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La fin d'un groupe spécial chez les 67 d'Ottawa

Des milliers de spectateurs célèbrent un but pendant que les joueurs se félicitent

Une foule nombreuse célèbre un but des 67 en séries

Photo : Valerie Wutti / 67's d'Ottawa

Jonathan Jobin

Les joueurs des 67 d'Ottawa se sont réunis une dernière fois à l'aréna de la Place TD, mercredi, avant de dire au revoir à ce groupe spécial qui a dépassé toutes les attentes cette saison. Les membres de l'équipe avaient encore de la difficulté à affronter la réalité de leur défaite contre le Storm de Guelph, en finale de la Ligue junior de l'Ontario (OHL).

La saison a été fantastique. En finale, nous avons perdu notre concentration. Quand ça arrive, ne serait-ce que cinq minutes dans un match, une équipe talentueuse va marquer. [Guelph] a capitalisé sur ces manques de concentration, mentionne l'attaquant Tye Felhaber pour expliquer l'élimination des siens en six rencontres.

Le joueur de 20 ans a récolté 28 points, dont 17 buts, en seulement 18 rencontres éliminatoires, après avoir récolté 59 buts et 109 points en saison. Une année qu'il n'oubliera pas.

Ce groupe était le plus tissé serré que j'ai connu. Je vais rester en contact avec plusieurs gars. C'est ce que je vais chérir le plus.

Tye Felhaber, attaquant des 67 d'Ottawa
Tye Felhaber célèbre son but marqué en troisième période du match numéro 1 contre le Storm de Guelph.

Les 67 d'Ottawa ont été intraitables lors du match numéro 1 de la finale de la Ligue de hockey de l'Ontario face au Storm de Guelph.

Photo : 67 d'Ottawa / Greg Mason

Le gardien Michael DiPietro, acquis des Spitfires de Windsor en décembre, a trouvé difficile de regarder des estrades ses coéquipiers être éliminés, après avoir subi une blessure à la cheville droite, dans le deuxième match de la finale.

Ce n'est pas une situation idéale pour terminer sa carrière junior. De ne pas avoir le contrôle, c'était ça le plus dur. Ça ne s'est pas terminé comme on l'aurait voulu, mais je crois que tout le monde a apprécié la balade cette année. C'était vraiment spécial, souligne l'espoir des Canucks de Vancouver.

L'entraîneur-chef André Tourigny croit, après réflexion, que la brillante séquence de 14 matchs sans défaite de son équipe en séries a peut-être fini par nuire à ses joueurs.

Pour jouer ton meilleur hockey, tu joues aux deux jours. Nous, on ne jouait pas. On a joué environ deux matchs par semaine pendant six semaines. C'est comme si tu pratiquais pour un examen à l'université et qu'il était reporté la semaine suivante, illustre Tourigny.

Un entraîneur répond aux questions des journalistes

L'entraîneur des 67 d'Ottawa, André Tourigny, lors sa mêlée de presse de fin de saison

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Le pilote des 67, arrivé dans la capitale il y a deux ans, est fier du travail accompli par l'organisation. Il reconnaît toutefois que la défaite fera mal pendant longtemps.

Ça va pincer pendant un bout. Je ne suis pas un gars qui passe par dessus ça rapidement. Je dis tout le temps que la défaite est l'épice qui donne de la saveur à la victoire. Il faut que ça fasse mal pour te donner le goût de gagner encore plus.

On est arrivé à deux victoires de la finale de la Coupe Memorial. Je suis fier de ce qu'on a accompli, mais on a fini avec une défaite.

André Tourigny, entraîneur-chef des 67 d'Ottawa

Gérer la pression et l'avenir

Le gardien Cédrick Andrée a passé les derniers jours loin des médias sociaux. Il ne voulait pas constamment se faire rappeler qu'il a perdu quatre matchs de suite après avoir pris la place de Michael DiPietro, pour échapper la finale de la OHL.

J'ai essayé de ne pas aller sur mon cellulaire pour un certain temps. Ce n’est pas facile de te faire rappeler ton échec constamment. Je vais essayer de l'oublier pour encore quelques semaines, dit Andrée, qui compte oublier le hockey en jouant au volleyball avec des amis cet été.

Le gardien des 67 Cedrick Andree

Le gardien des 67 d'Ottawa, Cédrick Andrée, tente de bloquer un tir lors du sixième match de la finale de la Ligue junior de l'Ontario.

Photo : Valerie Wutti

Après avoir remporté 34 victoires en saison, il n'a pas été facile de remplacer au pied levé DiPietro lors du match deux. Quand tu as le temps de penser, c'est dur. C'est le championnat et les estrades sont remplies. Tu essaies de te dire que c'est un match comme les autres, mais ce n’est pas un match comme les autres, décrit le jeune homme, qui croit toutefois que l'expérience acquise le servira dans le futur.

C'est bon, parce que ça va me donner de l'expérience. L'année prochaine, ça va être mon année.

Cédrick Andrée, gardien

Les 67 peuvent se consoler en portant déjà leur regard vers l'avenir. La plupart des joueurs de l'équipe seront de retour, à l'exception des joueurs de 20 ans. Le club devrait donc encore une fois représenter une puissance dans la OHL. Les jeunes qui arrivent sont super. Certains n'ont pas beaucoup joué et ont réagi comme des pros. Plusieurs joueurs peuvent prendre un rôle de meneur [l'an prochain], selon Tye Felhaber.

Un oeil sur l'avenir, l'autre sur le passé. L'entraîneur espère que le monde du hockey se souviendra de l'édition 2018-2019 des 67 d'Ottawa.

Un vestiaire est vide avec de l'équipement de hockey qui traîne à droite et à gauche

Le vestiraire des 67 est bien vide après une saison spectaculaire

Photo : Valerie Wutti

Nous sommes passés à deux victoires de la Coupe Memorial. Je veux qu'on se souvienne de cette équipe à sa juste valeur, même si on n’a pas gagné de coupe. Je sais que nos partisans s'en souviendront parce que c'était un groupe incroyable, conclut Tourigny, émotif, qui est encore sous contrat pour deux saisons avec l'organisation.

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