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Ignacio Piatti serait disponible pour l’Impact ce week-end

Nacho Piatti (à gauche) et Samuel Piette (à droite) sourient au moment de prendre une photo d'équipe au stade Saputo.

Nacho Piatti (à gauche) pourrait retrouver ses coéquipiers samedi à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Maxime Rousseau

Olivier Tremblay

Naturellement, l'entraîneur-chef de l'Impact Rémi Garde est plus éloquent en français qu'en anglais. C'est pourtant dans la langue de Don Garber qu'il a été le plus limpide sur un possible retour d'Ignacio Piatti ce week-end : l'Argentin en est « le plus près possible ».

Piatti n’a pas joué depuis le 16 mars. Il s’était alors blessé au genou gauche. Sa plus récente blessure, au mollet, est survenue à son retour à l’entraînement.

Le joueur de 34 ans a subi un examen médical « très favorable », selon Garde, mardi après-midi. Et il a surpris un peu tout le monde, le lendemain, en participant à l’entraînement des siens. Piatti était encore sur la pelouse synthétique du Centre Nutrilait, jeudi, et il a semblé en pleine possession de ses moyens.

Un poste au sein de la formation partante de l’Impact (6-2-5), samedi au stade Saputo, contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (3-2-8), semble hors de portée. Mais il ne serait pas impossible de l’apercevoir sur le banc.

« Pour n’importe quel joueur, c’est difficile de revenir tout de suite, à son meilleur niveau, après deux mois d’absence, a rappelé Garde. Psychologiquement, il a souffert. Il y a eu des coups d’arrêt. Ce n’était pas linéaire comme reprise. C’était toujours difficile. Maintenant, je vais discuter avec lui pour voir. »

Je prendrai le meilleur de ce que je peux prendre de Nacho sans poser de questions.

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

Cette nouvelle tombe à point nommé pour le Bleu-blanc-noir. Des 21 matchs restants au calendrier, l’Impact n’en jouera que 7 à l’extérieur. Cinq de ses six prochaines rencontres auront lieu au stade Saputo.

Le retour de Piatti peut susciter l’intérêt des Montréalais au moment où le club voudra particulièrement leur attention. Et sur le plan du jeu, que dire de l’apport du joueur désigné argentin?

À domicile, l’Impact n’a marqué que deux buts en trois matchs. Rémi Garde aura besoin de toutes ses armes en attaque.

« Je pense qu’il faut qu’on ait plus confiance dans nos moyens offensifs, mais tout en gardant cet équilibre, a soutenu Garde. Je n’oublie pas que, l’année dernière, la deuxième très bonne partie de saison, c’était aussi en partie dû au fait qu’on avait corrigé le nombre de buts concédés par rapport à la première partie. »

« Je suis un entraîneur qui prône l’équilibre, a-t-il poursuivi. J’aimerais que mon équipe se crée plus de situations offensives. Les matchs à la maison vont nous aider à devenir plus menaçants sur ce plan. »

Interrogés avant la séance de jeudi, Samuel Piette et Maxi Urruti se sont faits les porte-parole des joueurs heureux de partager le terrain avec leur coéquipier à nouveau.

« On l’a vu à l’entraînement. C’est comme s’il n’avait jamais quitté le groupe, a souligné Piette. La qualité était là. Je pense qu’il était tellement content de retrouver le terrain qu’il s’est un peu laissé aller et qu’il était libre de jouer. Il a montré hier qu’il n’a pas perdu sa qualité technique. »

Urruti a pour sa part raconté avoir dit à ses collègues défenseurs d’y aller doucement avec Piatti, la veille, à l’entraînement. L’attaquant argentin s’est dit ravi que son compatriote s’approche d’un retour, car sa présence sur le terrain lui offre plus d’espace pour manœuvrer.

Le tiers offensif a un peu changé depuis la blessure de Piatti, dans la mesure où le Panaméen Omar Browne s’est joint au club un mois après le match fatidique à Orlando. Un trident Piatti-Urruti-Browne ne s’est pas concrétisé jusqu’ici, et Urruti verrait d’un bon œil leur association.

« Pour moi, ce serait très bien, car Nacho et Omar sont des joueurs bien différents, a expliqué Urruti. Nacho est plus vertical, et Omar est un joueur plus tactique, plus technique. Avec les autres aussi, Orji, Harry, Jackson, si nous restons tous ensemble, nous pouvons former une très belle équipe. »

Le gourou du soccer américain est de retour

Comme la semaine dernière, l’Impact s’apprête à affronter une équipe qui vient de changer d’entraîneur. Si le Bleu-blanc-noir s’est d’abord frotté à un ancien de la maison, Yoann Damet, à Cincinnati, il croisera maintenant le fer avec la nouvelle équipe d’un des plus importants entraîneurs de l’histoire du soccer américain.

Bruce Arena a repris du service, mardi dernier, lorsqu’il a accepté les postes d’entraîneur-chef et de directeur sportif du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, la pire équipe de l’Est.

Quintuple champion de la MLS avec le D.C. United et le Galaxy de Los Angeles, Arena a été l’entraîneur de certaines des plus grandes vedettes du circuit. Il était à la tête du Galaxy lors de la seule visite de David Beckham à Montréal en 2012. (L’expression d’Arena quand une journaliste a demandé à Beckham d’apposer sa signature sur une paire de sa marque de sous-vêtements en conférence de presse valait le déplacement à elle seule.)

Arena ne sera pas à Montréal ce week-end, car il doit d’abord régler certains détails de sa vie personnelle et professionnelle à Los Angeles, a rapporté The Athletic. L’entraîneur-chef par intérim, Mike Lapper, sera aux commandes. Mais l’aura d’Arena planera certainement sur sa nouvelle équipe, qui voudra en plus venger le revers que lui a infligé l’Impact à Foxborough, le 24 avril dernier.

« C’est un bon entraîneur qui est passé par différents clubs, a rappelé Maxi Urruti. Il a été dans la ligue pour cinq de mes saisons ici. C’est un entraîneur formidable. »

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