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Absent, Ignacio Piatti fait encore parler de lui et de son mollet

Il saute par-dessus.
Ignacio Piatti échappe au tacle du défenseur Harold Cummings des Earthquakes de San José. Photo: The Associated Press / Tony Avelar
Jean-François Chabot

En dépit du ciel gris et de la froideur automnale qui prévalait en cette matinée de mai, l'ombre d'Ignacio Piatti planait encore, mardi, au-dessus du Centre Nutrilait, où l'Impact de Montréal reprenait le collier.

Les effluves de la défaite subie sur fond d’erreur d’arbitrage, samedi à Cincinnati, montaient encore au nez des joueurs. Mais c’est l’absence de leur grand meneur de jeu qui occupait l’essentiel du terrain.

En entrevue après l’entraînement, l’entraîneur Rémi Garde est revenu sur l’état de santé de Piatti qui, à l’écart du terrain, se préparait à subir de nouveaux examens.

Nacho aura une échographie musculaire cet après-midi (mardi) et j’attends les résultats. Je ne suis pas médecin. Je suis un peu comme vous. Les médecins font du mieux qu’ils peuvent. On est suspendus à une douleur musculaire un peu récalcitrante.

Rémi Garde

Invité à répondre à un commentaire voulant que l’Impact ne dévoile pas tout sur la blessure de Piatti pour maintenir l’espoir des partisans afin qu’ils continuent d’acheter des billets, Garde a refait l’historique de la blessure.

« On n’a rien à cacher. C’est très clair. Au début, c’est Orlando [le 16 mars, NDLR]. C’est la torsion du genou lorsque le joueur adverse marche sur la jambe de Nacho. Il y avait alors un petit problème sur la tête du péroné, un petit ligament entre le péroné et le tibia. »

« Quand cette douleur finit par passer, il revient à l’entraînement sur des terrains sans herbe, où l’on décide quand même d’aller s’entraîner. Dans l’une de ses premières séances avec le groupe, il a ressenti une douleur au niveau du mollet. Les douleurs musculaires au mollet sont toujours les plus difficiles à diagnostiquer, à traiter et celles qui sont les plus longues », a renchéri Garde.

Cela dit, Maximiliano Urruti et Victor Cabrera étaient également absents, tandis que Harry Novillo s'exerçait en solitaire.

Le Bleu-blanc-noir (6-2-5) disputera son prochain match contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (3-2-8), au stade Saputo, samedi.

Encore un peu d’amertume

Venus à la rencontre des journalistes, les défenseurs Rudy Camacho et Daniel Lovitz sont revenus sur l’erreur d’arbitrage à Cincinnati qui a coûté au moins un point de classement à l’équipe.

De passage à Montréal lundi, le commissaire de la MLS, Don Garber, a reconnu qu’une erreur avait été commise, mais n’a pas pour autant offert d’excuses.

Pour Camacho, cette réaction du commissaire s’avère un minimum.

« C’est la moindre des choses, mais ça ne change rien au résultat. C’est dommage parce qu’il y avait but. À partir du moment où ça doit être vérifié et approuvé, on va arrêter de parler de ça et on va se concentrer sur le prochain match », a lancé le Français.

Pour sa part, Lovitz, qui était au coeur de ce faux hors-jeu, n’a pas mâché ses mots pour faire connaître son mécontentement de façon bien sentie, même près de 72 heures après les événements.

Oui, j’ai vu la reprise vidéo. C’était serré. Ça arrive tout le temps. Mais les gens sont en droit d’être fâchés face au non-respect du protocole touchant l’arbitrage vidéo. C’était un gâchis total. Mais il serait trop facile pour nous de gaspiller nos énergies là-dessus.

Daniel Lovitz

Rémi Garde y était allé d’une virulente sortie contre la MLS après la défaite de samedi. Trois jours plus tard, il a cherché à apaiser l’ambiance. Mais aurait-il apprécié que le commissaire s’excuse?

« Je n’ai pas à imposer des choses au commissaire de la MLS, a-t-il dit. Chacun doit rester dans son statut. J’ai réagi à la fin du match parce que je ne voyais pas comment il pouvait y avoir hors-jeu, surtout pas sur Maxi, parce que la passe était en retrait. »

En direct, les arbitres peuvent faire des erreurs. Mais sauf erreur de ma part, l’assistance vidéo est là justement pour qu’il n’y ait plus ce genre de problème. Si le gars qui est devant son écran pense qu’il y a encore un hors-jeu là, c’est qu’il y a un problème.

Rémi Garde

Premier vrai séjour à domicile

Le onze montréalais disputera cinq de ses six prochains matchs au stade Saputo. Il s’est plutôt bien tiré d’affaire avec un calendrier défavorable, tout en étant privé de Piatti dans 10 de ses 13 premières rencontres.

Pour que les efforts déployés en vaillent la chandelle, les joueurs sont d’accord qu’il faut à présent tirer le maximum des matchs à la maison. Camacho, qui a retrouvé sa place dans le onze partant au cours des deux derniers matchs, a été très clair.

Les points qu’on a pris à l’extérieur sont acquis. Maintenant, les matchs à domicile ne sont pas encore gagnés. Il faut les jouer. C’est vraiment important de prendre les trois points [samedi contre la Nouvelle-Anglerre, NDLR] pour bonifier les points que l’on a pris à l’extérieur.

Rudy Camacho

Pour y parvenir, Garde souhaite voir les siens faire preuve de plus de constance en amorçant les prochaines rencontres du bon pied pour ne pas jouer du soccer de rattrapage.

« Dans l’absolu, on voudrait tous les gagner. C’est sûr que de démarrer avec une victoire serait important. Mais dans cette ligue, toutes les équipes sont assez proches les unes des autres. Il faut que l’on gagne en constance », a insisté Garde.

Pas d'accès au gazon naturel

La préparation reste l’élément clé. Et l’équipe doit composer avec la contrainte du gazon synthétique, seule surface disponible à son centre d’entraînement.

On s’adapte. On préférerait être sur l’herbe. C’est mieux de toujours s’entraîner sur la même surface et quand cette surface est de l’herbe naturelle. Pour les articulations, c’est beaucoup mieux. Mais ce synthétique [au Centre Nutrilait, NDLR] est mieux que ce que nous avions retrouvé la semaine dernière, alors que l’herbe n’était pas vraiment de l’herbe.

Rémi Garde

Il faudra encore plusieurs semaines aux préposés au terrain pour tout remettre en état.

Calendrier inégal

Qu’on le veuille ou non, le fait que l’Impact ait été contraint de disputer plusieurs matchs à l’extérieur de Montréal depuis le début de la saison demeure une distraction pour les joueurs comme pour l’organisation.

Là encore, Garde marche sur des œufs.

« Je ne veux pas développer là-dessus, mais je ne sais pas si c’est une bonne chose que nous ayons déjà joué 13 matchs et que l’on est dans une région où l’on ne peut pas jouer au moment où l’on nous fait jouer le plus de matchs. Est-ce que c’est cohérent? Ce n’est pas à moi de le dire. Je ne suis pas là depuis assez longtemps. Il y a peut-être des paramètres qui me manquent. C’est comme ça. On va s’adapter. Je ne veux pas passer pour celui qui se plaint toutes les semaines », a conclu l’entraîneur.

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