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Wandrille Lefèvre et l'AS Blainville visent la surprise en Championnat canadien

Wandrille Lefèvre est redevenu milieu de terrain au sein de l'AS Blainville.

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Olivier Tremblay

Il s'est éloigné du soccer professionnel, mais Wandrille Lefèvre y touchera encore du bout du pied, mercredi, lorsque l'AS Blainville et lui affronteront le York9 FC, de la nouvelle Première Ligue canadienne (CanPL), au premier tour du Championnat canadien. Mais l'ancien défenseur de l'Impact, redevenu milieu de terrain, assure qu'il ne retrouvera pas le goût de faire du jeu son métier. À Blainville, Lefèvre a renoué avec les vertus traditionnelles du sport.

Au cours de son passage à l’Impact, Lefèvre a perdu de vue certaines de ces vertus « difficiles à retrouver dans le monde professionnel », dit-il. Les enjeux financiers pèsent lourd. Certes, le joueur désormais âgé de 29 ans y a trouvé son compte. Il ne renie en rien ce chapitre de sa vie. Ce n’est simplement plus pour lui.

Après la MLS, il a découvert en Première Ligue de soccer du Québec (PLSQ), un circuit semi-professionnel, une nouvelle façon de vivre son sport à l’âge adulte.

« Nous, on est Blainville. Je pense que dans le stade, mercredi, il n’y aura pas seulement des gens de Blainville, prédit Lefèvre en entrevue. On essaie d’attirer une communauté de gens qui vont emmener leur enfant, qui joue dans le monde amateur, et qui se diront que ça peut mener à de beaux événements comme ça. Pas besoin de se dire qu’en n’étant pas professionnel, ça n’arrivera jamais. Ce n’est pas vrai! On n’est pas professionnel, et ça nous arrive. »

C’est une manière de connecter avec un public qui peut s’identifier à nous assez facilement.

Wandrille Lefèvre

La dernière fois qu’il s’était entretenu avec Radio-Canada Sports, en février, Lefèvre n’avait pas encore ajouté la PLSQ à son horaire chargé de conseiller en financement d’entreprises, un poste qui l’occupe « sept jours sur sept ou presque ». Viennent ensuite les entraînements et les matchs avec l’AS Blainville, dont la saison s’est amorcée le 5 avril dernier.

Lefèvre est un peu éparpillé. Mais il s’investit à fond dans tout, et il trouve son équilibre dans ce déséquilibre.

« L’idée d’aller avec Blainville, c’était d’embrasser le projet dans son ensemble et non pas de venir jouer le samedi pour avoir du plaisir, souligne-t-il. Je rentre dans un projet de club au sens large et j’essaie d’amener ma touche, avec mon vécu, tout en m’imprégnant de son histoire. »

L’AS Blainville « mieux préparé »

L’histoire de Blainville en Championnat canadien, justement, ne commence pas avec la première saison de Lefèvre sous le maillot. Le club de la Rive-Nord a remporté en 2018, contre les Blue Devils d’Oakville, la première série entre deux équipes semi-professionnelles dans cette compétition.

Les champions de la PLSQ se sont ensuite avoués vaincus contre le Fury d’Ottawa, de la United Soccer League. Mais la nature du Championnat canadien avait changé pour de bon : des clubs sous le niveau professionnel y participent désormais, comme c’est le cas dans les coupes nationales dans le reste du monde, où David a la chance d’affronter Goliath.

Le président du club, Sylvain Pereira, est convaincu que son équipe fera belle figure contre les professionnels de la CanPL, d’autant plus que la ville de Blainville récupère les matchs du Championnat canadien après un exil forcé à Laval.

« Les péripéties qu’on a vécues l’année passée, ça crée une effervescence, soutient Pereira. Les gens ont aimé ce qu’ils ont vu. Nos joueurs ont donné un très beau spectacle, l’année passée. Quand on a gagné le championnat de la PLSQ, les gens étaient heureux qu’on retrouve le Championnat canadien. Les gens attendent ça avec impatience. Les ventes de billets vont bien. Nous avons un objectif de 1500 billets. On rêve d’en vendre 2000. Ça va bien. Les gens sont excités, et le fait de le faire à Blainville permet à nos 2000 membres d’en profiter à la maison. »

Contrairement à l’année passée, on sait à quoi s’attendre pour le Championnat canadien.

Sylvain Pereira, président de l'AS Blainville

Il reste cependant une inconnue : comment le niveau de la PLSQ se comparera-t-il à celui de la CanPL? Leurs adversaires au premier tour, York, n’ont joué que deux rencontres dans toute leur histoire.

Lefèvre et son entraîneur Emmanuel Macagno ont assisté au premier match de York, à Hamilton, qui était par ailleurs le coup d’envoi de la saison inaugurale de la CanPL. Il a été agréablement surpris de l’événement organisé autour de ce match historique, et du jeu lui-même.

« Il y a une volonté de jouer, de relancer depuis l’arrière, explique Lefèvre. J’ai l’impression que c’est une ligue qui se dit qu’elle ne veut pas juste être là pour présenter un contenu, peu importe lequel. Elle est là pour présenter un contenu avec une idée de projet. Et cette idée, c’est de bâtir du jeu. Et je pense que ça peut déteindre sur tout le monde autour.

« Il y avait 8000, 9000 personnes là-bas, des gens qui voient des professionnels qui, même s’ils ne sont pas dans la ligue de plus haut niveau en Amérique du Nord, ont cette volonté de jouer au ballon. Ça inspire. »

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