va le battre ce record. »

Christine Sinclair

Christine Sinclair

Photo : Alexandre Schneider/Getty Images Sports

Bouffée d'air français

Le Canada n'a jamais pu faire mieux qu'une 4e place au Mondial. C'était en 2003 aux États-Unis. Il y a quatre ans, au Canada, l'équipe hôtesse avait été éliminée en quarts de finale par l'Angleterre.

« Jouer la Coupe du monde à la maison est une expérience exceptionnelle, se rappelle Sinclair. Mais je vous avouerai que de participer à celle-ci en France est comme une bouffée d'air frais. Il y avait beaucoup d'attentes au Canada. Cette fois-ci, nous pourrons nous isoler, loin du public et des journalistes. »

L'équipe nationale féminine est par ailleurs dorénavant dirigée par Kenneth Heiner-Moller.

John Herdman, qui a mené les Canadiennes à la conquête de médailles de bronze aux Jeux olympiques de Londres et de Rio, avait un style beaucoup plus intense que celui préconisé par le nouvel entraîneur danois.

Herdman est aujourd'hui l'entraîneur-chef de l'équipe canadienne masculine.

« John [Herdman] était toujours dans ta face. Il savait soutirer le meilleur de ses joueuses grâce à son intensité, explique Sinclair. Kenneth est plus calme et détendu. Il peut même être hilarant durant les entraînements. Mais il nous force bien sûr à travailler lorsqu'il le faut. Il est un entraîneur près de ses joueuses. »

Le Canada a été jumelé aux Pays-Bas, au Cameroun et à la Nouvelle-Zélande à cette Coupe du monde qui prendra son envol le 7 juin.

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