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L'Association internationale de boxe amateur renonce à une action en justice contre le CIO

Des paires de gants de boxe bleus et rouges sont accrochés sur une tringle de métal.  Un casque de boxe rouge y est aussi accroché.
Gants de boxe et casques protecteurs Photo: Associated Press / Sakchai Lalit
Radio-Canada

Le président par intérim de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA), le Marocain Mohamed Moustahsane, a calmé le jeu mercredi et démenti que son association intenterait une action en justice contre le CIO si elle était écartée de l'organisation des Jeux olympiques de Tokyo.

Dans un entretien à l'AFP à Gold Coast, en Australie, où sont réunis les dirigeants du sport mondial pour la convention SportAccord, Moustahsane a également annoncé qu'il serait reçu le 20 mai par la commission d'enquête du CIO, à deux jours d'une décision de l'instance sur la présence ou non de l'AIBA aux Jeux de 2020.

« Il n'y aura pas de recours à la justice, car nous sommes une organisation sportive. Donc, on reste au niveau sportif », a-t-il expliqué.

Dans un communiqué mardi, l'AIBA, accusant le CIO d'avoir « violé » la charte olympique, avait pourtant indiqué envisager « toutes les options », y compris une action en justice.

« En tant que président de l'AIBA, je reste confiant dans le fait qu'il y aura un moyen de régler les problèmes et que l'AIBA restera une fédération qui participera aux Jeux olympiques », a ajouté M. Moustahsane, également président de la Confédération africaine de boxe.

Important face à face

Moustahsane a également confié que la commission d'enquête du CIO avait convoqué les responsables de l'AIBA à répondre, le 20 mai à Lausanne, à des questions de la commission d'enquête à seulement deux jours de la décision qui doit être rendue par la commission exécutive du CIO.

« Je serai présent, accompagné des personnes clés qui pourraient répondre aux questions, pour défendre la position de l'AIBA et dire qu'on est prêts à organiser aussi bien le tournoi olympique que les tournois qualificatifs », a-t-il ajouté.

Si elle était écartée des Jeux de Tokyo, l'AIBA perdrait la cruciale aide financière versée par le CIO une fois tous les quatre ans aux fédérations participant aux Jeux olympiques estimée à environ 20,2 millions de dollars canadiens pour la boxe.

Participer aux Jeux olympiques « n'est pas une question de survie, mais ça reste une partie importante de notre activité sportive », a encore assuré le dirigeant marocain.

Face aux inquiétudes concernant la gouvernance, les finances et l'arbitrage et après l'arrivée à sa tête du controversé homme d'affaires ouzbek Gafur Rakhimov, qui a depuis démissionné, le CIO avait annoncé en décembre dernier le gel de l'organisation du tournoi olympique de boxe et l'ouverture d'une enquête sur cette fédération en crise depuis des années.

L'incertitude planant sur le sort de l'AIBA provoque également une incertitude sur la tenue des tournois qualificatifs pour les Jeux de 2020.

« On peut organiser les qualifications jusqu'à six mois avant les Jeux. Avec les 18 mois d'ici Tokyo 2020, on a encore du temps, mais pas beaucoup. On essaie au maximum de rassurer les athlètes qui attendent une confirmation du CIO », a-t-il conclu.

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