•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Premier rendez-vous raté à Cincinnati pour l'Impact, Rémi Garde écorche la MLS

Allan Cruz (au centre) a ouvert la marque à la septième minute.

Photo : Associated Press / Albert Cesare

Olivier Tremblay

À son deuxième match en moins de 72 heures, l'Impact de Montréal a subi un revers de 2-1 contre le FC Cincinnati, samedi, en Ohio. Et l'entraîneur-chef Rémi Garde a été cinglant envers la ligue pour cet autre caprice du calendrier après la rencontre.

Ses hommes ont joué 10 de leurs 13 premiers matchs sur la route. L'Impact était au New Jersey pas plus tard que mercredi soir pour y affronter les Red Bulls, défaits 2-1. Le premier match du week-end mettait encore en vedette l'équipe de Garde, visiblement fatiguée en première mi-temps.

Le pilote français a qualifié ses joueurs de « héros » qui méritent un meilleur traitement du circuit Garber.

« Je l’avais vu, ce match, depuis le début, s'est souvenu Garde. J’avais dit que ce n’était pas normal. Maintenant, je pense qu’il faut une équité dans cette ligue, et il faut que l’Impact soit mieux respecté. Je le dis tranquillement, mais ce n’est pas normal. La fatigue des joueurs, vous voyez bien. J’ai plus de blessés que de joueurs valides. Il y a bien un problème quelque part. »

Nous faire rejouer aujourd’hui, à 13 h, en pleine chaleur, à l’étranger, sur un terrain qui n’était pas digne de ce nom, c’est ne pas nous respecter.

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

Il va de soi que les principaux intéressés ont appuyé les dires de leur entraîneur.

« Je ne sais pas comment on construit un calendrier, mais c’est un peu fou de jouer à 13 h, quelque 60 heures après un autre match, a souligné le gardien Evan Bush. Nous en avons assez fait pour prendre au moins un point de ce match, mais nous avons tout de même été faibles au plan mental quand nous avons accordé des buts. »

Pour Garde aussi, un point aurait été une juste récompense. La pression mise sur Cincinnati en fin de match lui a particulièrement plu. Mais il se demande tout de même si cette fin de match n'aurait pas pu se dérouler 24 heures plus tard.

« Pourquoi n’avons-nous pas joué dimanche? Pour l’équité du championnat, qu’est-ce que ça change? C’est la question que je pose. On parle aussi d’intégrité des joueurs, mais il faut les respecter, a soutenu l'entraîneur de l'Impact. Il y a un moment où on ne peut pas tirer sur la corde sans arrêt pour les joueurs. »

Victoire d'un ancien de la maison

Mine de rien, il y avait aussi dans ce match, qui s'avérait le baptême du feu du nouvel entraîneur-chef par intérim du FC Cincinnati, le Français Yoann Damet, passé par l'Académie de l'Impact.

Damet, qui a entraîné les jeunes joueurs montréalais pendant trois ans, a pris cette semaine la relève d’Alan Koch, congédié après sept matchs sans défaite et une remarque malavisée contre ses joueurs.

Ces derniers ont semblé transformés contre l’Impact (6-5-2). Allan Cruz a ouvert la marque dès la septième minute, puis Fatai Alashe a doublé l’avance des locaux (3-7-2) peu après l’heure de jeu.

Orji Okwonkwo a inscrit le seul but du Bleu-blanc-noir à la 75e minute.

L’Impact, dont c’était la toute première visite à Cincinnati, a été la malheureuse victime du premier but des locaux en 528 minutes.

Darren Mattocks, surtout connu à Montréal parce que l’Impact lui a préféré Andrew Wenger au repêchage de 2012, a débordé trois adversaires sur le côté gauche de la surface de réparation avant de centrer vers Cruz. Le tir du Costaricain, plus ou moins franc, a flotté jusque sur la transversale puis au-delà de la ligne de but, derrière Bush.

Des « problèmes » récurrents en Ohio

Le onze montréalais a bien cru égaliser la marque à la 40e minute. Une passe magistrale de Micheal Azira a trouvé Daniel Lovitz derrière la défense, et le défenseur américain a centré pour Maxi Urruti.

L’Argentin a redirigé le ballon au fond des filets, mais le juge de ligne a établi que Lovitz était hors-jeu à la réception de la passe, ce qu’a semblé confirmer la reprise. Peut-être les officiels à la vidéo ont-ils jugé que l’erreur n’était pas « claire et évidente », car l’arbitre en chef a choisi de ne pas aller consulter le moniteur.

« Ils n’ont pas vu de hors-jeu. Et l’autre explication que j’ai eue, je la garde pour moi parce que, honnêtement, je suis très énervé. Je préfère ne pas parler de ça. »

En plus, ils ont consulté la vidéo et ont considéré qu’il n’y avait pas hors-jeu, probablement, parce qu’ils n’ont pas validé le but.

Rémi Garde

Les journalistes présents au match n'ont pas manqué de souligner à Garde que le responsable de la vidéo pour cette rencontre, Sorin Stoica, est originaire de l'Ohio. L'entraîneur venait d'avancer que de petits problèmes tombent toujours sur son équipe dans cet État américain, à Columbus ou maintenant à Cincinnati.

Bush, qui vient de l'Ohio, côtoyait Stoica lorsqu'il était à l'école secondaire. Il a tenu à dire de lui qu'il s'agissait d'un homme intègre.

« Quelqu’un a raté quelque chose, c’est tout », a laissé tomber le gardien du Bleu-blanc-noir.

Deux passes rapides vers l’avant ont mené au second but du FC Cincinnati. Roland Lamah s’est ainsi retrouvé fin seul sur le côté droit, et il a centré en retrait pour Fatai Alashe, qui était entré en jeu quelques secondes plus tôt. Le vif tir à ras de terre d’Alashe n’a laissé aucune chance à Bush, qui a plongé en vain à sa droite.

L’entraîneur montréalais a aussitôt lancé Okwonkwo dans la mêlée, et c’est lui qui a réduit la marque avec un quart d’heure à jouer. Urruti a levé un superbe ballon par-dessus la défense des locaux, et Okwonkwo a plongé pour rediriger l’objet de la tête derrière le gardien Spencer Richey, qui a trop tardé à s’avancer.

L’Impact n’a cependant pas pu profiter de la poignée d’occasions créées après ce but.

Les Montréalais peuvent au moins se consoler en se disant que la portion la plus difficile de leur calendrier est terminée. Ils seront à domicile pour cinq des six rencontres à venir à partir de samedi prochain, au stade Saputo, contre le pauvre Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui vient lui aussi de congédier son entraîneur-chef.

Soccer

Sports