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Daniel Brière comblé par sa deuxième carrière dans le hockey professionnel

Daniel Brière

Daniel Brière

Photo : Getty Images / Elsa

Félix St-Aubin

Daniel Brière vit le parfait bonheur dans les rangs mineurs. Le vice-président des opérations des Mariners du Maine a vécu son baptême à un poste de dirigeant cette saison dans l'ECHL. Sa passion pour le hockey est bel et bien toujours aussi vive.

Le hockey occupe encore quasiment tout l'emploi du temps de Brière. À l'issue d'une longue et fructueuse carrière de 17 campagnes dans le circuit Bettman qui s'est conclue en 2015, l'homme désormais âgé de 41 ans est passé du vestiaire aux bureaux administratifs.

Peu de temps après avoir annoncé qu'il accrochait ses patins, il a été contacté par le président des Flyers de Philadelphie, Paul Holmgren, qui voulait lui expliquer le fonctionnement des différents départements d'un état-major de la Ligue nationale (LNH).

De fil en aiguille, Brière a non seulement pu observer son ancien patron dans son quotidien, mais également ses nombreux acolytes.

Moins de deux ans après le début de sa formation en vue d'une deuxième carrière dans le monde du hockey, en 2017, les Flyers lui ont confié le poste de vice-président des opérations des Mariners du Maine, une équipe qui a vu le jour cet automne.

Jusqu'à présent, j'ai adoré l'expérience, beaucoup plus que je le pensais. Au début, je n'étais pas certain à quel point je m'impliquerais du côté hockey avec les Mariners, mais une fois que j'ai engagé l'entraîneur, qu'on a commencé à discuter des joueurs et de la façon dont on allait bâtir notre équipe, j'ai comme eu la piqûre un peu. J'ai embarqué à 100 %.

Daniel Brière, vice-président des opérations hockey des Mariners du Maine
Daniel Brière

Daniel Brière

Photo : La Presse canadienne / Alex Brandon

Le tout nouveau défi était donc double pour l'ex-porte-couleurs du Canadien de Montréal : gérer les activités d'une organisation naissante et s'établir dans le marché de Portland.

« Je réalise que j'aime beaucoup les challenges. Souvent, les gens qui font ce travail du côté administratif sont allés à l'école durant des années, note Brière. Le fait d'avoir à me pousser pour apprendre et acquérir certaines informations que je ne connaissais pas auparavant comme joueur de hockey, j'adore ça! »

Le scénario s'apparente drôlement à celui de ses débuts comme joueur professionnel au tournant des années 2000, où il devait faire la démonstration qu'il avait sa place dans la LNH. Sa résilience lui a jadis permis de gravir les nombreux échelons qui le séparaient d'un trio offensif dans le circuit Bettman.

« Je me servais des commentaires des experts qui disaient que j'étais trop petit comme une motivation pour prouver aux gens [qu'ils avaient tort], se remémore-t-il. C'est un peu la même chose, c'est sûr qu'il n'y a pas de commentaires aussi négatifs, mais je sais très bien que je n'ai pas beaucoup d'expérience comparativement à la majorité des gens dans ce domaine. »

J'en ai beaucoup à apprendre, mais c'est ça qui est très stimulant dans ce challenge, de sentir que je dois me prouver tous les jours.

Daniel Brière, vice-président des opérations hockey des Mariners du Maine

« J'ai beaucoup de choses à prouver, poursuit Brière, mais j'ai aussi de bonnes personnes autour de moi qui m'aident beaucoup. Je ne me sens pas seul du tout, je suis très, très bien épaulé à Portland, mais aussi à Philadelphie, par des gens qui font [ce travail] depuis des années. »

Cet environnement offre au Québécois l'occasion de toucher à presque toutes les sphères que l'on retrouve dans l'administration d'une équipe sportive, notamment les commandites, le divertissement, les finances, la gestion d'un groupe, l'implication dans la communauté, le marketing et la publicité.

Le budget des organisations de l'ECHL étant plutôt limité, le principal intéressé doit certainement faire preuve d'inventivité pour maximiser son produit.

Daniel Brière

Daniel Brière

Photo : Getty Images / Len Redkoles

Un rôle propre à chacun

Il arrive encore à Brière de chausser ses patins pour donner un coup de pouce à l'instructeur Riley Armstrong, mais seulement à titre de « pousseux de puck », dit-il.

« J'ai embarqué sur la patinoire à quelques reprises, mais ce n'était pas pour contrôler l'entraînement [...] Je pense que c'est important de laisser l'entraîneur contrôler son domaine, je ne voulais pas prendre en charge son département. Je respecte beaucoup ça. »

Cette approche prônée par Brière découle de sa forte expérience de hockeyeur, synonyme pour lui d'« école de vie ».

« Tu apprends à travailler en équipe du moment où tu mets le patin sur la glace [...] C'est probablement l'une des choses les plus importantes, ne pas essayer de tout contrôler, mais se fier aux bonnes personnes autour de soi qui peuvent aider, et les laisser faire leur travail. »

« Dans le monde du hockey, on a tous un rôle distinct, il y a des gardiens, des défenseurs et des attaquants, ajoute Brière. À l'intérieur de ça, il y a d'autres rôles qui sont différents. C'est un peu ce que j'ai essayé de reproduire dans mon rôle administratif. »

Vigneault, l'homme de la situation

Le fleurdelisé s'invite derrière le banc des Flyers. Alain Vigneault et Michel Therrien ont respectivement été embauchés comme entraîneur-chef et comme adjoint dans les quatre dernières semaines.

Brière estime que l'organisation établie en Pennsylvanie a frappé un grand coup en procédant à un remaniement du groupe d'entraîneurs, qui comprend également l'ajout de Mike Yeo.

« Je suis excité qu'on amène un entraîneur-chef d'expérience pour franchir la prochaine étape, les Flyers sont rendus là [...] Je pense qu'Alain Vigneault est bon pour ça, qu'il va aider l'équipe à passer du stade de la reconstruction à celui de faire peur et des ravages en séries. »

Celui qui a revêtu l'uniforme des Flyers pendant six saisons de 2007 à 2013 considère que les nominations de Therrien et Yeo dans leurs nouvelles fonctions témoignent d'une volonté de l'état-major de retrouver ses lettres de noblesse.

Le côté où j'ai été un peu surpris, c'est dû au fait que Michel a toujours été un entraîneur-chef. J'ai hâte de voir comment il va s'adapter comme adjoint, ce sera complètement différent pour lui. Il n'y a pas de doute que ses connaissances en hockey vont juste aider le groupe d'entraîneurs et les joueurs.

Daniel Brière, vice-président des opérations hockey des Mariners du Maine
Michel Therrien derrière Daniel Brière au banc du Canadien

Michel Therrien derrière Daniel Brière

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

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