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L'Agence mondiale antidopage admet un manque de respect envers Beckie Scott, mais pas plus

Beckie Scott

Beckie Scott

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Une enquête indépendante a conclu que la Canadienne Beckie Scott n'a pas été intimidée par des membres du comité exécutif de l'Agence mondiale antidopage (AMA) lors de réunions en 2018, mais que l'un d'entre eux lui a manqué de respect.

« Notre rapport conclut que personne lors du comité exécutif du 20 septembre 2018 n'a intimidé ni harcelé Mme Beckie Scott à propos de son opposition à la réintégration de l'Agence russe antidopage (RUSADA), ou même qu'il a été fait directement référence (à son opposition) », a indiqué le cabinet d'avocats américain Covington dans son rapport publié mercredi par l'AMA.

L'enquête a établi qu'il y a bien eu un échange entre Beckie Scott d'un côté et deux membres du comité de l'autre, soit Francesco Ricci Bitti, président de l'Association des fédérations internationales olympiques des sports d'été, et Patrick Baumann, membre du Comité international olympique (CIO).

« Si la réponse de M. Ricci Bitti au rapport fait par Mme Scott peut être considérée comme agressive et manquant de respect, son comportement n'a jamais atteint le niveau d'une intimidation ou d'un harcèlement », explique le rapport de 58 pages, rendu public jeudi.

Des témoins des échanges lors de cette réunion ont dit avoir vu Beckie Scott sortir « les larmes aux yeux, fâchée, secouée ».

L'ancienne fondeuse a quitté le comité de révision de la conformité de l'AMA après la réintégration de la Russie, mais reste à la tête du comité des athlètes. Elle a refusé de participer à cette enquête et d'être entendue, tout comme Edwin Moses.

« Notre enquête n'a pas mis au jour de preuves permettant d'établir qu'il a été dit à Edwin Moses de se taire lors d'une réunion ou durant le conseil de fondation du lendemain en mai 2018 », poursuit le rapport.

Cette enquête avait été commandée par l'AMA à la suite des accusations de Beckie Scott, championne olympique et présidente du comité des athlètes de l'AMA, et de l'ancien spécialiste américain des haies Edwin Moses.

La Canadienne avait affirmé avoir subi des attaques de représentants du mouvement olympique visant à la « dénigrer, à la rabaisser et à l'intimider », lors du comité exécutif du 20 septembre 2018 aux Seychelles où avait été ordonnée la fin de la suspension de la RUSADA.

Scott et Moses ont notamment invoqué, pour expliquer leur refus de collaborer à l'enquête, l'existence d'un conflit d'intérêts entre l'AMA et le cabinet Covington.

Le rapport d'enquête comprend également des recommandations pour améliorer la gouvernance de l'AMA, en particulier l'adoption d'un code de conduite, en reconnaissant que « plusieurs personnes (entendues) s'étaient plaintes du ton médiocre des débats lors des récentes réunions du comité exécutif, et l'échec à maintenir l'ordre ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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